<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234</id><updated>2012-01-29T07:53:15.429-08:00</updated><title type='text'>Kunique Lingus</title><subtitle type='html'>Blog visant à propager le virus social anti cynique</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>342</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-5393114579402858793</id><published>2012-01-29T02:15:00.000-08:00</published><updated>2012-01-29T07:53:15.440-08:00</updated><title type='text'>Les objets du bonheur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La pseudo libération par la technologie donne sa véritable nature dans l’individualisation qu’elle crée. Cette individualisation octroyée, concédée, étant à mille lieues de l’émancipation individuelle véritable qui, elle, demande un effort, des exercices, comme dirait Sloterdijk.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les objets technologiques de grande consommation nouvellement jetés sur le marché, sont des objets individuels séparant les individus. Ils rentrent en cela dans la catégorie des extériorisations idéologiques destinées depuis deux siècles à briser toutes les communautés authentiques, à commencer par la famille. Nous avons ici la confirmation des intuitions de Marx concernant l’aspect autodestructeur de la bourgeoisie capitaliste. La famille, par exemple, valeur on ne peut plus droitière, anéantie par le capital lui-même dont la droite (et la gauche maintenant) ne cesse de promouvoir l’essence morale et conservatrice. Le téléphone portable, les ordinateurs domestiques, la télévision dans chaque chambre, etc., tout cela constitue, à l’inverse de l’image qu’ils véhiculent, des ruptures de liens. La segmentation du marché se prolonge en segmentations sociales pour le plus grand bonheur du monstre sans tête qu’est devenu notre corps social. Le pouvoir divise toujours pour mieux régner. Atteindre les individus séparément, c’est le rêve de tout prédateur. Eloigner les plus faibles de leur communauté, le sommet de la jouissance anticipatrice du meurtre. Mais en arriver à présenter cet éloignement et cette séparation comme une conquête de liberté, là est le véritable génie de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout objet de haute technologie proposé aujourd’hui à la grande consommation est aussi un outil supplémentaire pour la tyrannie. Car tout objet de cette sorte est d’abord inventé comme poison, avant de servir aussi comme faux remède. Le complexe militaro-industriel l’aura mis au point à son propre usage d’abord, avant de vous le céder comme jouet. Si bien que vous aurez toujours un métro de retard sur ses applications réelles. Je parle ici de la grande masse dont je fais partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un téléphone portable, avant d’être un outil de communication entre les gens, est un élément du corps social qui vous revient individuellement comme instrument de contrôle désirable. La nouveauté de l’époque est tout entière dans ce désirable-là. Et de ce désirable-là, Edward Bernays est le grand promoteur. Neveu de Freud, il inventa dans les années vingt du siècle dernier aux Etats-Unis tout le matériel rhétorique nécessaire à la manipulation marchande et politique des esprits. Propagande lui paraissant trop explicite, il inventa le mot « relation publique » pour&amp;nbsp; désigner cette nouvelle science du contrôle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-5393114579402858793?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/5393114579402858793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=5393114579402858793' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5393114579402858793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5393114579402858793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/les-objets-du-bonheur.html' title='Les objets du bonheur'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7744865461883659152</id><published>2012-01-28T09:49:00.000-08:00</published><updated>2012-01-28T11:38:02.415-08:00</updated><title type='text'>Raison garder</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici une interview d’Aaron Russo par Alex Jones, deux constitutionalistes conservateurs affiliés au parti libertarien de Ron Paul, préconisant un retour à la vraie république américaine fondée sur la liberté individuelle totale et refusant l’Etat Fédéral et son ingérence dans les affaires privées. Ils réclament la disparition de l’impôt sur le revenu et le rétablissement intégral de la Constitution d’origine avec toutes ses garanties. Ils observent l’Amérique actuelle, et le monde, à partir d’un Age d’or supposé, celui des pères fondateurs des Etats-Unis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont donc très éloignés du territoire kunique que je tente de promouvoir ici. Et pourtant, et cela m’intéresse au plus haut point, nous nous rejoignons sur un certains nombres d’éléments clés, comme la disparition de la liberté et de l’individu, l’émergence d’une réalité mondiale tyrannique, la manipulation totalitaire des esprits, la dérive klepto-financière de nos sociétés, leur socialisme inversé, etc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne cautionne pas leurs objectifs, mais je reconnais que, sur bien des points, leur obstination individualiste les place en bien meilleure posture que d’autres pour débusquer les vrais impérialismes. Comme Alain Soral en France (j’entends déjà les cris d’orfraie), leur nationalisme échevelé leur permet aussi (paradoxalement ?), mieux que l’internationalisme orthodoxe, d’appuyer là où ça fait mal, c’est-à-dire sur les lobbies de tous ordres et les communautarismes invisibles. Alors que les autres sont emprisonnés dans des cadres mentaux dépassés et des clivages caducs, eux font preuve d’une belle combativité et d’une ouverture d’esprit peu commune, n’hésitant pas à s’engager sur des voies inattendues au croisement d’idéologies données comme incompatibles. N’en déplaise aux bien-pensants de tout bord, je trouve plus de liberté et de courage chez ces personnes-là, à la réputation pourtant plus que sulfureuse, que chez les camarades de mon bord d’origine. Ce qui ne signifie pas que je les rejoigne jamais dans le leur. Mon positionnement singulier me rendant encore plus marginal qu’eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais surtout, ce qui me les rend éminemment sympathiques au-delà de nos divergences, ces personnes-là en particulier, pas leur parti politique, c’est qu’ils essayent de lutter contre ce que je perçois comme le plus grand danger actuel: la guerre civile ethno-confessionnelle qu’on est en train de nous vendre en même temps que la guerre mondiale de civilisation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, déposons les armes et regardons! On peut ne pas être totalement d'accord avec quelqu'un mais respecter son combat.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xo3cl4_aaron-russo-interview-6-mois-avant-sa-mort-1-2_news" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xo3cl4_aaron-russo-interview-6-mois-avant-sa-mort-1-2_news" target="_blank"&gt;Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 1/2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Super_Resistence" target="_blank"&gt;Super_Resistence&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xo3dth_aaron-russo-interview-6-mois-avant-sa-mort-2-2_news" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xo3dth_aaron-russo-interview-6-mois-avant-sa-mort-2-2_news" target="_blank"&gt;Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 2/2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Super_Resistence" target="_blank"&gt;Super_Resistence&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7744865461883659152?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7744865461883659152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7744865461883659152' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7744865461883659152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7744865461883659152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/raison-garder.html' title='Raison garder'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-6424996153841308767</id><published>2012-01-28T02:47:00.000-08:00</published><updated>2012-01-28T08:36:56.545-08:00</updated><title type='text'>De la liberté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après cette dernière série de messages liés à l’actualité, il faut repréciser certaines choses concernant le kunisme. On pourrait croire sinon que j’abandonne Diogène au profit de Mermet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le kunisme, je propose une certaine lecture de l’évolution humaine et un projet d’émancipation. L’humanité, piégée par elle-même dans ses prothèses, disparaîtra bientôt (vidée de sa substance plutôt qu’anéantie physiquement), ou créera son individu qui n’est pas encore né. Voilà ma thèse rapidement énoncée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’extension prothétique de l’homme, ce que j’appelle son corps social : l’ensemble des machines collectives, symboliques ou physiques, interconnectées en une hypermachine autosuffisante, tend désormais à l’hypertrophie et déstabilise le soma primordial constitué synthétiquement d’un corps individuel, d’un corps social et d’un corps cosmique. Trois corps séparés mais ne faisant qu’un. Trinité morphologique, alpha et oméga de la condition humaine. Notre singularité d’espèce reposant sur un appareillage prothétique dont nous ne cessons de complexifier les procédures, au point de le voir s’affranchir par invasion de la totalité psychosomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne comprendrons jamais rien à notre histoire tant que nous n’obtiendrons pas une vision claire et précise de sa structure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Procédant comme un cancer au sein d’un métabolisme complexe hybride, ces prothèses prolifèrent en tumeurs qui s’attachent les unes aux autres pour produire une généralisation parasitaire létale. On pourrait filer la métaphore médicale jusqu’au constat immunologique en observant que l’immunologie individuelle s’inscrit dans l’immunologie sociale qui s’inscrit elle-même dans l’immunologie cosmique sans discontinuité profonde. Les trois immunologies, artificiellement séparées, constituant des cristallisations apparentes et superficielles d’une totalité cohérente, des séquences abstraites d’un continuum concret. L’immunologie sociale gagnant sur l’individuelle au gré de l’évolution, un équilibre fragile est rompu, et la naissance de l’individu, qui n’a encore jamais existé en tant que conscience trinitaire, se trouve entravée. Or, cette naissance identifiant le projet humain, c’est l’humanité même, comme promesse, qui disparaît avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel rapport avec la dette, le non-partage des richesses et les différentes crises d’aujourd’hui ? Un rapport éminemment logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant laissé, par ignorance, paresse ou méchanceté, le corps social échapper, former une entité cybernétique quasi indépendante et monstrueuse (par sa masse et par sa direction), se servant des individus fantoches tout en interdisant la naissance des vrais individus (libres), l’être humain se voit, non seulement honteux devant la machine, comme disait Günther Anders, mais asservi par elle, au moyen d’outils qui lui semblaient pourtant émancipateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons la finance et la dette, par exemple. Voici un petit élément de l’économie générale, réservé d’abord à une élite bancaire privée, gérant l’outil de façon artisanale et mafieuse. Les grands banquiers prêtaient de l’argent aux États, aux marchands et aux industriels contre intérêts et ne se privaient pas de spéculer comme ils pouvaient en commettant par-ci par-là des délits d’initiés, des abus de biens sociaux (la richesse privée sans encadrement démocratique étant en elle-même un abus de bien social), voire des crimes purs et simples. Pendant quelques siècles, c’est une petite machine à énergie cupide, fidèle au principe de l’accumulation capitaliste, ronronne gentiment au centre du système. Mais au vingtième siècle, voilà que les choses s’emballent. Les États sous pression abandonnent leur prérogative régalienne de création monétaire, créent des entités régionales ou mondiales oligarchiques, favorisent partout une déréglementation autodestructrice, pendant que la technologie informatique se couple au réseau financier. A partir de ce moment, la petite machine prend le pouvoir, phagocyte l’économie, et s’emballe. La dette crée de la dette, la monnaie crée toujours plus de monnaie, et les financiers accaparent la richesse. Mais tout ceci n’est jamais que le rouage en surchauffe d’une machine plus large dont le principe est de n’en avoir pas. Il n’y a pas de plan général conscient, il n’y a qu’un laisser aller irresponsable servant des intérêts privés de court terme, dans une superbe ignorance ou un méprisant refus, au nom de la liberté, du projet humain de création de liberté. La partie du corps social appelée finance, imbriqué dans une structure complexe sans finalité, ajoute à la dérive globale sont arrogance particulière et bloque toute possibilité d’élaborer un corps social au service de la naissance. Le corps social parasitaire, comme un virus dans un système, bloque le métabolisme, ou en&amp;nbsp; détourne la fonction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela ne signifie pas qu’une petite élite mondiale ploutocratique ne puisse pas par ailleurs élaborer un plan diabolique de prise de pouvoir total en promouvant par tous les moyens un nouvel ordre à son service, mais je veux dire que même cette imposture humaine participe à l’élan général dont elle sera au final, et comme les autres, la victime. Elle disparaîtra seulement avec l’arrogante certitude d’avoir œuvré pour elle-même, dans le lucre et le luxe, alors qu’elle n’était qu’un instrument du corps social pathologique dont elle nourrissait le chancre. Idiote utile d’une de ces applications cybernétiques, c’est-à-dire « machinales », subhumaines, fonctionnant à la surface d’un réseau international algo-dépendant (dépendant des algorithmes), s’alimentant de cupidité, de soif de pouvoir, de spoliations et de crimes, et amarrée aux différents complexes militaro-industriels de la planète, eux-mêmes soudés aux multiplexes politico-étatiques, tous reposant sur des systèmes symbolico-religieux à double tiroir, rationalistes en surface, mythologiques au fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui signifie qu’une simple élimination de l’imposture élitiste ne résoudra pas la totalité d’un problème dont le substrat est précisément d’ordre mystique ou mythologique. Sans la volonté de s’élever au niveau du corps total avec l’objectif de donner naissance à l’individu réellement libre, c’est-à-dire pleinement conscient (aux trois corps réconciliés), il n’y aura jamais pour l’Homme que des soumissions en cascades qui s’achèveront par la grande soumission finale et la disparition. Elimination des structures cybernétiques de domination, oui, mais à condition de s’appuyer sur un projet d’émancipation réel. Sous peine de voir, après une petite rémission, les métastases sociales reconquérir un espace individuel toujours en jachère.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-6424996153841308767?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/6424996153841308767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=6424996153841308767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6424996153841308767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6424996153841308767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/de-la-liberte.html' title='De la liberté'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2259861229898506886</id><published>2012-01-27T08:29:00.000-08:00</published><updated>2012-01-28T11:41:08.220-08:00</updated><title type='text'>La richesse privée, abus de bien social</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’insisterai jamais assez :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la mesure où aucune richesse matérielle ne peut plus être individuelle, constituée désormais d’un mélange nécessaire de travail vivant abstrait et de travail social mort, la richesse privée, si les modalités de son acquisition et de son accumulation ne font pas l’objet d’un consensus démocratique dûment exprimé, s’apparente à un abus de bien social. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi scandaleuse qu’apparaisse aujourd’hui une telle affirmation, elle est l’expression d’une vérité si évidente que tout le monde s’étonnera bientôt de ne pas l'avoir toujours sue. Car, comme toute vérité, celle-ci crève les yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je répète: la richesse privée, pléonexie ou encroachment, appropriation démesurée ou empiètement sur le territoire d’autrui, est un abus de bien social tant qu’elle n’est pas explicitement autorisée et encadrée par décision populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les juristes se penchent sur la question! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2259861229898506886?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2259861229898506886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2259861229898506886' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2259861229898506886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2259861229898506886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/la-richesse-privee-est-toujours-un-abus.html' title='La richesse privée, abus de bien social'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3398324806284610957</id><published>2012-01-25T08:46:00.000-08:00</published><updated>2012-01-25T08:46:40.610-08:00</updated><title type='text'>Humeur de campagnes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ca y est, à l’occasion de la campagne présidentielle, Obama ressort sa panoplie de Robin des Bois. On va voir ce qu’on va voir, maintenant les riches étatsuniens vont payer comme tout le monde. Equité fiscale ! Pendant la campagne, il a le droit de parler comme il veut, sa peau noircie, il s’exile à la Maison Blanche. Il s’amuse, se défoule et se déguise, c’est la récré. Une fois élu, on arrête les frais, il rentre tout blanc à la maison, c’est-à-dire à Wall Street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Hollande, c’est la même chose. Il prépare une campagne de premier tour sur les genoux de Montebourg et il mettra en œuvre le programme du Vals fourré aux alouettes. Les français voteront Arnaud et c’est Manuel qu’ils se farciront pendant cinq ans. C’est l’avantage socialiste d’en avoir plusieurs pour le prix d’un. Ils voteront pour la démondialisation et ils auront l’austérité. Car François n'est jamais que la doublure lumière de DSK.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Sarko, il rend déjà son tablier. Peut-être sent-il que le moment est venu d’aller se planquer quelque part avant que le boomerang de la crise ne lui revienne sur la tronche. Mentir tout le temps, ça use. Pauvre Martin, pauvre misère, dors sous la terre, dors sous le temps…&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3398324806284610957?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3398324806284610957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3398324806284610957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3398324806284610957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3398324806284610957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/humeur-de-campagnes.html' title='Humeur de campagnes'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3932939415955184548</id><published>2012-01-25T08:39:00.000-08:00</published><updated>2012-01-25T08:39:40.304-08:00</updated><title type='text'>Gravos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Toutes les sommités économiques et politiques du monde se réunissent aujourd’hui à Davos. Profitons-en ! Construisons vite une ceinture de sécurité autour de la station de ski et laissons-les s’y ébattrent quelques années. Pendant ce temps, faisons l’exact contraire de tout ce qu’ils préconisent. Pas besoin de les pendre, ils feraient du ski toute l’année aux frais de la princesse. Ça nous coûterait moins cher que leur suractivité mafieuse. Imaginez deux secondes que l’on ait fait ça en 1913 (donner des vacances aux puissants) ! On aurait économisé deux guerres mondiales. La plupart des européens auraient dit alors ce qu’ils diraient encore aujourd’hui si un bienfaiteur de l’humanité s’avisait de proposer réellement une action à l’apparence si saugrenue : ce serait le chaos. Certes, mais avec eux, c’était déjà la guerre assurée. Et qu’est-ce que la guerre ? sinon un chaos sous amphétamines sponsorisé par Rockefeller et Rothschild. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, nous n’avons pas le choix aujourd’hui entre le chaos et la tranquillité, mais seulement entre deux formes de chaos, le chaos des riches, des puissants, des gagneurs, et le chaos des pauvres. Le premier est connu, l’autre c’est l’aventure.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3932939415955184548?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3932939415955184548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3932939415955184548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3932939415955184548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3932939415955184548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/gravos.html' title='Gravos'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3892132021659502409</id><published>2012-01-22T00:47:00.001-08:00</published><updated>2012-01-22T00:47:58.691-08:00</updated><title type='text'>Heureux les simples d'esprit</title><content type='html'>&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/tBezVTb9Jm4?feature=player_embedded" width="640"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3892132021659502409?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3892132021659502409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3892132021659502409' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3892132021659502409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3892132021659502409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/heureux-les-simples-desprit.html' title='Heureux les simples d&apos;esprit'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/tBezVTb9Jm4/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-6956127575893390233</id><published>2012-01-20T08:06:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T08:06:51.905-08:00</updated><title type='text'>Economisons le sang du peuple</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce maelström que nous vivons aujourd'hui, restons vigilants, très vigilants. Refusons de nous laisser entraîner dans des combats préparés d'avance pour faire diversion. L'adversaire véritable se trouve toujours un cran au-dessus de ce que nous observons au quotidien. Ce n'est pas le musulman, le pauvre, le noir, le Syrien, le Rmiste, le chômeur, le petit patron ou le paysan, le frontiste ou le communiste. L'adversaire, ce sont les multinationales, les grandes banques, c'est Rothschild ou Rockefeller, c'est Wall Street ou la City, c'est la Mafia, ceux qui regarde les combats de loin, qui les organisent au besoin, et qui en tirent profit, ceux dont le pouvoir augmente avec la crise, avec la guerre, avec le malheur, avec l'affrontement des pauvres entre eux. Avant de nous écharper au nom de nos idées, voyons d'abord à qui profite le crime, assurons-nous que nous sommes seuls pour régler nos comptes, et que personne au-dessus de la mêlée ne nous manipule comme des marionnettes. Économisons le sang du peuple. Il en a déjà versé beaucoup, en pure perte pour lui. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-6956127575893390233?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/6956127575893390233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=6956127575893390233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6956127575893390233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6956127575893390233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/economisons-le-sang-du-peuple.html' title='Economisons le sang du peuple'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7808545556188023120</id><published>2012-01-19T08:37:00.001-08:00</published><updated>2012-01-25T08:47:59.305-08:00</updated><title type='text'>La vérité si je mens</title><content type='html'>&lt;iframe frameborder="0" height="276" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xfxbxo" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xfxbxo_alex-jones-les-banquiers-ou-bien-nous-s-t_news" target="_blank"&gt;Alex Jones: les banquiers ou bien nous  s/t&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/hussardelamort" target="_blank"&gt;hussardelamort&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7808545556188023120?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7808545556188023120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7808545556188023120' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7808545556188023120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7808545556188023120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/la-verite-peut-arrivee-de-partout.html' title='La vérité si je mens'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2522192676018612261</id><published>2012-01-17T12:28:00.000-08:00</published><updated>2012-01-20T07:35:23.058-08:00</updated><title type='text'>Gogos sommet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Demain s'ouvre le sommet social de Sarkozy. Sommet... Social... Du sommet de la bêtise, tombera le social, c'est sûr. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je peux déjà vous dire ce qu'il en sortira: baisse des salaires (directs ou indirects), augmentation de la durée du travail d'une manière ou d'une autre, augmentation d'impôts (directs ou indirects) pour les classes moyennes, et contrôle "social" pour les plus pauvres. Tout cela au nom de la lutte contre le chômage, les déficits et les délocalisations. Application stricte de ce qui ne marche pas depuis 40 ans. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rappelons que le chômage n'est pas un problème mais une solution (NAIRU à 9% en France), et que les déficits sont creusés par lui, par les cadeaux fiscaux aux plus riches (c'est-à-dire aux créanciers) et par le remboursement des intérêts de la dette souveraine contractée auprès de ces mêmes riches. Quant aux délocalisations, elles sont autorisées par le système qu'il s'agit justement de conserver à tout prix. Sommet pour les gogos, gogos sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot de la campagne, toujours le même, prononcé par tous les candidats et surtout par ceux qui ont une chance de gagner : courage. Tous les puissants veulent faire croire qu'il est courageux de s'attaquer aux plus faibles. Mais quel courage y-a-t-il à s'agenouiller devant Mammon et Rothschild, ou à crier avec les loups? Le chas du Christ s'est bien élargi depuis deux mille ans. Toute l'engeance prédatrice d'aujourd'hui, sans foi ni loi, passe par son aiguille comme sous un arc de triomphe. Le club des assassins: Bilderberg, le passe tous les jours sans aucun problème. Ses membres ne gagneront peut-être pas le paradis éternel, mais ils créeront l'enfer définitif sur la terre pour se construire un paradis provisoire à leur usage. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Note prévisible du sommet selon ma propre agence de notation : triple zéro. Avec les syndicats comme acolytes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2522192676018612261?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2522192676018612261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2522192676018612261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2522192676018612261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2522192676018612261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/demain-souvre-le-sommet-social-de.html' title='Gogos sommet'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4412387247195857751</id><published>2012-01-17T06:47:00.000-08:00</published><updated>2012-01-17T06:47:40.953-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;iframe frameborder="0" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlq6jt" width="480"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xlq6jt_survivre-a-l-effondrement-economique_news" target="_blank"&gt;Survivre à l'éffondrement économique&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/Mecanopolis" target="_blank"&gt;Mecanopolis&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4412387247195857751?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4412387247195857751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4412387247195857751' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4412387247195857751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4412387247195857751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/survivre-leffondrement-economique-par.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-823640824405274787</id><published>2012-01-16T09:06:00.000-08:00</published><updated>2012-01-17T05:27:19.011-08:00</updated><title type='text'>Le Tiers toujours payant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Espagne s'apprêterait à diminuer les salaires de 5% et à augmenter la durée légale du travail de deux heures. Miam miam, il fait bon être actionnaire par temps de crise. On a tout ce qu'on demande. Le AA, c'est Noël. Vivement le CC! il n'y aura plus alors qu'à supprimer le salaire et à rétablir l'esclavage. C'est avec des trucs comme ça qu'on redevient compétitifs. On ne pourra plus rien acheter, mais du moment que les élites sont contentes et que le Tiers paye. Siéyès le disait déjà : "le Tiers c'est le tout". Il voulait dire tout le travail et toute la misère. Citoyens, il va falloir reprendre la Bastille. Le 14 juillet, ça vous va? Avec le slogan suivant: le Tiers payant, ça suffit! Après la TVA apostolique et la rigueur romaine, Sarkozy va sûrement nous demander de nous sacrifier pour la Croissance. C'est nouveau, on ne nous l'avait jamais faite celle-ci. Dis donc Nico, il n'y a pas que des perdreaux de l'année parmi les électeurs. Il est vrai que de son côté Hollande nous demandera sans doute de nous couper un bras. Et Marine de couper celui du voisin arabe. Et Mélanchon? Il voudra couper celui de Marine. Quant à Joly, elle demandera poliment aux banquiers d'installer des panneaux solaires sur le toit de leurs buildings européens.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans un accès d'ironie, j'avais, il y a quelques années, écrit cette phrase sur le drapeau européen, au milieu des étoiles de Marie : ne vous demandez pas ce que la Croissance peut faire pour vous, demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour la Croissance! Paraphrase de l'exhortation américaine bien connue de Kennedy. Elle avait le mérite de dire mieux que toute les clauses d'un traité quelconque, ce qui faisait le contenu du projet européen. Sacrifice de la majorité pour la croissance des revenus de quelques uns.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-823640824405274787?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/823640824405274787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=823640824405274787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/823640824405274787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/823640824405274787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/lespagne-sappreterait-diminuer-les.html' title='Le Tiers toujours payant'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4752687737760594877</id><published>2012-01-14T09:25:00.000-08:00</published><updated>2012-01-15T08:55:21.854-08:00</updated><title type='text'>Triple buse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment des nations souveraines peuvent-elles tolérer de se voir ainsi morigéner comme des enfants? Et par qui? Par ceux-là mêmes qui distribuaient des triples A comme s'il en pleuvait à tous les déchets financiers privés jetés depuis 2008 dans les poubelles collectives. Des Diafoirus au chevet de malades qu'ils ont eux-mêmes contaminé. Nous n'avons besoin ni de médecins ni de notations ni d'agences ni de financiers. Nous avons besoin de nous protéger des prédateurs parmi nous, c'est tout. Et pour cela, nous ne pouvons plus nous tourner que vers nous-mêmes. Vous avez emprunté, il faut rendre. Mais si vous avez perdu un pari, demandez au peuple qu'il paye pour vous. Autrement dit, si vous pensiez à l'intérêt général, pas de répit; si vous pensiez uniquement à votre intérêt privé, ne vous inquiétez pas, les pauvres paieront.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4752687737760594877?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4752687737760594877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4752687737760594877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4752687737760594877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4752687737760594877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/triple-buse.html' title='Triple buse'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4466636237181062682</id><published>2012-01-11T12:26:00.000-08:00</published><updated>2012-01-11T12:26:02.644-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Les chrétiens aussi sont indignés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.chretiensindignonsnous.org/"&gt;Manifeste des chrétiens indignés&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4466636237181062682?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4466636237181062682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4466636237181062682' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4466636237181062682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4466636237181062682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/les-chretiens-aussi-sont-indignes_11.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2258118161069774398</id><published>2012-01-11T08:22:00.000-08:00</published><updated>2012-01-11T08:22:16.459-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>"Jadis les financiers étaient des hommes forts durs. Aujourd'hui, tous philanthropes, doux, aimables, magnifiques; d'une main ils affament, il est vrai, mais souvent de l'autre ils nourrissent. Ils mettent des millions d'hommes à la mendicité, et ils font des aumônes. Ils bâtissent des hôpitaux, et ils les remplissent." (Jules Michelet - Histoire de la Révolution Française)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a changé, comme on voit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2258118161069774398?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2258118161069774398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2258118161069774398' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2258118161069774398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2258118161069774398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/jadis-les-financiers-etaient-des-hommes.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8309991990899298142</id><published>2012-01-09T08:44:00.000-08:00</published><updated>2012-01-09T08:44:12.585-08:00</updated><title type='text'>Par ici la monnaie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Extrait de "Vous vous sentez idiot? Devenez Kunique!" à paraître dans le millénaire qui vient.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On parle beaucoup ces temps-ci de la création monétaire, de la fabrication de l’argent et de son origine sous forme de dette. Il semblerait que le débat technique ce soit déplacé, à la faveur de la crise mondiale, sur le terrain politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous le savons, ce qui crée la monnaie, c’est la dette. Dette d’un commerçant, d’abord, vis-à-vis d’un autre commerçant plus riche devenu banquier. Dette d’un particulier, ensuite, d’une entreprise ou d’un Etat, vis-à-vis des descendants de ce même banquier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe est le suivant : une certaine masse monétaire, équivalente au montant d’un emprunt, se crée spontanément, à la minute où cet emprunt est contracté. L’argent naît d’une simple projection sur base de confiance et de promesse. Vous projetez de construire une maison. Vous avez besoin pour cela de 100 000 euros. Une banque vous fait confiance et réciproquement. Au moment de la signature de l’emprunt, il n’y a rien au-delà d’une promesse de remboursement et d’une certaine garantie de solvabilité. Des plans, c’est tout. Un projet. Par cet emprunt, la banque s’engage à vous verser 100 000 euros qu’elle n’a pas dans ses coffres, et vous vous engagez en retour à lui rembourser cet argent invisible avec des intérêts. Elle vous doit 100 000 euros qu’elle inscrit au passif sur son livre de compte, vous lui devez 100 000 euros qu’elle inscrit à l’actif dans la colonne d’en face. Elle obtient un bilan comptable parfaitement équilibré, avec 100 000 euros d’un côté et 100 000 euros de l’autre. Elle vient de créer, à partir de rien, 100 000 euros de monnaie qu’elle met à votre disposition. Monnaie, dette, argent invisible (certains disent fausse monnaie) qui migrera ensuite de banque en banque, au gré des paiements par carte, chèque, virement, ou espèces, que vous effectuerez auprès de vos fournisseurs et qu’ils effectueront eux-mêmes auprès des leur. Dette migrante que vos remboursements effaceront petit à petit, mois après mois. Car cette dette correspond au travail futur que vous devrez consentir pour assurer vos remboursements. Elle disparaîtra à mesure que ce travail s’accomplira. A la dernière échéance, le passif, ce que la banque vous devait (100 000 euros), et l’actif, ce que vous deviez à la banque (100 000 euros), s’annulent donc l’un l’autre et les comptes reviennent à zéro. Restent les intérêts, c’est-à-dire ce que la banque a gagné dans l’opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par certains côtés, le remboursement d’un prêt à intérêt ressemble fort à la corvée du Moyen-âge où le travail servait à compenser une jouissance. Le propriétaire foncier, le seigneur, mettait à disposition d’un paysan des terres que ce dernier travaillait. En échange, le paysan s’engageait à donner une partie de sa récolte au seigneur, ou bien accomplissait un travail supplémentaire sur d’autres terres. De même, la jouissance d’une monnaie invisible, aujourd’hui, s’échange contre du travail pour rembourser le capital, et contre du travail supplémentaire pour le paiement des intérêts.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle conséquence la création de l’argent comme dette, ajoutée à l’abstraction toujours plus grande de nos moyens de paiement et à la déconnexion de la monnaie par rapport à tout référent concret (or ou autre), peut-elle avoir désormais sur le fonctionnement global d’une économie ? Deux conséquences principales à mes yeux. D’abord, entre le moment de sa création et le moment de sa disparition, s’écoule un temps pendant lequel l’argent-dette crée de l’argent. Vous remboursez votre emprunt en plusieurs années. Pendant ce temps, une partie de la monnaie qui se promène de banque en banque sans presque jamais se matérialiser, sert à l’investissement, mais aussi à la spéculation, c’est-à-dire à des paris plus ou moins risqués sur l’avenir. D’autre part, si la dette génère l’essentiel de la monnaie, il devient fort profitable d’augmenter la dette pour agrandir encore les volumes de monnaie disponible et libérer les profits. Nous comprenons mieux alors, l’entente cordiale entre les Etats et les banques privées, les uns voulant accroître leur possibilité de financement, les autres trouvant dans l’entité Etat le client idéal par la masse de ses besoins et par sa solvabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de cette analyse, nous voyons se déployer avec une logique implacable, toute l’histoire économique du XXe siècle, depuis la création de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, le 22 décembre 1913, à la suite d’un complot rocambolesque politico-financier, avec le Président Wilson en marionnette des gros banquiers internationaux, jusqu’au Traité de Lisbonne, Traité Giscard, ratifié par le parlement français en 2009, au mépris de la décision référendaire citoyenne de 2005, en passant par la loi du 3 janvier 1973, dite loi Pompidou-Giscard, empêchant l’Etat français d’emprunter à taux presque nul auprès de la Banque de France. L’idée étant toujours d’augmenter les possibilités d’endettement et donc d’accroître à la fois les bulles financières et les dettes publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette logique à l’œuvre induit une fuite en avant et un dépassement perpétuel. Elle implique un assujettissement des peuples toujours plus grand et une dédémocratisation galopante. Le pilotage de ce monstre insensé qu’est devenu l’économie mondialisée, nécessite une concentration des pouvoirs à l’échelle de la terre, la gestion en temps réel des flux de capitaux internationalisés incompatible avec le temps nécessaire à la discussion et à la réflexion, et, conséquemment, la mise sous tutelle des citoyens par une élite internationale autoproclamée, l’hyperclasse nomade chère à Jacques Attali. Bref un nouvel ordre mondial a-démocratique et cybernétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons à la JP Morgan, grand holding américain, un bel exemple de cet absurde mondialisé, lorsque la brillantissime employée Blythe Masters lance en 1994 les Credit default Swaps, produits financiers en grande partie responsables de la crise dite des subprimes. Je n’entrerai pas dans le détail de leur structure, et renvoie pour cela à la littérature économique classique. Je me contenterai d’en tirer les principes fondamentaux, traduits en langage courant. Car les Credit Default Swaps, couvertures de défaillance ou permutations de l’impayé, sont des produits d’encouragement à l’irresponsabilité par dilution du risque d’impayé dans les marais du réseau bancaire international. Les banques se refilant les unes aux autres la patate chaude des crédits à haut risque, et à haut rendement, en dansant sur le volcan de la misère. Des travailleurs pauvres empruntent en masse pour acheter leurs maisons, se retrouvent en masse au chômage, à cause par exemple des délocalisations, et donc du libre-échangisme intégriste, s’enfoncent en masse dans le surendettement et cessent en masse de rembourser leurs dettes. Leurs biens sont saisis mais la valeur de ces biens, par effet de masse, s’effondre mécaniquement. Les sociétés hypothécaires qui avaient entre temps fait couvrir le risque par d’autres se retournent vers ces autres pour se refinancer, mais ces autres se retournent eux-mêmes vers d’autres, etc. Au guichet, il n’y a plus personne. La responsabilité s’est tellement diluée, les couvertures de couvertures de couvertures tellement multipliées, que tout le monde finit par être concerné. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Au sommet de cette dramaturgie grotesque, si l’on avait exigé de toutes les banques le paiement intégral de leurs dettes, le système eut sombré « dans les eaux froides du calcul égoïste » comme un vulgaire Titanic en papier monnaie. D’où l’obligation, du moins le fait-on croire, de maintenir sous respiration artificielle les plus grosses d’entre elles en lançant un appel d’urgence à ceux qui n’avaient rien demandé ni rien gagné dans ces affaires, bien au contraire, ignorant tout des magouilles spéculatives, je veux parler des contribuables moyens et pauvres, à qui on demandera, le revolver sur la tempe, de payer l’addition. C’est ainsi que nous voyons les morts-vivants institutionnels sortir de terre provisoirement par le miracle de l’austérité. Croyant avoir échafaudé une martingale, La JP Morgan, bien involontairement, a fait la preuve, s’il en était besoin, que la grande richesse privée n’existait pas, puisque la grande faillite privée, son pendant nécessaire, s’avère impossible par décret libéral. Le bon sens veut que celui qui possède les pertes, possède aussi les gains. Mais, outre que le bon sens est la chose la moins bien partagée en ces temps de panique, si le peuple a le pouvoir de choisir, par l’intermédiaire de ses représentants, la grosseur des boulets qu’il devra lui-même s’attacher aux pieds, il n’a pas encore, paradoxalement, celui de renvoyer les vendeurs de boulets à leurs chères études en mathématiques financières. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien considérer cependant que ces descriptions, pour édifiantes qu’elles soient,&amp;nbsp; ne donnent que la pointe émergée d’un système plus large que j’appelle, comme on sait maintenant, cynisme addictif ou prolétariage, et qu’intervenir uniquement sur la question bancaire, même si celle-ci s’avère stratégiquement essentielle, ne suffira pas à changer notre corps social global et à gagner l’émancipation individuelle que nous recherchons. Elle permet néanmoins d’illustrer presque caricaturalement notre aliénation post-moderne. Le Capital tourné vers le Capital et uniquement vers Lui, fabriquant, à mesure qu’il grandit, sa propre machinerie automatique, dont le pseudo-pilotage est assuré par ses premiers esclaves humains, luxueusement rémunérés, qui se prennent pour une élite alors qu’ils ne sont que des marionnettes à fil représentant la dernière engeance humaine par le mépris qu’il nourrissent à l’égard de leurs frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois d’ailleurs, dans les romans ou les films de science-fiction mettant en scène des invasions extra-terrestres, imaginaire paranoïaque parcourant tout le vingtième siècle, non pas une préfiguration de guerres intergalactiques futures, mais une prescience de la façon dont une partie du corps social se mue en corps étranger et envahit ou métastasie le reste. Exactement comme les vampires à la Dracula ressemblent pour moi à des tentatives de représentation d’un irreprésentable, d’un monstre réellement existant, mais trans ou inter-individuel, techno-social en tout cas, suceur de sang humain, et transmetteur d’immortalité future. Les séries Terminator et Alien, relèvent aussi, à l’évidence, de cette intuition. D’autres époques n’auraient pas hésité à nommer Diable ce corps étranger en nous, qui est même et autre à la fois, et peut prendre la forme d’un chiffre sur un écran d’ordinateur ou d’une signature anti-démocratique en bas d’un traité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bulle financière mondiale se détache de la biosphère et plane au dessus de nos têtes comme un nuage radioactif. Elle se nourrit de la dette, notamment de la dette souveraine, et la dette se nourrit d’elle. L’une ne va pas sans l’autre. C’est pourquoi il est illusoire de penser qu’on puisse infléchir durablement cette ligne en instaurant simplement une taxe nouvelle. Fût-elle juste et nécessaire. Car celle-ci ne ferait que desserrer provisoirement l’étau, sans toucher au mécanisme central. Elle assurerait certes des besoins urgents en refinancement étatique, et empêcherait sans doute un effondrement rapide du système, mais garantirait aussi, par là même, la pérennisation de ses principes pervers. Elle renflouerait les Etats, certes, mais les maintiendrait dans le même temps sous la férule sévère et cynique de leurs créanciers. Une taxe prélevée sur les transactions financières, sans contrôle simultané des flux de capitaux, permettrait seulement d’honorer les dettes contractées auprès de ceux-là mêmes qui la paieraient. L’argent passerait provisoirement par les Etats pour repartir aussi vite dans la poche des financiers. Un prélèvement sur des racketteurs qui viserait donc à pérenniser le racket. C’est comme si nous demandions aux dealers de payer une dîme, redistribuée ensuite aux toxicomanes pour que ces derniers puissent continuer d’acheter leur produit. Ce que nous gagnerions d’un côté, nous le perdrions de l’autre. Quand une situation devient aussi incontrôlable et dangereuse, je ne vois pas d’autre alternative que de se replier stratégiquement sur les bases nationales, seuls espaces possiblement démocratiques et maîtrisables. Que l’on stigmatise ce réflexe naturel de survie en le qualifiant de protectionnisme ne me gêne pas. Il s’agit en effet de se protéger d’un mouvement à trop grande échelle pour être à la fois juste et efficace. A condition, bien sûr, que ce protectionnisme national ne vire pas au nationalisme étroit et contre-productif par sa rigidité et son égoïsme, qu’il s’appuie sur une morale contraire au prolétarisme, et refuse l’impérialisme à rebours. Qu’il veuille former des hommes et non plus des machines à produire ou à consommer, et s’inscrive dans un mouvement d’émancipation générale. Cette sorte de renationalisation financière, au moyen de dispositifs entièrement nouveaux que certains économistes explorent sur le modèle de la retraite par répartition (autofinancement mutualisé), devant aller de pair avec une relocalisation des activités et une montée en puissance des secteurs solidaires, associatifs, écologiques et non-marchands. En bref, une Transition à l’échelle nationale. Car, nous le voyons bien, tout étage supérieur à la nation (blocs régionaux en formation ou gouvernement mondial) accentue pour le moment l’élitisme et le contrôle non-citoyen, déjà présent hélas à l’étage inférieur. Il privilégie la politique des lobbies et des réseaux plus ou moins clandestins, et s’adosse nécessairement, d’abord à la machine techno-sociale autonome, ensuite à la morale prolétariste. Ce qui signifie clairement que « small is beautiful » et que la super ou hyper gouvernance à la World Compagnie, représente le passage en mode pilote automatique (cybernétique) d’une extériorisation malheureuse des individus terrestres, d’une machine aveugle que Marx appelait Jaggernaut, char mythologique détruisant tout sur son passage. A une certaine échelle, aucun humain, ou groupe humain, n’étant plus capable de dominer ce char lancé dans la carrière, obligation est faite de s’en remettre à la cybernétique, c’est-à-dire au calcul froid et cynique de la machine elle-même. Avec tous les comportements mafieux qu’induit nécessairement ce laxisme irresponsable. Car faute de pouvoir contrôler l’ensemble d’un corps social devenu pathologique et autonome, les hommes du cynisme sans phrases, guettant ses déjections, ramassent derrière lui ce qu’ils peuvent pour se l’accaparer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo (août 2011) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8309991990899298142?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8309991990899298142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8309991990899298142' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8309991990899298142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8309991990899298142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/par-ici-la-monnaie.html' title='Par ici la monnaie'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-643405649351882532</id><published>2012-01-07T03:58:00.000-08:00</published><updated>2012-01-09T08:21:04.090-08:00</updated><title type='text'>TVA confiscatoire</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un salaire est composite. Il comprend un élément direct, le salaire net, et un élément indirect, le salaire différé (cotisations sociales)&amp;nbsp;; un salaire que nous percevons tous les mois (ou plutôt que la banque perçoit tous les mois pour nous), et un salaire mutualisé dont nous recevrons une part sous la forme de prestations sociales. Évidemment, nos oligarques se gardent bien de présenter les choses de cette façon ramassée et simple. Il leur faut complexifier à outrance pour garder leur pouvoir et continuer de pinailler sur les charges patronales qui pèsent lourdement sur la compétitivité française. Curieusement, tout est beaucoup moins compliqué lorsqu’il s'agit de dividendes ou de rémunération des dirigeants. Ces deux parts là de la plus-value, quelle qu’en soit l’indécence ou l’exagération (souvenons-nous qu’un grand banquier américain du XIXe siècle comme JP Morgan, devait déployer des trésors d'imagination pour justifier un salaire trente fois supérieur à celui de son employé le moins bien rémunéré, alors qu’aujourd’hui un ratio de 1 à 500 ou de 1 à 1000 ne choque personne), ces deux parts là, donc, ne compromettent jamais la compétitivité. Même une récession mondiale ne compromet pas la compétitivité de ces entreprises qui surpayent leurs dirigeants pendant que le salarié de base s’endette pour s'acheter un vélo. Il est vrai que même la récession est très mal partagée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour mesurer l’intensité de la propagande, il faut prendre du recul et relire des textes d’il y a un siècle et demi. Ceux de Marx, par exemple, disant dans le Capital que si un jour les ouvriers anglais entraient en concurrence avec les chinois, il leur faudrait, en bons libre-échangistes, accepter des salaires chinois. Ceux qui pensaient dépassé ce genre de propos n’ont qu’à feuilleter les journaux contemporains. Quelles que soient les conditions extérieures, une logique domine (voir pour cela l’étude de Lacroix-Riz sur les années 30 en Europe&amp;nbsp;: Le Choix de la Défaite), celle du contrôle des salaires, et donc des salariés, par l’oligarchie. L’économie allemande, que l’on cite un peu trop en exemple en ce moment pour qu’elle survive aux cinq prochaines années, n’a pas d’autre urgence que de contenir les salaires en deçà du taux réputé inflationniste. Car l’inflation rogne sur les profits et diminue la rente. Si bien qu'à l'inverse de ce que prétendent les économistes d’élevage, ce sont bien les salariés qui profiteraient d'une inflation mesurée. A condition, bien sûr de rétablir l’indexation des salaires sur les prix qui existait pendant les Trente Glorieuses, période noire s’il en est.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Monsieur Sarkozy est donc logique avec lui-même et avec sa caste en voulant instaurer une «&amp;nbsp;TVA sociale&amp;nbsp;». Remarquons l'ingéniosité perfide de l'oxymore. Celle-ci revient à faire payer les salaires différés par les salariés eux-mêmes. La TVA n’étant pas progressive, un pauvre paiera proportionnellement plus qu’un riche, dans la mesure où les achats de subsistance représenteront pour lui 100% de ses revenus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Donc, pas question de revenir sur les modalités du partage de la plus-value. Tout sauf donner davantage aux pauvres. Ils le boiraient sans doute. Les dividendes, les grosses primes, les bonus et les très hauts salaires se maintiendront au niveau actuel, seul le pouvoir d’achat des plus faibles se dépréciera significativement. Pour votre bien, donnez-moi votre argent&amp;nbsp;! De toute façon, vous l’utiliseriez mal. Comme la caste supérieure qui détient le pouvoir, détient aussi les moyens de la publicité et de la pensée, vous ne trouverez nulle part dans les grands médias une critique un peu solide de cet état de fait. Aucun relais n’est à espérer du côté des puissants. De plus, comme vous êtes en démocratie et que vous pourrez choisir entre différents mêmes aux prochaines élections, il vous est demandé de faire silence pendant les travaux. Regardez ailleurs pour voir si on vous laisserait longtemps en une si confortable situation (Libye, Syrie, Iran, Irak, etc). En France, comme disait Coluche, nous sommes tous égaux, mais il y en a quand même de plus égaux que d’autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-643405649351882532?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/643405649351882532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=643405649351882532' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/643405649351882532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/643405649351882532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/tva-confiscatoire.html' title='TVA confiscatoire'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-6270245455639776990</id><published>2012-01-02T01:20:00.000-08:00</published><updated>2012-01-02T01:31:13.946-08:00</updated><title type='text'>Principe anthropologique pour une révolution</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 11.5pt;"&gt;En complément de la Déclaration des principes pour toute constitution future, du 18 décembre 2011.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 11.5pt;"&gt;L’individu est une création sociale&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’individu n’a pas d’autre existence qu’organiquement lié à une structure sociale et à un ensemble cosmique. Aussi étonnant (délirant) que cela paraisse à première vue, il n’apparaît pas d’abord comme individu mais comme «&amp;nbsp;sociêtre&amp;nbsp;». Il devient individu après coup si la forme sociale dans laquelle il naît favorise sa naissance et s’il le veut lui-même. En réalité, s’il réalise sa potentialité individuelle par et dans la société dont il reste indissociable. C’est pourquoi, la démocratie des droits de l’homme ne peut qu’échouer. Elle ne comprend pas l’individu à naître, mais donne des pseudo-droits à un fantôme. Toute organisation politique fondée sur ce mensonge s’auto-légitimera sans prendre ses véritables responsabilités.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les hommes libres naissent égaux en droit puis vivent le restant de leurs jours dans l’aliénation. La Déclaration universelle n’étant jamais que le véhicule idéal de leur déni originel. Déni, ou refoulement, ou introjection de leur corps social comme organe extérieur multiple. La liberté née de ce refoulement ne sera donc jamais qu’une liberté de fantôme ou de zombi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Les libr’hommes, au contraire, naissent dans l’aliénation puis actualisent, ou réalisent, leur liberté, en disciplinant leur corps social. Ils se savent cosmosociêtres refoulés, homo socialis sapiens non sapiens, et veulent se réapproprier leur corps social pour en faire une couveuse d’individus, un éclosoir de liberté.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Toute société devrait donc être tendue vers cet objectif de création d’individus. Je ne dis pas d’hommes nouveaux. Il n’y a pas d’hommes nouveaux, mais des individus potentiels qui cherchent à naître, c’est-à-dire à unifier leurs différents corps séparés (cosmique, social et individuel), et qui n’ont pas seulement besoin d’une déclaration de leurs droits fondamentaux mais aussi d’une déclaration de naissance en bonne et due forme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-6270245455639776990?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/6270245455639776990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=6270245455639776990' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6270245455639776990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6270245455639776990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2012/01/principe-anthropologique-pour-une.html' title='Principe anthropologique pour une révolution'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4004540332811222822</id><published>2011-12-30T07:16:00.000-08:00</published><updated>2011-12-30T07:16:44.700-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hAusO75Xsgk/Tv3VkFV-nNI/AAAAAAAAAyk/qgR23H-FXtE/s1600/Voeux+2012.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="213" src="http://4.bp.blogspot.com/-hAusO75Xsgk/Tv3VkFV-nNI/AAAAAAAAAyk/qgR23H-FXtE/s320/Voeux+2012.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4004540332811222822?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4004540332811222822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4004540332811222822' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4004540332811222822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4004540332811222822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/blog-post_30.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hAusO75Xsgk/Tv3VkFV-nNI/AAAAAAAAAyk/qgR23H-FXtE/s72-c/Voeux+2012.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-5062792321732790949</id><published>2011-12-30T04:03:00.000-08:00</published><updated>2011-12-31T10:31:17.740-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 11.5pt;"&gt;Sauve qui peut&amp;nbsp;! La vie&amp;nbsp;? Non… Partout l’on s’active pour sauver l’économie. Cette économie si précieuse que nous devrions y sacrifier nos vies même. Pour sauver la croissance, égorger les enfants&amp;nbsp;? Autour de l’autel, les prêtres, les experts omniscients, intercesseurs des dieux, préconisent et vaticinent. Faire grossir la Bête, affamer les hommes. Bête pas assez grosse,&amp;nbsp;Jaggernaut pas assez grand encore. Le prédateur mythologique en recherche de proies. Toujours plus. Sous l’orage, le troupeau rassemblé tend l’oreille à l’oracle. Des efforts, encore, jamais assez. Le chaos est béni. Bacchanales modernes, danses de mort. Devant les écrans Bloomberg, crocs et griffes dehors, l’homme-chacal, l’homme-hyène opère le meurtre. Sans scrupules, sans morale et sans joie, il décime de loin. Laissons faire, laissons aller&amp;nbsp;! Mais prions alors, pour nos pauvres carcasses.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 11.5pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 11.5pt;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-5062792321732790949?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/5062792321732790949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=5062792321732790949' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5062792321732790949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5062792321732790949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/normal-0-21-microsoftinternetexplorer4_30.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7794760571978046901</id><published>2011-12-29T05:35:00.000-08:00</published><updated>2011-12-29T05:35:23.279-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/TLjq25_ayWM?feature=player_embedded" width="640"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7794760571978046901?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7794760571978046901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7794760571978046901' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7794760571978046901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7794760571978046901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/blog-post_29.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/TLjq25_ayWM/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7289136699271666414</id><published>2011-12-22T05:41:00.000-08:00</published><updated>2011-12-22T05:45:07.031-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmbcvh" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmbcvh_1-6-chouard-metz-oct2011-enjeux-constitution_news" target="_blank"&gt;1/6.Chouard.Metz.oct2011-ENJEUX CONSTITUTION&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmcszt_2-6-chouard-metz-oct2011-ue-chomage-de-masse_news" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmcszt_2-6-chouard-metz-oct2011-ue-chomage-de-masse_news" target="_blank"&gt;2/6.Chouard.Metz.oct2011-UE=CHÔMAGE DE MASSE&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmfk3h_3-6-chouard-metz-oct2011-ue-dictature-des-marches-financiers-sabordage-monetaire_news" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmfk3h_3-6-chouard-metz-oct2011-ue-dictature-des-marches-financiers-sabordage-monetaire_news" target="_blank"&gt;3/6.Chouard.Metz.oct2011-UE=DICTATURE DES...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmjlus_4-6-chouard-metz-oct2011-l-ue-des-lois-sans-parlement_news" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmjlus_4-6-chouard-metz-oct2011-l-ue-des-lois-sans-parlement_news" target="_blank"&gt;4/6.Chouard.Metz.oct2011-L’UE=DES LOIS SANS...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmnz4t_5-6-chouard-metz-oct2011-monnaie-chomage-l-alternative-des-cotisations_news" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmnz4t_5-6-chouard-metz-oct2011-monnaie-chomage-l-alternative-des-cotisations_news" target="_blank"&gt;5/6.Chouard.Metz.oct2011-MONNAIE&amp;amp;CHÔMAGE-l’alte...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn3x2x_6-6-chouard-metz-oct2011-democratie-tirage-au-sort_news" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xn3x2x_6-6-chouard-metz-oct2011-democratie-tirage-au-sort_news" target="_blank"&gt;6/6.Chouard.Metz.oct2011-DÉMOCRATIE==&amp;gt;TIRAGE AU...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/GPS-Tv-Web" target="_blank"&gt;GPS-Tv-Web&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7289136699271666414?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7289136699271666414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7289136699271666414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7289136699271666414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7289136699271666414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/16.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3511718853127364183</id><published>2011-12-22T03:03:00.000-08:00</published><updated>2011-12-29T03:27:39.769-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"La principale mission du sommet des 8 et 9 décembre était de redonner confiance aux investisseurs. (...) L'approche que nous avions auparavant sur la manière d'impliquer les créanciers privés - qui a eu des effets très négatifs sur les marchés de dette - est maintenant officiellement abandonnée, a déclaré le président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy, à l'issue du sommet. Nous avons complètement revu notre doctrine et, à partir de maintenant, nous adhérons de façon stricte aux principes et à la pratique du FMI." (Les Echos du 12 décembre 2011)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sachant que la pratique du FMI consiste à réduire les pays à la misère en comprimant les salaires et en coupant dans les services publics pour préserver les intérêts des créanciers internationaux, de livrer les nations à la rapine mondialiste, à la mafia financière, cela revient à prédire la ruine prochaine et l'argentinisation de l'Europe. Préparons-nous à la faillite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre effet du sommet : la défection britannique. David Cameron en défenseur, non pas de la veuve anglaise et de l'orphelin, mais de la City of London, cette vieille maquerelle organisant depuis des lustres les orgies financières du monde, en planquant dans ses tiroirs les milliards de dollars volés aux peuples. Sa puissance véritable allant bien au-delà des 10% du PIB britannique revendiqués. Des milliers de milliards de dollars de transactions incontrôlables, non-imposables et non-taxables, voyagent en réalité par ses tuyaux et ses ramifications. Ce qui fait d'elle le centre mondial de la Mafia financière maîtresse du monde. Les maîtres parlent et les serviteurs Cameron, Obama ou Sarkozy s'exécutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière, pour la route: Luis de Guindos, ancien président de Lehman Brothers Espagne, vient d'être désigné ministre de l'économie espagnol. Après Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papademos, voilà le quatrième pyromane (et pire man) à la tête des pompiers de l'Europe. Et cette démocratie-là donnerait des leçons à la Syrie, à l'Iran ou à la Chine? Le coup d'Etat financier comme solution à la crise de la finance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3511718853127364183?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3511718853127364183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3511718853127364183' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3511718853127364183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3511718853127364183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/la-principale-mission-du-sommet-des-8.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1450049213850292295</id><published>2011-12-21T04:13:00.000-08:00</published><updated>2012-01-11T12:40:37.698-08:00</updated><title type='text'>Intervention des Casquettes Bleues</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le courage des puissants consiste toujours à s’appuyer sur l’argent pour frapper les plus faibles. Un pouvoir aux abois se servira de nos divisions pour se maintenir et notre situation de faiblesse nous incitera à chercher toujours parmi nos frères en pauvreté les responsables de la situation. Il est donc urgent de se garantir des risques de contagion de la haine de soi, qu’exprime toujours cette attitude agressive mal dirigée, en développant des actions d’interposition pacifiques. Nous appelons donc à la création dans tous les quartiers, d’unités de «&amp;nbsp;casquettes bleues&amp;nbsp;» qui auraient pour tâche de réconcilier les pauvres entre eux. Education populaire et information sur les conditions générales de vie en période d’oligarchie financière, seraient les deux pôles de leur action. Ils pourraient être placés sous la houlette d’une sorte d’ «&amp;nbsp;OQU&amp;nbsp;», organisation des quartiers unis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: Times,&amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 11.5pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1450049213850292295?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1450049213850292295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1450049213850292295' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1450049213850292295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1450049213850292295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/intervention-des-casquettes-bleues.html' title='Intervention des Casquettes Bleues'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8072304995473871852</id><published>2011-12-21T03:17:00.001-08:00</published><updated>2011-12-29T03:32:15.745-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Il faut toujours à un moment ou à un autre rembourser ses dettes, nous répète-on à longueur de temps. Qui paie ses dettes s’enrichit. Etc. Cela paraît logique. En effet, si vous payer vos dettes vous êtes plus libres. Sauf que le système ne fonctionne absolument pas sur ces principes, et que même il s’appuie sur des fondements à l’opposé de ce bon sens. Pour lui, au contraire, qui s’endette s’enrichit et plus on a de dettes, mieux se porte l’économie (avant l’explosion inévitable des bulles, bien entendu). Vive la bulle&amp;nbsp;! Semble-t-il déclamer tous les jours qui le séparent de la catastrophe finale. La croissance infinie est au prix de ce déséquilibre permanent, on le sait depuis Marx. Inutile donc de nous la jouer façon vierge effarouchée. De ce point de vue, François de Closets est une vierge parfaite ou un imbécile notoire, quand il nous rappelle à l’ordre de la bonne gestion. Lui et beaucoup d’autres&amp;nbsp;: Attali par exemple, voudraient gérer la Mafia avec des règles de bénédictins, comme s’ils ne connaissaient pas les lois de cette Mafia dont ils ne cessent par ailleurs de chanter les mérites. Il aurait suffi que l’Etat soit moins généreux, et tout aurait été parfait. La Mafia est idéale quand on la laisse agir tranquillement sans s’occuper des pauvres. Mais il s’est endetté, cet idiot. Et pourquoi&amp;nbsp;? Pour payer des fonctionnaires, assurer des services publics, faire la guerre, construire des centrales nucléaires, des autoroutes ou des TGV, et surtout payer le service des intérêt de la dette. Comment vivrait la Mafia si personne ne s’endettait plus&amp;nbsp;? Le crédit est au cœur du système. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille supprimer le crédit. Il serait utile en revanche, comme le font Frédéric Lordon, Paul Jorion, Etienne Chouard, Bernard Friot et d’autres, de s’interroger sur la façon de l’obtenir. De s’interroger donc sur la Mafia elle-même et pas seulement sur ses conséquences.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 11.5pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8072304995473871852?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8072304995473871852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8072304995473871852' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8072304995473871852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8072304995473871852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/normal-0-21-microsoftinternetexplorer4.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4311884655821361404</id><published>2011-12-20T02:19:00.000-08:00</published><updated>2011-12-22T03:44:58.706-08:00</updated><title type='text'>Le fonctionnement des choses</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Voici trois ou quatre ans que je me promène dans le monde avec une sorte d’amulette invisible autour de la langue. Cette amulette, ce porte-bonheur, cet objet sans importance, propice à tous les contenus, et dont la forme, pourtant, se précise en moi comme une voile lointaine émerge de la brume, je l’appelle kunisme. Quel sens a pris cette amulette au fil du temps ? Qu’est-ce que le kunisme&amp;nbsp;? C’est ce à quoi je vais m’efforcer de répondre ici avec le maximum de concision et de clarté. Sachant, néanmoins, que le chemin qu’il s’agit d’emprunter n’est pas des plus faciles. Pour les amateurs de hors-pistes tout ira bien. Pour les autres, il paraîtra sans doute désespérément abrupt.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Je ne suis ni philosophe, ni universitaire. Aucun diplôme ni aucun parrainage ne garantira mon discours. Je n’ai aucune légitimité sociale pour m’adresser à vous aujourd’hui en dehors de celle que s’octroie tout artiste pour communiquer. Et je me sens artiste. Même si je déteste le mot quand il sert à se défausser de toute responsabilité sociale. C’est donc en artiste que je vous parlerai.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Ainsi, en vertu de l’idée que tout projet repose sur l’invention d’un langage propre, et que le système actuel est une de ces inventions, j’entends assumer avec le kunisme la création d’un nouvel espace symbolique et donc d’un nouveau langage. Langage destiné à rendre compte de l’existant et à promouvoir une alternative. Or, travailler le symbolique consistant d’abord à travailler les mots, je me propose de changer les mots de la critique pour les adapter à la réalité d’un monde étrange et nouveau. Qu’est-ce que le kunisme ? Rien moins qu’une tentative de reformulation complète de la critique radicale, c’est-à-dire du champ symbolique opposé au collectivisme libéral.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Mais avant d’escalader la montagne, arrêtons-nous un instant dans les marais de la contradiction moderne. L’accolement surprenant des deux termes considérés comme antinomiques, collectivisme et libéral, servira de prétexte à une flânerie liminaire. Pratique d’un regard avant sa théorie.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Première digression&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;N’oublions pas&amp;nbsp;: l’idéologie nous piège et les mots de la tribu nous font perdre le réel. Qu’est-ce que l’idéologie&amp;nbsp;? Au sens marxien du terme, un regard social autopromotionnel. Propagande et marketing. Ainsi, notre société «&amp;nbsp;démocratique&amp;nbsp;» se regarde-t-elle comme un espace idéal d’expression de la liberté individuelle. Le marché «&amp;nbsp;libère&amp;nbsp;» les individus de la pression communautaire antérieure. Il détruit les alliances et jette les citoyens de la république bancaire dans l’arène des égos. Chaque individu dépend de lui-même et lutte pour lui-même. Libéré de la famille, de la nation, du seigneur, de l’Eglise, du village et des corporations, il peut enfin s’épanouir pleinement. Dans ce contexte, le mot libéral jouit d’une connotation particulièrement favorable et positive. L’étymologie le confirme&lt;i&gt;: libéral &lt;b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;1. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;« qui donne avec largesse, générosité » ([&lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Benoît de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Ste-Maure&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;,] Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 44259); 1549 liberal de (&lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Est.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;); &lt;b&gt;2. &lt;/b&gt;« qui convient à un homme de condition libre » (Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, p. 55, 7); Empr. au lat. liberalis « relatif à une personne de condition libre » d'où « bienfaisant, généreux » et « noble » proprement « qui convient à un homme libre », dér. de liber « libre ».&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color: black;"&gt; (Source&amp;nbsp;: CNRTL, Centre National de Ressources textuelles et lexicales, sur Internet).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Irrépressiblement, donc, libéral consonne avec liberté. Le libéral&amp;nbsp;: chantre de l’individu en lutte contre toutes les contraintes sociales. Etymologie de liberté : &lt;b&gt;&lt;i&gt;1&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. &lt;i&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;« pouvoir qu'a la volonté de se déterminer sans subir aucune contrainte » (Sapientia ds Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, p. 289, 18); &lt;b&gt;2. &lt;/b&gt;« Immunités, franchises » (Charte de franch. octr. à la ville d'Orgelet, Tuetey, Ét. sur le dr. munic. en Fr.-Comté, p. 189 ds &lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Gdf&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Compl.); &lt;b&gt;3. &lt;/b&gt;« Degré le plus élevé d'indépendance reconnu à un groupe social » (&lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Bersuire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ms. B.N. n&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; 20312 ter, f. 27 verso ds &lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Littré&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;); &amp;nbsp;&lt;b&gt;4. &lt;/b&gt;« Condition de l'homme qui ne dépend pas d'un maître » (Lett. de Ch. le Bel, A.N. JJ 62, f&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; 178 r&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; ds &lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Gdf&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Compl., s.v. franchise); &lt;b&gt;5. &lt;/b&gt;« État de quelqu'un qui n'est pas prisonnier » (Psautier Lorrain, éd. Fr. Apfelstedt, XVII, 19); &lt;b&gt;6. &lt;/b&gt;« Possibilité pour quelqu'un d'agir sans contrainte » (op. cit., t. 1, p. 101); « absence de toute contrainte sociale ou morale; hardiesses en paroles » (&lt;span class="tlfsmallcaps1"&gt;&lt;span style="line-height: 150%;"&gt;Est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.); &lt;b&gt;7. &lt;/b&gt;Empr. au lat. libertas, -atis « état de celui qui n'est pas esclave ». &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;(Source CNRTL sur Internet).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Toute opposition au libéralisme, dès lors, ne pourra plus venir que d’une idéologie collectiviste liberticide ou d’un communautarisme réactionnaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;A partir du XVIIIe siècle, en France et en Angleterre, le libéralisme économique, néanmoins, assume ses fondements pratiques. Il théorise et justifie l’égoïsme. Auparavant, tout au long du XVIIe siècle, les jansénistes français et les puritains britanniques, main dans la main (invisible), préparèrent le terrain idéologique en débarrassant l’individu de toute responsabilité concernant le mouvement «&amp;nbsp;naturel&amp;nbsp;» de la société. Les réflexes individualistes les plus vulgaires trouvèrent opportunément leur place dans une morale nouvelle fondée sur l’idée que les hommes sont trop petits pour regarder le monde en face. L’individu, n’ayant qu’une vision parcellaire du mécanisme général, devait désormais travailler à sa prospérité personnelle en laissant les grands rouages capitalistes agir tranquillement par automatisme. Voir à ce sujet les livres de Dany-Robert Dufour et Jean-Claude Michéa. Lorsque le Dieu du Jugement se fait horloger, il ne s’agit plus de mériter un Paradis mais de respecter le fonctionnement d’un processus. La bourgeoisie ramène Dieu sur la terre et l’installe dans ses bureaux administratifs. Il devient en quelque sorte un Gestionnaire de la maison commune (définition de l’économie&amp;nbsp;: gestion de la maison) sans que Ses Voies pour cela s’en trouvent plus pénétrables. Les ouvriers aveugles que nous sommes participent en effet, chacun de leur côté, à l’œuvre totale, sans jamais avoir accès au plan d’ensemble et sans pouvoir distinguer par eux-mêmes le bien du mal. En bref, à partir de Pierre Nicole, théologien de Port-Royal, et Bernard Mandeville, auteur hollandais de la Fable des Abeilles, et plus encore après Adam Smith, le moraliste écossais, Dieu et la richesse matérielle ne font qu’un. Tout acte vicieux qui accroît celle-ci devient vertueux, et en retour tout acte vertueux qui lui fait obstacle devient vice. S’opère donc, pendant la période classique européenne, un retournement complet de la morale traditionnelle, doublé d’un phénomène curieux d’échange de libertés. Alors que dans le monde ancien, politiquement coercitif, les individus libres métaphysiquement avaient à faire leur preuve pour mériter Dieu, les hommes politiquement libres de la modernité se trouvent soumis à l’économie théologisée. Dieu n’agissant plus que par et dans l’économie, c’est elle, et uniquement elle désormais, que l’individu doit mériter. D’un projet de liberté, nous sommes passés à l’esclavage divin. Dieu gouverne l’économie qui gouverne les hommes. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Alors de trois choses l’une, ou bien le monde piloté par Dieu est mauvais, et ce n’est pas Dieu qui domine mais le Malin&amp;nbsp;; ou bien le monde est bon, malgré ce qui se présente à nos yeux, et nous devons nous résigner&amp;nbsp;; ou bien encore nous sommes toujours libres sans le savoir, l’économie est notre affaire, et Dieu, qui n’est pas horloger, nous jugera sur nos actes. Quoi qu’il en soit de ces trois hypothèses - que nous soyons les prisonniers du Mal, de Dieu ou de nous-mêmes - par quelle trappe invisible a donc pu disparaître, pendant que nous parlions, l’individu libéral avec sa liberté ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Serait-ce qu’il n’a jamais existé&amp;nbsp;? Il est en tout cas très visible aujourd’hui que derrière une apparence individualiste, nos sociétés «&amp;nbsp;démocratiques&amp;nbsp;» séparent et isolent les individus pour mieux les transformer collectivement en objets mécaniques uniformisés&amp;nbsp;; qu’elles exaltent le citoyen libre pour mieux ressaisir l’homme à la nuque&amp;nbsp;; pour qu’il vienne de lui-même, en quelque sorte, se placer sous le joug. Et de fait, cet individualisme extérieur constitue le meilleur appât et le plus grand leurre. Appât pour moralistes pressés et leurre pour contestataires. Souvenons-nous des propos de Guy Debord dans sa «&amp;nbsp;Société du Spectacle&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;«&amp;nbsp;De même que la logique de la marchandise prime sur les diverses ambitions concurrentielles de tous les commerçants, ou que la logique de la guerre domine toujours les fréquentes modifications de l’armement, de même la logique sévère du spectacle commande partout la foisonnante diversité des extravagances médiatiques.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; Comment pourrait-on répondre avec un si grand empressement aux injonctions économiques, achetant comme on nous dit d’acheter, travaillant comme on nous l’ordonne, si nous étions réellement ce que nous nous croyons, c’est-à-dire des individus libres et autonomes&amp;nbsp;? Que l’injonction prenne la forme érotique d’une caresse entre les jambes, ne change rien à l’affaire. Plus sournoise, elle n’en est que plus efficace. On n’imagine pas le niveau d’inertie intellectuelle que peut atteindre un organisme social travaillé par l’idéologie. Surtout l’idéologie du laisser faire et de la jouissance immédiate. Tout se passe comme si la société avait besoin du masque de l’individu pour anéantir sa réalité. Au minimum, il devient évident avec les crises actuelles qu’elle dissimule son mécanisme réel derrière un simulacre. Simulacre individualiste qui lui permet par surcroît de dénoncer, avec une violence et un acharnement hystérique et donc suspect, un collectivisme adverse, reflet du sien. Mais reconnaissons que l’ennemi ainsi désigné joue avec enthousiasme son rôle d’idiot utile lorsqu’il accepte de porter la casquette ouvrière du collectiviste assumé s’insurgeant contre l’égoïsme bourgeois. Ce que l’un s’efforce de nier, l’autre veut l’assumer en créant ce qui existe déjà. Au sens propre, en enfonçant une porte ouverte. Et c’est ainsi que depuis plus d’un siècle, les représentants de la contestation traditionnelle s’épuisent à combattre toujours les mêmes fantômes. Ce n’est pas parce que les libéraux ont construit leur fond de commerce sur la liberté individuelle, qu’elle existe réellement. Je dirai même, prenant ainsi à contre-pied toutes les oppositions, que le primat de la société sur l’individu, c’est le libéralisme qui l’incarne le mieux. Au collectiviste malgré lui (le libéral), répond toujours un libéral qui s’ignore (le socialiste). Car le libéral pense à l’individu en fabriquant dans ses usines un monstre qui l’anéantit, tandis que le socialiste pense à la collectivité en travaillant au même projet monstrueux d’anéantissement individuel. Marx avait donc vu juste en affirmant que le système capitaliste était un «&amp;nbsp;reniement achevé de l’homme&amp;nbsp;». Car l’homme se renie par la promesse non tenue de liberté individuelle. Et cela va plus loin, entendons-nous bien, que les questions de liberté formelle ou réelle. Il ne s’agit pas de savoir si l’énoncé de la liberté correspond à sa pratique, mais de chercher, dans les fondements technologiques des économies modernes, dans le hardware social, ce qui pourrait ressembler à quelque chose comme un virus endogène liberticide. Je me contente ici de prolonger certaines réflexions marxiennes, que l’on trouve notamment dans le Manifeste de 1848, concernant l’anéantissement par le capitalisme des valeurs bourgeoises. Valeurs, pour la plupart, récupérées de l’Ancien Régime. Pour Marx et Engels, l’avènement de la bourgeoisie en tant que classe dominante coïncidait avec la destruction de celles-ci. La bourgeoisie existe pour détruire la bourgeoisie, voilà le marxianisme. Il me semble que l’on n’a pas tiré toutes les conséquences de cette analyse. Citons un passage du Manifeste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, donc les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. La conservation immobile de l’ancien mode de production était au contraire, pour toutes les classes industrielles antérieures, la condition première de l’existence. Ce bouleversement continuel de la production, cet ébranlement ininterrompu de tout le système social, cette agitation et cette perpétuelle insécurité, distinguent l’époque bourgeoise de toutes les précédentes. Tous les rapports sociaux traditionnels et figés avec leur cortège de notions et d’idées antiques et vénérables se dissolvent&amp;nbsp;; tous ceux qui les remplacent vieillissent avant même de pouvoir s’ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont enfin forcés de jeter un regard lucide sur leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;» Et Guy Debord d’ajouter&amp;nbsp;: &lt;span style="font-family: Garamond; font-size: small; line-height: 150%;"&gt;«&amp;nbsp;La croissance économique libère les sociétés de la pression naturelle qui exigeait leur lutte immédiate pour la survie, mais c’est alors de leur libérateur qu’elles ne sont pas libérées. L’indépendance de la marchandise s’est étendue à l’ensemble de l’économie sur laquelle elle règne. L’économie transforme le monde, mais elle le transforme en monde de l’économie&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;L’individualisme libéral correspond donc à la réduction programmée de tout individu à une marchandise ou à un support de marchandise. L’absolutisme du libre-échange ayant besoin de l’individu isolé, donc inconsistant, pour s’exprimer pleinement. Derrière la marchandise bigarrée, libre de se déplacer d’un corps à l’autre, se cache la valeur d’échange uniformisatrice, traduite en argent. L’injonction libérale sollicite l’égoïsme en supprimant toute valeur extérieure à la pratique du commerce et précipite les individus dans une confrontation tragique avec leur néant. Enveloppes solitaires vidées de leur contenu social, ils se voient obligés désormais de chercher en eux-mêmes, dans une fuite en avant narcissique, le fondement introuvable de leur existence séparée. L’homme n’étant au fond qu’un support de naissance qui a pour mission de naître à lui-même en passant par l’autre, la marchandise ne peut que le sortir de son projet fondamental et provoquer chez lui le narcissisme terrorisé des bannis. Exilé de son monde, renvoyé à son seul intérêt matériel, sommé de lutter contre tous les autres, chacun des hommes de la modernité, sous le soleil bancaire, perd peu à peu son ombre, c’est-à-dire son âme. L’éternel midi de la consommation satisfaite et de l’égoïsme bien pensant interdit la projection désintéressée de soi vers l’autre. De cet enfer collectif pavé de bonnes intentions, nul ne peut sortir qu’en refusant la solitude libérale, négation de l’individu, l’exact contraire de la solitude ascétique. Le libéralisme étant un collectivisme, dans le sens où le comprend aussi Debord&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«…&amp;nbsp;C’est tout le travail vendu d’une société qui devient globalement la marchandise totale dont le cycle doit se poursuivre. Pour ce faire, il faut que cette marchandise totale revienne fragmentairement à l’individu fragmentaire, absolument séparé des forces productives opérant comme un ensemble.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; c’est au nom de l’individu, désormais, qu’il faudra le répudier. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;La morale de l’histoire, c’est que la liberté n’existe ni pour l’individu soumis à son corps social ni pour celui qui s’en croit totalement affranchi. Nous reviendrons sur ce «&amp;nbsp;déni du corps&amp;nbsp;» qui se trouve être aussi, dans la situation qui nous intéresse, le corps du délit.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;La grille de lecture que je propose ici permet de mieux comprendre ce qui s’est joué au vingtième siècle avec les différents socialismes appliqués. Faute de saisir le réel dans toute sa profondeur contradictoire, on s’est beaucoup écharpé autour de fantômes. Ceux qui comprennent cela, ne sont pas étonnés du tour qu’a pris l’histoire. Elle réunit maintenant les frères ennemis de ce que Guy Debord appelait le Spectacle, désignant ainsi l’espace idéologique commun aux deux blocs «&amp;nbsp;irréconciliables&amp;nbsp;» de la Guerre Froide. Le spectacle diffus (du côté libéral) et le spectacle concentré (du côté communiste) fusionnant dans les années 1980, et aboutissant, d’après lui, au spectacle intégré qui domine aujourd’hui sous le nom de néo-libéralisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Où l’on constate que cet individu dont on nous rebat les oreilles, il nous reste encore à l’inventer. Cette invention passant par l’organisation d’une société qui établirait les conditions de sa naissance. Car l’individu libéral n’est, comme l’individu socialiste, qu’un ersatz d’individu, un cyborg au service de l’économie. Le véritable individu, s’il doit exister, se rendra maître de lui-même par le contrôle collectif de son extériorité sociale.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Nous venons de voir les grands effets d’une petite manipulation symbolique. Il y en a beaucoup d’autres du même genre. Quel est donc le procédé kunique appliqué à cette situation? La Restauration du sens des mots affectés d’idéologie et l’attribution d’un sens nouveau à des mots désaffectés ou détournés. Il s’agit de mettre au jour les contradictions structurelles, sans se limiter aux structures économiques, dans un style marxien mais pas marxiste.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Ce que l’on gagne à sortir des autoroutes obligatoires de la pensée pour flâner au hasard des chemins inconnus. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Mais d’où vient le mot lui-même&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Kunique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Kunique est un équivalent de cynique. Il renvoie à l’école philosophique grecque du même nom. Philosophie du corps naturel, incarnée dans l’imaginaire collectif par Diogène de Sinope avec son tonneau, sa lanterne et ses masturbations publiques. Celui-là même qui répondit au grand Alexandre, venu lui demander ce qu’il pouvait faire pour lui, de s’écarter de son soleil. Des penseurs Allemands ont élaboré kunisme au siècle dernier pour marquer la différence avec cynisme, couramment utilisé aujourd’hui pour parler d’une attitude méprisante et hautaine. Je le reprends à mon compte en lui donnant une coloration différente. Je m’en sers comme d’une sorte d’aimant chargé d’attirer à lui tout ce qui permet de mieux lire le cynisme addictif (que je tiens pour l’idéologie dominante) et d’échapper à ses pièges. Mais voilà une nouvelle juxtaposition de termes qu’il me faut expliciter.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Deuxième digression&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le cynisme est une posture sociale consistant à se soumettre à une réalité déclarée naturelle, non humaine, et donc incontournable. C’est comme ça, on n’y peut rien, profitons de ce qui existe, carpe diem, prenons ce qu’il y a à prendre, il y a toujours eu des riches et des pauvres, après nous le déluge. Addictif, est l’effet d’une telle posture idéologique sur les masses. Celles-ci désormais sont priées de profiter de l’instant présent, qu’elles le veuillent ou non, selon des normes contraignantes qui abolissent le futur et le passé. Les punks seventies avaient bien deviné cette injonction nouvelle quand ils choisirent la voie de la destruction pour tenter d’exister malgré tout. Le retour du même sous des déguisements variés (la mode), est l’expression ultime de ce présent éternel de la marchandise sans histoire et sans projet. Tout détruire, ou disparaître dans la dépendance pathologique aux différents produits dont nous sommes submergés. Drogués ou violents, violents et drogués, tel paraît être le devenir nouveau des citoyens mutants de nos sociétés libres. Bernard Stiegler, le philosophe de la technique, appellerait cela, captation de l’énergie libidinale (énergie du corps désirant) par le marketing et la publicité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le cynisme addictif se distingue en somme par la résignation et la dépendance. Résignation devant la dernière création humaine collective naturalisée et dépendance à ses produits. Naturalisation par déni du potentiel créatif humain, dépendance par soumission à l’objet social. L’homme ne crée pas collectivement son environnement technologique, il gère le déterminisme naturel et subit l’œuvre d’un grand Autre. Fuyant ses responsabilités, il s’auto-confisque à lui-même son propre travail pour le confier à une puissance quelconque qu’il s’est choisi. C’est ainsi qu’il perd la main et que sa propre organisation lui devient invisible. D’autres appelleraient cela, aliénation. Dès lors, à quoi bon se révolter ? Se révolte-t-on contre une éruption volcanique&amp;nbsp;? Nous avons la résignation. Et pourquoi pas désirer ce qu’on nous donne comme le chien veut l’os que son maître lui cède&amp;nbsp;? Nous avons la dépendance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;A ce cynisme-là, j’oppose donc le kunisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Terme choisit d’abord pour sa puissance expressive. Décision artistique plus que philosophique, ce qui n’interdit pas de continuer brièvement à explorer son origine. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Kunos signifie chien en grec, canis veut dire chien en latin. Du premier dérive kunique, de l’autre vient cynique. Il y a donc dans kunique la volonté de retrouver les fondements grecs du concept. Chien de la philosophie, le philosophe kunique ancien est avant tout un ascète, un homme du dépouillement, une sorte de yogi occidental dépravé qui croit en la nature contre la société. Il y a du Rousseau là-dedans, mais sans le contrat social. Il y a du Robinson aussi, et du Don Quichotte peut-être. Du Sancho Pança en tout cas. Imaginons un Sancho robinsonné au milieu d’une grande ville. Un SDF vivant nu dans un tonneau, complètement indifférent aux lois et aux pratiques sociales. Vilipendant à longueur de journée ses compatriotes et satisfaisant ses besoins physiques au moment même où ils se présentent et à l’endroit même où il se trouve, sans souci d’aucune bienséance&amp;nbsp;; pensant que le bien consiste à se défaire des habitudes sociales, de diminuer ses besoins artificiels et de se tenir au plus près de l’état naturel. Il faut l’imaginer hurlant, vitupérant, dans une sorte de ministère du bien naturel contre le mal social et l’hypocrisie. Un décroissant sous la lune, à poil au milieu des gens, mangeant ce qu’il trouve, buvant itou, moquant la faiblesse de ses contemporains, crachant sur les puissants. Un Bakounine sans prolétariat ni révolution.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Bon, voilà, pour le passé&amp;nbsp;! Mais moi qui suis beaucoup plus introverti, loin des exhibitions publiques et des exubérances verbales ou physiques, je me contente d’exercer ma liberté de penser, le nez dans mes bouquins, hors des cadres établis et dans l’illégitimité la plus assumée. Un pirate en chambre, par conséquent. Un kunique en peignoir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Pour mieux situer le kunisme, tel que je l’entends, dans le champ de la pensée contemporaine, précisons qu’il se trouve au carrefour de quatre axes principaux. Le premier, suivant la ligne marxienne, passe par Debord et débouche sur la critique actuelle de la valeur, le deuxième parcoure les territoires de ce que Peter Sloterdijk appelle des systèmes d’exercices (les traditions spirituelles), le troisième traverse le champ freudo-lacanien et le quatrième reste fidèle à la synthèse écologique gorzienne en rejoignant l’élan artistique initial. Tout cela avec un arrière-plan grec et chinois. Grec avec les cyniques, chinois avec Tchouang Tseu (traduit par Jean-François Billeter). Marx et Debord pour l’analyse économique et idéologique de l’existant, Lacan et les systèmes d’exercices pour la valeur symbolique des activités humaines, André Gorz pour la liberté de conscience, l’art pour tout autre chose que l’art.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Que faire avec tout cela&amp;nbsp;? L’idiot peut-être, tout simplement.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Voyons, donc.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Idiot&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le terme idiot a deux origines&amp;nbsp;: l’une est grecque&amp;nbsp;encore (idios), et veut dire particulier, singulier&amp;nbsp;; l’autre est latine&amp;nbsp;(idiota) et signifie sot, ignorant. Un simple mélange des deux nous donnera le concept kunique. Sa définition pourrait être&amp;nbsp;: singularité volontairement ignorante. Ignorante de quoi&amp;nbsp;? Eh, bien des arguties auto-justificatrices du monde tel qu’il va. Je préfère être idiot avec Lao Tseu, qu’intelligent avec Milton Friedman ou Christine Lagarde, en serait la bonne expression. L’idiotie kunique n’a donc rien à voir avec le bons sens&amp;nbsp;: ramassage des restes vulgaires d’un savoir prémâché servis par le péquin au comptoir des cafés. Rien à voir non plus avec l’idiotie ambiguë d’un Jean Edern-Hallier, l’idiot international au service de lui-même. Non, notre idiotie à nous se réclame du taoïsme le plus impur (le pur taoïsme n’existe pas) en ce qu’elle rejoint les concepts d’inutilité sociale, de vide et de non-agir qui distinguent celui-ci, de même qu’ils distinguaient déjà en Europe la philosophie de Diogène, l’aboyeur athénien du IVe siècle avant notre ère.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le cynisme pragmatique de la belle époque que nous vivons, où l’exercice le plus universellement répandu consiste à socialiser les pertes privées et à privatiser les bénéfices publics, où le personnel politique est fort logiquement sélectionné sur des critères de virtuosité dans la pratique de ce bonneteau légal, et où l’utile est associé au paiement par les pauvres de la prévarication naturelle des riches, le cynisme pragmatique, donc, nous oblige aujourd’hui à revoir de fond en comble le rapport inutilité-utilité sous l’angle de l’inutilité de l’utile et de l’utilité de l’inutile. A cette fin, il pourra s’avérer utile d’en revenir aux grands spécialistes de l’inutile que furent les ermites ou les moines paysans de la Chine ancienne. Par ailleurs, de la même façon que le trop plein des objets et des mots d’aujourd’hui favorise la conversion du regard aux différentes notions du vide, qu’il soit métaphysique comme pour le Tao ou ontogénétique comme pour Lacan, le trop agir actuel, qui n’est qu’une gesticulation insensée conduisant au néant (le néant étant comme chacun sait tout autre chose que le vide), est le promoteur paradoxal du non-agir. A condition d’entendre non-agir (wu wei) au sens d’une opposition radicale à l’agir contemporain établi.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le kunisme se définissant comme un anti-cynisme, il était originairement destiné à&amp;nbsp; promouvoir un changement de regard et d’attitude, à provoquer une conversion. Les formes présentes de la pensée et de l’action n’étant plus en cohérence avec cette image neuve du monde ébauchée à la fin du siècle dernier par un ensemble hétérogène de critiques émergentes, il fallait dépoussiérer notre espace symbolique et changer radicalement les mots de la critique, sans égard parfois pour leur âge avancé. Les actions suivraient.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le kunisme exige un nouveau langage, une attitude nouvelle, disais-je. Il se positionne certes sur le terrain d’une critique radicale de la société marchande, mais n’en approuve pas pour autant toutes les analyses et toutes les conclusions. Il récuse l’emploi de capitalisme par exemple pour désigner de façon définitive le mode d’existence moderne. Lui préférant prolétarisme ou cynisme addictif en raison d’une acception plus générale et moins fanatiquement économiste de ces termes. Je reviendrai sur prolétarisme. Il ne croit pas davantage dans l’individualisme libéral, mais pense au contraire que le libéralisme est un collectivisme. Il procède donc au retournement de la rhétorique conventionnelle pour laquelle collectivisme est lié au projet communiste et individualisme au projet libéral. Il réfute le partage entre spirituel et matériel. Le matériel humain étant pour lui spirituel comme le spirituel est d’emblée matériel. Il n’adhère pas non plus à la dichotomie théorie action. La théorie étant une action et l’action une théorie. Il ne voit pas dans la lutte des classes un instrument fatal ou suffisant de l’émancipation, et ne sacralise pas les forces productives. Comprenant en effet que le moteur essentiel, quoique tabou, de la machine productiviste est l’inégalité sociale, l’humanité, selon lui, n’a pas de tâche plus urgente que de s’en libérer. Quitte pour cela à sacrifier sa productivité actuelle. Car, en un choix pleinement assumé fondé sur le constat d’une impossibilité axiomatique à obtenir la richesse sans créer du même coup la pauvreté, il préfère une société moins riche pour tous à une société somptuaire pour quelques uns. Replongeant très souvent, d’autre part, dans les profondeurs marxiennes de la critique, il ne considère pas les possédants, les dominants, seulement comme les promoteurs de l’hypermachine aliénante, il les regarde aussi et prioritairement comme ses victimes consentantes, au même titre que les dominés satisfaits. Enfin, et peut-être surtout, il ne dissocie pas corps individuel et corps social, et se propose même d’élaborer une théorie des trois corps (individuel, social et cosmique) qui donnerait à envisager leur harmonisation consciente comme le maître projet humain. Lequel rejoindrait volontiers ce que l’on appelle les messages de spiritualité (des systèmes d’exercices, dirait le philosophe Peter Sloterdijk), si ces derniers n’avaient pas pour fâcheuse habitude d’oublier dans leurs équations mystiques le corps social intermédiaire dont ils font un simple décor, extérieur et neutre, pour leur théâtre de l’âme. Focalisés sur l’apparence individuelle, ils découpent la personne réelle suivant des pointillés et ferment l’accès au savoir immanent d’un corps global qu’ils avaient pour mission première d’explorer. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;De tout cela ressort une attitude. Pour s’opposer à l’hypermachine aliénante, il faut démonter avec précision ses rouages et dévoiler ses paradoxes. A cet effet, une grande campagne de désintoxication doit être engagée. Car l’intoxication au cynisme laisse des traces bien plus profondes dans le métabolisme général que tout autre substance psychotrope. Une mort sociale par overdose risque même de survenir après quelques années seulement d’utilisation massive de ses fétiches. L’accoutumance y est d’autant plus rapide et difficile à vaincre que des éléments de notre psychologie individuelle profonde, capter par elle, lui servent de soutien. La phase suivante consistera à s’engager dans l’élaboration d’un contre-discours, à s’armer d’un contre-symbolisme, pour dégager une contre-action, que j’appelle un non-agir, dans la mesure où elle consiste essentiellement à désigner, à porter en pleine lumière, la nature profonde de l’être social contemporain par négation en soi, puis en nous, de ses effets, et donc de ses causes.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;A l’heure où j’écris ces pages, un mouvement, explorant à nouveaux frais les possibilités d’une action véritablement spontanée, se développe en Espagne&amp;nbsp;: le mouvement des indignés, dont le nom fait référence au livre à succès d’un vieux résistant français toujours sur la brèche. Ces indignés souhaitent à l’évidence reprendre l’histoire à zéro. De Madrid ou d’ailleurs, ils répondent par exemple à ceux qui s’inquiètent de savoir s’ils sont ou non contre le système que c’est plutôt le système qui est contre eux. Voilà un bel exemple de retournement «&amp;nbsp;kunique&amp;nbsp;» d’un révolutionnairement correct devenu insupportable à force de platitude et d’auto-satisfaction puérile, et pour lequel il est valorisant (ah! le grand papa 68) de s’autoproclamer rebelle et marginal face à un système exécré, tenu pour ontologiquement extérieur à soi. Ce que comprennent instinctivement les indignés, au contraire, c’est que rien dans le système n’est véritablement extérieur et que sa forme est en chacun de nous. Que sa forme &lt;u&gt;est&lt;/u&gt; ce «&amp;nbsp;nous&amp;nbsp;» même.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Sont-ils dans le non-agir, alors ? Certes oui, puisqu’ils ne font en somme que prendre leur place (tomar la plaza), comme ils disent ; démontrant ainsi, s’il en était besoin, le peu de place que réserve à l’homme ordinaire l’avènement du monstre techno-social créé par lui et qui n’est que lui-même s’effondrant sur lui-même, le corps social tombant sur le corps individuel. J’en déduis que le non-agir consiste à trouver le bon souffle et la bonne position pour s’installer devant soi-même et se faire honte (vergogne) d’avoir édifié un corps social aussi mal assorti à un corps individuel potentiellement souverain, bien planté dans l’axe du monde. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Changer les mots de la critique pour mieux saisir les maux du corps, puis changer le corps des mots pour mieux se saisir soi-même dans le vide harmonisateur de l’être, telle est donc la voie kunique, telle est donc son idiotie.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;D’abord, changer les mots de la critique, disais-je. Après la requalification du libéralisme en collectivisme, tout à l’heure, prenons un exemple de remplacement kunique d’un mot courant de la contestation, prolétarisme, que j’ai employé tout à l’heure, à la place de capitalisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Prolétarisme&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;J’ai toujours pensé que capitalisme était un terme inapproprié pour désigner le projet anthropologique global, fût-il inconscient, de notre mode de production. Qu’il était réducteur et pas assez évocateur. Moins évocateur assurément que servage ou esclavage, décrivant les périodes antérieures. Je lui préfèrerais, ô combien, prolétariage par exemple, ou salariage, qui souligneraient d’emblée le devenir instrument des hommes d’aujourd’hui, le projet évident de réduction existentielle. L’un de ces termes (prolétariage aurait ma préférence) permettrait aussi d’entrevoir une sortie du clivage absurde et inopérant capitalisme-anticapitalisme. Car un simple changement de propriétaire, comme nous le confirment des expériences récentes in vivo, ne garantirait nullement une sortie de ce prolétariage ou prolétarisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Bien que l’économie mérite une grande attention, et que nous acceptions les grandes lignes de son analyse marxienne, quel esprit réellement scientifique aujourd’hui pourrait négliger l’hypothèse réaliste selon laquelle notre mode de production, «&amp;nbsp;le monde à l’envers&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;le reniement achevé de l’homme&amp;nbsp;», serait, non pas l’ultime étape avant l’émergence d’un monde réconcilié, sans classes, mais la dernière avant l’autodestruction? Autrement dit, pourquoi refuser d’imaginer notre mode de création de richesses comme le dévoilement d’une pratique humaine indépassable en termes économiques&amp;nbsp;? Imaginons un petit instant que ce qui s’appelle encore capitalisme ait eu seulement pour l’humanité une valeur définitive de concientisation. Qu’il ait mis en lumière sa part maudite. Imaginons qu’un grand miroir se soit tout à coup dressé sur le monde, et qu’il nous permette enfin de sortir de notre ignorance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le matériau fondamental du kunisme est l’imaginaire collectif. Le kunique se voit comme un «&amp;nbsp;sculpteur social&amp;nbsp;» travaillant le paradoxe et l’abstrait réel de nos sociétés comme d’autres travaillent le bois ou le métal. Et dans son travail actuel, il croit donc indispensable de faire advenir prolétariage ou prolétarisme à la place de capitalisme. Il paraîtra évident à tous, après une courte introduction à la nouveauté du terme, que capitalisme dit moins que prolétariage, qui évoque immédiatement une action concrète sur les corps individuels, une situation précise et un rapport social, au même titre qu’esclavage ou servage. Car produire des esclaves, des serfs ou des salariés, des prolétaires, est l’activité principale des trois types d’organisation sociale envisagés. Cependant, le terme salarié étant associé à ceux de liberté, d’émancipation et de progrès, interdiction nous est faite à jamais de le déprécier en le mettant, par exemple, sur le même plan que les catégories antérieures de dominés. La théorie marxienne se voulait pourtant dépassement de l’Etat et du salariat. Pourquoi dit-on esclavage et pas prolétariage, esclavagisme et pas prolétarisme&amp;nbsp;? Alors même que prolétaires et esclaves partagent nombre de points communs. Sans doute parce que le prolétaire incarne, pour le libéralisme comme pour le marxisme, le sommet de l’évolution humaine. De manière honteuse, inavouée, refoulée, pour l’un, de façon enthousiaste pour l’autre. Le libéralisme fabrique des prolétaires, c’est-à-dire des dépossédés, tandis qu’il pense œuvrer pour la liberté. Le marxisme, quant à lui, se propose de les fixer, après qu’ils ont été produits, dans le marbre idéologique. D’un côté, on se ment à soi-même, de l’autre, on oublie la finalité première qui était le dépassement du prolétariat. Avec prolétarisme, on revient à la réalité d’un corps soumis et aliéné. Il ne faut pas chercher plus loin, je crois, la raison pour laquelle on lui préfère capitalisme, plus technique et plus abstrait. De même, l’expression mode d’exploitation a pour avantage de nous placer, mieux que mode de production (à la relative neutralité), dans une perspective immédiatement sensible. D’un mode de production, fût-il historique, pourquoi se dégager&amp;nbsp;? Alors que d’un mode d’exploitation, fût-il naturel, pourquoi ne pas sortir au contraire ? La première victoire de l’idéologie est de nous avoir fait accepter sans barguigner un langage de spécialiste-expert-cybernéticien-cynique véhiculé avec le plus de conviction par ceux-là même qui voudraient le combattre. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Une des leçons à tirer de l’histoire, est que chaque mode d’exploitation produit sa vision du monde, sa réflexivité. Celle du prolétariage se caractérise par un rationalisme étroit et circulaire se prouvant à lui-même sa propre supériorité dans un champ qu’il a lui-même choisi. Les Lumières marquèrent sa naissance d’une empreinte héroïque. La Raison dit&amp;nbsp;alors : «&amp;nbsp;que la lumière soit&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» et la lumière fut. Mais on crut à la transparence, et la transparence ne fut pas, on crut à la justice, et la justice ne vint pas. C’est le mérite de Peter Sloterdijk, encore lui, d’avoir montré dans sa «&amp;nbsp;Critique de la Raison Cynique&amp;nbsp;» les liens nécessaires entre Lumières et cynisme. L’objectivité supposée, sous-tendue par la démonstration scientifique, d’une conscience détachée et surplombante, conduit tout droit au cynisme, c’est-à-dire au regard froid et satisfait sur sa propre situation, surtout lorsque cette situation n’est pas trop inconfortable. Les Lumières aboutissent finalement à un gigantesque processus de naturalisation (au sens d’empaillage) de la réalité. On réduit d’abord un être à son connaissable (en le tuant par exemple), pour ensuite conclure à sa totale connaissabilité. Mais, au surplus, pour reprendre encore le Manifeste du Parti Communiste, la bourgeoisie «&amp;nbsp;a noyé l’extase religieuse, l’enthousiasme chevaleresque, la sentimentalité du petit-bourgeois dans les eaux froides du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange&amp;nbsp;; elle a substitué aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce. En un mot, à la place de l’exploitation, voilée par les illusions religieuses et politiques, elle a mis une exploitation ouverte, directe, brutale, éhontée.&amp;nbsp;» Comment ne pas être frappé par l’actualité de ce discours, énoncé il y a presque deux siècles. Intrinsèquement, le prolétarisme est donc une vaste entreprise de désenchantement avec pour seul critère moral l’efficacité économique. Certains, comme Adam Smith, on crut y voir la Main de Dieu. Dieu ne peut vouloir le Mal, le Marché est une création de Dieu, donc le Marché est bon. S’appuyant sur l’impénétrabilité de la volonté divine, il déclare, à la suite de Pascal, le philosophe, Pierre Nicole, le théologien, et Bernard Mandeville, l’auteur de la Fable des Abeilles (les vices privés font la vertu publique), que la cupidité et l’égoïsme sont les expressions de cette volonté. Nous assistons ici aux premières évocations d’un monstre collectif comme nouveau sujet théologique. Il se peut que certains de nos gestes individuels paraissent mauvais à première vue, mais c’est que notre situation personnelle à l’intérieur de la ruche nous rend difficile l’observation directe de cette totalité organisée par Dieu. A une certaine hauteur, la perfection devient au contraire évidente. Ne voyons-nous pas tous les jours la richesse des nations augmenter avec le déploiement des égoïsmes&amp;nbsp;? Mais, de Adam Smith au Marquis de Sade, il n’y a plus alors que l’épaisseur d’une feuille de vigne. Dany-Robert Dufour, professeur de philosophie à Paris VIII, à qui je dois cette approche, la fait tomber dans son livre «&amp;nbsp;La Cité Perverse&amp;nbsp;», sous-titré&amp;nbsp;: Libéralisme et Pornographie, où il montre comment le Sade de la Révolution est l’aboutissement nécessaire et inéluctable de cette sorte d’économisation de la religion, ou de déification de l’économie, de moralisation de l’immoral, engagée par les jansénistes français du XVIIe siècle. Il en ressort que le Marquis de Sade serait le libéral le plus conséquent&amp;nbsp;de l’histoire ? Un modèle souterrain, en tout cas, étalon d’une société de pervers polymorphes dopés à l’Adrénaline du Marché. Dieu organisant d’en haut les ébats de la ruche, la Main dans les culottes et dans les pantalons. D’où, là encore, l’infini grotesque des déplorations et offuscations puritaines modernes qui, occupant nos oreilles, nous empêchent d’ouvrir les yeux. La perversité est au cœur du système, pas dans la manière de le pratiquer. Le poète Pasolini savait bien que la pornographie n’était plus désormais sur les affiches de cinéma ou à la devanture des kiosques à journaux, mais partout au fond de nos existences les plus quotidiennes. A quoi bon dénoncer les effets d’une dérive sans en exposer la cause. Le cynisme, c’est aussi la naturalisation et la justification d’un ordre, la résignation, l’adoption du point de vue de la ruche, du point de vue de la machine, du point de vue du robot. Que l’on donne ensuite pour nom à cette machine Dieu ou Economie, c’est tout un.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Les premiers shoots au cynisme suscitent l’euphorie (on se croit supérieur et presque divin soi même), les suivants, comme pour la plupart des drogues, provoquent cette souffrance du manque dont on ne sort provisoirement qu’en augmentant les doses. J’ai donc nommé cette vision du monde, cette réflexivité propre au mode d’exploitation prolétarial&amp;nbsp;: cynisme addictif. Et, pour contrecarrer ce cynisme, j’ai décidé d’en revenir au cynisme grec ancien que j’appelle, avec d’autres, kunisme. Diogène contre Sade en somme, car les deux jouent la nature contre la société. Mais l’un joue avec le désir et les besoins, l’autre avec les pulsions. Il y a donc nature et nature, et finalement rien n’est moins naturel que la nature pour l’homme. Et Sade est paradoxalement le plus proche d’une pure nature naturelle. Les pulsions représentant le fond humain le plus primitif. Diogène voulait encore se dominer lui-même. Il est donc de cette lignée de sages ascètes considérant qu’il n’est pas de plus grande liberté que la maîtrise de soi et la totale indifférence vis-à-vis des normes sociales du moment. Avec Sade au contraire, il n’est question que de la domination d’autrui et de la totale soumission aux pulsions individuelles. Or, ces pulsions individuelles devenant le fond de commerce du mode d’exploitation prolétarial à son zénith, non seulement leur expression n’est plus transgressive, mais encore, elle conforte et nourrit désormais le corps social métastasé dont la pathologie peut s’appeler capitalisme. Pour moi, il y a donc d’un côté l’individu (Diogène), ou la possibilité d’un individu, et de l’autre (avec Sade) la machine sociale pulsionnelle. Car il n’est d’individu réellement libre que maîtrisant son corps social, et c’est la raison pour laquelle je vois dans le kunisme un yoga du corps social.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Oui, mais que faire ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Explorer les marges, toujours et encore.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;In transition&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Par exemple, mon attention fut attirée il y a peu sur l’idée de ville en transition, ou d’initiative de transition, développée ces dernières années dans quelques pays à travers le monde. Cette idée qui se répand à très grande vitesse nous vient d’Angleterre, et particulièrement d’une petite ville du sud appelée Totnes. Rob Hopkins, un professeur en permaculture, en fut l’initiateur. La permaculture est la méthode d’adaptation d’un écosystème à une logique efficace du long terme et du moindre effort. C’est un soin collectif en quelque sorte, une médecine, qui travaille sur l’idée de résilience, c’est-à-dire sur la capacité d’un système à retrouver l’équilibre après un choc violent. Appliquée à une communauté humaine, cette pratique revient à diagnostiquer ses fragilités systémiques, notamment en matière de consommation d’énergie, d’approvisionnement, de transport et d’échange, pour corriger son aménagement global en direction d’une plus grande autonomie, d’une relocalisation de l’économie, d’un plus grand respect des ressources, d’une diminution de l’empreinte écologique, d’une réappropriation des savoirs et des techniques et d’un mieux-être collectif. Prenant en compte les conséquences du pic pétrolier déjà atteint ou en passe de l’être et du changement climatique en cours, cette méthode, analyse puis réorganise le champ collectif global pour répondre aux nouveaux déséquilibres ou pour les anticiper. Les initiatives de transition proposent donc d’adapter un territoire entier, considéré comme un tout synthétique, un système complexe et cohérent, à la réalité cruciale des limites naturelles. Au lieu de créer des zones franches expérimentales ou de s’intéresser à des points isolés du système, elles analysent des espaces existant (des écoumènes comme dirait les géographes) pour en infléchir le mouvement en direction d’un plus grand respect des équilibres sociaux et environnementaux. Avec le souci premier de la dignité humaine.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Le taoïsme kunique, tel que défini précédemment, semble en parfait accord avec ces principes. D’une part la résilience rejoint l’idée d’unité entre cosmique et social. Elle cherche à harmoniser ou à rétablir les liens distendus entre environnement et activités humaines, le yin cosmique et le yang social se concevant comme les deux parties en conjugaison d’un tout. D’autre part, le concept de non-agir (wu-wei) s’adapte parfaitement à une forme d’action consistant à rediriger les forces sociales entropiques (se dispersant en chaleur inutile et polluante) vers le circuit néguentropique (freinant le gaspillage) des associations solidaires. Cette action ressemblerait alors à une sorte de gymnastique sociale taoïste, à un Qi-Gong politique. Ce que préconise par ailleurs la transition résiliente, c’est de faire de nécessité vertu, d’utiliser les crises environnementale, énergétique, sociale, économique et civilisationnelle comme moyen d’accélérer un processus vertueux d’adaptation des structures à une autre forme de communauté. Bonne alternative aux mouvements qui visent seulement la conquête du pouvoir étatique en donnant de si mauvais résultats. Ceux-là se retrouvent la plupart du temps dans l’obligation de gérer le connu en lui appliquant par la force des recettes de bonheur absurdes. Les gens de la transition résiliente pensent, au contraire de tous ceux qui répondent à la question des lendemains par le sempiternel «&amp;nbsp;on verra après la Révolution&amp;nbsp;», qu’une vision précise des lendemains est justement la condition de réussite d’un projet et que pour basculer dans le nouveau, il faut que ce nouveau ait déjà été mis en place dans le présent. Façon de voir qui était exactement celle du philosophe écologiste André Gorz. Pour moi, cette pratique a aussi l’avantage de travailler directement le corps social et de ne pas indiquer seulement la voie d’un «&amp;nbsp;salut&amp;nbsp;» individuel par application de consignes privées (éteindre la lumière, prendre des douches, trier ses déchets) ou de rituels domestiques. Elle se situe d’emblée dans l’inter-individuel, la relation et les modalités du social le plus étendu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;En conclusion, je dirai que le kunisme est un taoïsme grec du XXIe siècle qui avance sur les chemins de la critique radicale (critique de la racine ou à la racine) pour promouvoir la création collective de l’individu. Individu qui ne peut éclore qu’en faisant la synthèse des trois corps qui le constituent. Le corps individuel (imaginaire), le corps social (symbolique) et le corps cosmique (réel). J’appelle corps imaginaire ou individuel l’espace de la conscience et de la survie, intériorité immunitaire simple, support du désir et de l’illusion. J’appelle corps symbolique son extension spirituelle, technologique et collective, intériorité immunitaire complexe, support de la connaissance et de la technologie. Enfin, j’appelle corps réel l’enveloppe ultime (l’univers) avec sa part d’inconnu, intériorité immunitaire globale, à l’intérieur de laquelle il n’y a plus rien qui ne soit déjà elle.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Il faut sans doute ici que je précise un peu cette conception générale du corps. Et je terminerai par là.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"&gt;Trinité&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Abandonnez un instant l’image que vous vous faites de la naissance. Un petit d’homme arraché à son nid douillet, tombant dans un espace extérieur plein d’obstacles et de caresses. Imaginez plutôt une greffe, une bouture. Celle de deux corps en formation. L’un fragile et directement perceptible dans sa totalité, l’enfant, l’autre plus solide au premier abord, mais aussi plus insaisissable, multiple et dispersé, que j’appelle corps social. Avec son interface, la famille. Un jeune corps tout neuf et malléable, corps individuel, sur un vieux corps stratifié, mélange de travail mort et de travail vivant. Le travail mort constituant l’héritage collectif de savoirs, de savoir-faire, de technologies, de ressources disponibles, d’infrastructures, de symboles, de traditions, de langage, de culture, etc. Et le travail vivant, désignant la présente mise en œuvre de cet héritage. Naissance et développement&amp;nbsp;: greffe d’un corps individuel nouvellement né sur un corps social préexistant, formant ensemble une entité nouvelle, un corps socio-individuel, dont les éléments deviennent inséparables. Un mélange de deux organismes ne faisant plus qu’un.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Ramené à son expression la plus simple, un corps vivant est une intériorité immunologique, c’est-à-dire un objet enveloppé, séparé, voué à sa pérennisation et à sa propagation. Séparé, il ne l’est cependant qu’imparfaitement, puisque son immunologie même nécessite l’interaction avec un milieu. En précisant donc la définition, nous dirons qu’un corps vivant est une intériorité immunologique en milieu (comme on dit «&amp;nbsp;en situation&amp;nbsp;»). Par extension, nous parlerons d’immunologie sociale, technologique ou symbolique. D’ailleurs, le corps vivant peut être vu à l’extrême comme une société de cellules, les cellules comme des sociétés de molécules, les molécules comme des sociétés d’atomes, etc... Les cellules associées forment le corps vivant et les corps vivants associés forment un corps social plus ou moins complexe et plus ou moins harmonieux. Le corps social humain ajoute à la physique, la chimie et la biologie, des dimensions psychologiques, technologiques et symboliques d’une grande complexité interagissante. Les sociétés vivantes sont donc au final une immense concaténation d’immunologies gigognes imbriqués les unes dans les autres et en interaction permanente. De l’atome à la galaxie, et de la cellule à la Communauté Européenne, des superpositions d’immunologies ayant chacune sa logique et entrant en résonance avec l’ensemble. Un corps n’est jamais seul, un corps n’est jamais séparé. Il ne l’est faussement que pour lui-même, dans une réflexivité déterminée. La conscience et le regard ayant été bâtis pour répondre aux besoins immédiats du corps individuel, ils reconnaissent en priorité les signes de distinction et les reliefs discriminants. Mais l’illusion d’autonomie, pour être naturelle, n’en devient pas moins dangereuse lorsque l’homme acquiert la capacité d’intervenir sur les structures vivantes fondamentales. A ce moment de l’évolution, il creuse sa propre tombe en renforçant la frontière organologique, et l’action qui augmentait jusqu’à présent ses chances de survie se retourne en tsunamis dévastateurs. Un feed-back négatif se met en place et chaque pas effectué sur le terrain de cette autonomie arrogante le rapproche d’une disparition définitive. Sa vision du monde, le produit de sa conscience séparée, entre en contradiction avec les nouvelles nécessitées de son être ensemble. Il doit alors changer sa vie et d’abord son regard.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;La vision immunologique des choses, permet de penser la liaison des intériorités physiques, biologiques et sociales, et leur profonde unité. Elle ouvre le chemin vers un nouvel holisme. La théorie unifiée des intériorités, voilà à quoi nous travaillons.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Une première ébauche de cette théorie nous permet déjà de considérer la société humaine, non plus comme un agrégat d’individus se donnant des règles pour vivre ensemble, mais comme une sorte de milieu associé, constituant un prolongement organique, un système immunologique supérieur, capable, pour le meilleur ou pour le pire, de s’autonomiser par absorption et dilution de ses constituants vivants. Un nouvel être en gestation, en somme, dont nous serions les éléments. Pourquoi n’existerait-il pas en effet une loi universelle de la gravité immunologique pouvant aller jusqu’à la constitution d’un être techno-social autonome&amp;nbsp;à la taille du monde ?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;J’aurais l’air ici d’un délirant si des projections récentes ayant connus quelques succès sous le nom de posthumanisme n’apportaient du crédit à cette affirmation. Comme Teilhard de Chardin en son temps, mais pour d’autres raisons, les posthumanistes se réjouissent de la fusion prochaine de l’homme et de la machine. Mais si le paléontologue chrétien attendait de cette fusion l’avènement de l’Esprit, les posthumanistes n’en espèrent que la confirmation de leur optimisme. Pour l’un comme pour les autres, pas d’amélioration volontaire et individuelle à espérer, seulement l’amélioration mécanique et déterministe d’une mégamachine hybride. Les optimismes chrétien (la création de Dieu ne saurait être mauvaise) et scientiste (la technoscience fait le bien) se rejoignent dans une même idolâtrie cybernétique. Dans les deux cas, il s’agit de privilégier l’intériorité sociale en formation au détriment de l’intériorité individuelle, et donc d’adapter l’individu à un milieu nouveau en révolution permanente et pourtant créé par lui. On s’échine en conséquence, et paradoxalement, à jouer la naturalisation du milieu social associé, au lieu d’en assumer l’artificialité et d’imaginer de le changer en fonction d’un projet humain global. En ce sens, l’anthropotechnique actuelle, technique d’amélioration humaine, consciente ou non, rejoint celle du siècle dernier, quand il était question de créer de l’extérieur un homme nouveau. Sloterdijk a raison d’insister, dans son dernier livre traduit en français («&amp;nbsp;Tu dois changer ta vie&amp;nbsp;» éditions Libela-Maren Sell) sur les systèmes d’exercices despiritualisés comme formes de dressage collectif. Nietzsche aussi avait bien identifié la question centrale pour les humains théocides de son époque et d’après, quand il forgea en son crépuscule solitaire le concept trop mal connu de surhomme. Surhomme&amp;nbsp;: celui qui s’élève au-dessus de lui-même, l’acrobate, selon Sloterdijk, l’exerçant, l’artiste de la suspension. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Fort de ces connaissances, le kunisme en appelle à un changement radical, passant par une rupture de perspective d’abord, par une rupture éthique ensuite. Rupture de perspective en décrivant les choses depuis l’intériorité étendue. Rupture éthique, en s’inscrivant dans une ascèse personnelle et donc politique et sociale.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;La rupture de perspective, ou rupture épistémologique (esthétique aussi), commence avec le regard sur l’intériorité immunologique, ou les intériorités immunologiques articulées (architecture). Il s’agit d’un regard intérieur qui rompt avec le surplomb réaliste-cynique. Au lieu de situer chaque être humain en observateur extérieur de la réalité, y compris celle de ses propres moyens immunologiques, elle inscrit le regard dans l’observé et ne s’éloigne jamais de la densité corporelle, de la chaleur du Soi immunitaire. Soi avec une majuscule parce qu’il dépasse l’illusion de solitude individuelle et de limite épidermique ou identitaire. Et lorsque ce regard s’exprime, il est obligé d’opérer une révolution des pronoms personnels. Dans le je, il doit saisir la nuance d’indéfini ou de multiple, et dans le il, la nuance d’implication personnelle. J’on ou j’il traduiront alors en langage courant le passage (clandestin tout d’abord) des frontières existentielles. Car pour parler de mon corps social, de l’intériorité immunologique large, enveloppe artificielle immédiatement supérieure à l’intériorité du moi restreint, je ne peux dire, dans le système des pronoms actuel, qu’un je, un on, un il ou un nous. (Je) serait plus exact mais ne dirait rien des autres, (il) ou (on) ne m’impliqueraient pas suffisamment, et (nous) oublierait le milieu associé technologique. Par souci de précision, de vérité, et de renouveau esthético-symbolique, je propose donc les pronoms «&amp;nbsp;j’il&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;j’on&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;j’Il&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;j’elles&amp;nbsp;» pour référer à un locuteur passe-murailles qui voudrait rompre avec l’illusion native du moi isolé et s’avancer fièrement vers la responsabilité immuno-logique. Ce locuteur ne serait plus, ou plus seulement, &lt;u&gt;dans&lt;/u&gt; un espace social, politique, technologique ou cosmique, il serait aussi cet espace même. Responsabilité inouïe, scandaleuse même. Presque aussi haute que celle du Christ rachetant seul les pêchés du monde. A ceci près que tous les humains seraient Christ et plus seulement &lt;u&gt;en&lt;/u&gt; Christ. Imitatio Christi réinterprétée&amp;nbsp;? Qui sait&amp;nbsp;? Cette généralisation, cette épidémie christique, ou cette conversion au Soi immunologique, est la seule manière en tout cas de construire un corps social nouveau sans risque d’hécatombes propitiatoires, un homme nouveau sans Goulag ou Stalag ou pogromes ou Inquisitions. Puisqu’il s’agirait toujours de moi partout et toujours, et que tous le sauraient. Puisqu’il s’agirait d’un soi, plutôt, qui contiendrait d’emblée tous les autres.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;La création de l’homme nouveau commencerait donc toujours par une autocréation, et donc par une rupture individuelle sans déni du corps social. Comme toute rupture, celle-ci se décomposerait en trois temps&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin-left: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt; text-align: justify; text-indent: -18.0pt;"&gt;1-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;Le constat,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin-left: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt; text-align: justify; text-indent: -18.0pt;"&gt;2-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;Le refus,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; margin-left: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt; text-align: justify; text-indent: -18.0pt;"&gt;3-&lt;span style="font: 7pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR"&gt;L’adoption d’un système d’exercices.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;1 – Constat. Le système immunitaire général est atteint d’une maladie auto-immune qui menace de détruire ses éléments constitutifs, au moins de leur enlever toute substance personnelle. La méga-machine fonctionne désormais dans une logique autoréférentielle où l’individu n’a plus d’autre place que celle d’instrument à son service. J’appelais tout à l’heure ce mouvement&amp;nbsp;: collectivisme libéral. Dans le nouveau langage kunique&amp;nbsp;: mon Soi est malade. Cette maladie porte aussi les noms de prolétarisme ou (ex)Croissance et menace l’individu restreint avec tout son écosystème. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;2 - Le refus. Il découle du diagnostique précédent. Je ne considère pas le déséquilibre comme naturel ou extérieur. Ce déséquilibre est mon déséquilibre propre. Celui que je dois résoudre pour moi-même. Je n’y vois pas non plus un avatar bénin de ce genre de déséquilibres répétitifs ou de fatalités universelles que le principe stoïco-bouddhiste d’impermanence décrit comme illusion. Je crois en un saut qualitatif du déséquilibre qui instaure un nouveau défi spirituel.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;3 - L’adoption. L’adoption, ou conversion, consiste à s’investir dans une série d’exercices concrets d’élévation et de soin. Entre souci de soi, exercices thérapeutiques sociaux et spirituels, il s’agit de s’engager dans la pratique de ce que j’ai nommé plus haut un yoga social. Cette pratique, sorte de thérapie kunique, reste à élaborer. Elle pourrait prendre la forme d’une permaculture politique, d’une initiative de transition. Avec des valeurs telles que soin de la terre, soin des autres et partage équitable, on peut déjà faire un pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Quels en sont les principes d’application&amp;nbsp;? Traduction des principes de la permaculture selon l’un de ses théoriciens David Holmgren&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- L’observation humble et la volonté d’apprendre,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La compréhension des structures et des systèmes,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- L’attention portée aux autorégulations naturelles ou existantes,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- L’acceptation des rétroactions,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La volonté d’intégration plutôt que de séparation,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La valorisation des marges ou des bordures qui font lien entre les espaces,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La primauté donnée au renouvelable,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La production minimum de déchets,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- La joie de la diversité,&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;- L’attitude créative face au changement.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Toutes choses en somme qu’un esprit kunique comme le mien ne peut qu’applaudir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Merci de votre attention.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4311884655821361404?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4311884655821361404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4311884655821361404' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4311884655821361404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4311884655821361404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/le-fonctionnement-des-choses.html' title='Le fonctionnement des choses'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-9105569832791296065</id><published>2011-12-20T00:49:00.000-08:00</published><updated>2011-12-20T00:49:31.910-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a pris l"habitude de partager l'univers, particulièrement en période de crise, entre optimistes invétérés et pessimistes rabat-joie. Il y aurait ceux qui voient toujours le verre à moitié plein et ceux qui le voient toujours à moitié vide. Il ne faudrait pas oublié cependant qu'un verre peut aussi parfois se trouver parfaitement vide aux yeux d'un observateur attentif. Celui qui persisterait en cette occurrence à le voir seulement à moitié quelque chose, aurait alors à choisir entre les catégories du fou et de l'aveugle. Il y a beaucoup de gentils aveugles aujourd'hui qui ne supportent pas de voir s'écrouler la belle organisation utopique sur laquelle ils avaient construit leurs châteaux espagnols (ou grecs), et pas mal de fous également dont l'intérêt consiste à profiter le plus longtemps possible de sa décadence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-9105569832791296065?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/9105569832791296065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=9105569832791296065' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/9105569832791296065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/9105569832791296065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/on-pris-lhabitude-de-partager-lunivers.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8538578347817050038</id><published>2011-12-15T09:16:00.000-08:00</published><updated>2011-12-15T09:16:41.735-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il n'y a pas de richesse privée! S'il était compris, ce fait inavouable, que je ne cesse de répéter à longueur de blog, deviendrait un slogan révolutionnaire. Car tout l'édifice social actuel repose sur le mensonge de la richesse individuelle. C'est la croyance en cette richesse, ou plutôt dans la légitimité de cette richesse qui explique en grande partie l'impuissance politique actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à Dany-Robert Dufour d'avoir amené dans son dernier livre: "L'individu qui vient", chez Denoël, des éléments grecs à ma rescousse. La pléonexia définissait dans la Grèce ancienne, le fait condamnable, amenant la démesure et donc le chaos, de prendre plus que sa part et de s'engager sur la voie d'une accumulation matérielle sans fin. Traduit par Hobbes (l'auteur du Leviathan) au XVIIIe siècle, cela donne le concept d'encroachment : empiètement indu sur le territoire d'autrui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8538578347817050038?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8538578347817050038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8538578347817050038' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8538578347817050038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8538578347817050038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/il-ny-pas-de-richesse-privee-sil-etait.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7675175651904921304</id><published>2011-12-11T12:05:00.000-08:00</published><updated>2011-12-11T12:05:24.156-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On aurait grand intérêt en ces temps incertains à s’occuper de la réalité. Et l’une des réalités les plus massives aujourd’hui, une des plus nécessaires à saisir pour pouvoir appréhender le monde, est celle du salariat en tant que système d’échange inégal entre acheteur et vendeur de la marchandise force de travail. Réalité qui pour être refusée avec toute la force du déni névrotique dans ses détails les plus essentiels par ses possesseurs mêmes, c’est-à-dire tout le monde, n’investit pas moins chaque recoin de notre vie de citoyens libres et égaux. Il est étrange, à y bien regarder, que l’on s’occupe tant de la sécurité des enfants et de leur apprentissage des règles de la vie, tout en négligeant de leur enseigner le plus utile : leur future qualité de proie. Comme si les mamans oiseaux ou lapin cachaient à leurs petits la situation de prédation qu’ils auront à connaître adultes sur leur territoire. Dans sa transposition humaine, cette négligence entrerait aisément dans la catégorie pénale de non assistance à personne en danger. A l’école, l’enseignement de l’ignorance dénoncée par Jean-Claude Michéa a atteint un tel degré qu’il est bien inutile d’espérer quoi que ce soit de ce côté. S’il y avait une chose à apprendre pourtant, c’est bien que cette marchandise particulière, indissociable du corps humain, peut aussi, comme toute marchandise, être un objet de spéculation. Tout comme le prix d’une céréale augmente ou baisse en fonction des ordres d’achat ou de vente passés sur son marché, ou en fonction des quantités produites ou réservées, le prix de la force de travail varie selon les situations. Par exemple, si beaucoup de vieux restent sur le marché du travail faute d’une retraite digne et méritée, la demande de travail augmentant, son prix moyen baissera. Dans une situation générale où il apparaît nécessaire à nos dirigeants d’augmenter les profits en intensifiant la pression sur les salaires, et de transférés des richesses de la poche des salariés vers celles des banquiers et des spéculateurs, ne serait-il pas tentant d’agir effectivement sur l’augmentation de leur nombre. Augmenter la production d’une marchandise permet d’en diminuer le prix, de même, augmenter le nombre de salariés, et donc la force de travail à disposition, permet de diminuer les salaires, ou du moins d’en contenir la hausse. Plus de salariés égal plus de concurrence égal moins de salaire. Cela marche aussi quand on importe massivement de la main-d’œuvre extérieure ou quand le chômage croît. Calcul cynique, me direz-vous. Oui, mais tellement à la mode en ce moment. De là à dire que les réformes récentes des retraites ne visent que ce résultat, il n’y a qu’un pas que je franchis sans hésiter. Non pas d’ailleurs que les responsables le fassent toujours consciemment et de manière délibérée, mais la logique implacable de la structure amène ces choix. La structure est plus forte que les individus. C’est pourquoi, il faut changer la structure. Paul Jorion citait récemment dans une de ses vidéos une phrase du jeune Marx : « La ferme hérite de l’aîné ». Il voulait dire exactement cela que c’est la ferme, la structure, qui décide souvent de l’héritage selon ses besoins et non l’inverse, que la structure, la machine inconnue, exprime sa logique propre par le truchement des individus. Dans ce cas, la liberté ne consiste pas à faire ce qu’on choisit, mais à connaître les mécanismes du non-choix pour infléchir le mouvement de la structure. En attendant, il est facile à ceux qui tiennent le manche, les oligarques prédateurs, de rogner sur les salaires différés : retraites, prestations sociales, ou sur les moyens de reproduction de la force de travail : loisirs, culture, etc., tout en intensifiant la concurrence entre salariés pour préserver leur rente et leur patrimoine ou pour les faire grossir. La cupidité n’ayant pas de limite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pléonexie, c’est ainsi d’après Dany-Robert Dufour (« L’Individu qui vient », chez Denoël) que les grecs anciens appelaient le fait d’en vouloir toujours plus, d’empiéter sur le bien d’autrui pour augmenter le sien propre. Cette pléonexie, était pour eux une malédiction qu’il fallait combattre, pour nous au contraire, homme libres du XXI siècle, elle est une valeur qu’il faut promouvoir sous le nom de concurrence. La pléonexie devient ainsi le moteur de la structure. Structure qui commande de jeter dans la misère et la destruction parfois tout être qui n’a pas eu la chance de naître propriétaire. Mais aujourd’hui, un seuil a été franchi et il se pourrait bien qu’elle préfère même s’autodétruire que de céder un pouce de son désert.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7675175651904921304?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7675175651904921304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7675175651904921304' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7675175651904921304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7675175651904921304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/on-aurait-grand-interet-en-ces-temps.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2364567706300186011</id><published>2011-12-10T07:38:00.001-08:00</published><updated>2011-12-10T07:41:11.389-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmnv5y" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmnv5y_les-matins-paul-jorion_news" target="_blank"&gt;les matins - Paul Jorion&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/franceculture" target="_blank"&gt;franceculture&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2364567706300186011?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2364567706300186011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2364567706300186011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2364567706300186011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2364567706300186011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/les-matins-paul-jorion-par_10.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7075006418510035585</id><published>2011-12-10T07:14:00.000-08:00</published><updated>2011-12-14T11:22:02.531-08:00</updated><title type='text'>Si futur il y a</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Nous, les Kuniques Bleus, déclarons solennellement aujourd’hui, 10 décembre 2011, les principes fondamentaux pour des constitutions futures.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Déclaration universelle des principes fondateurs de tout contrat social au XXIe siècle&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Article 1 - &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR" style="font-size: x-small;"&gt;La richesse privée est une convention collective.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Article 2 - &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR" style="font-size: x-small;"&gt;La démocratie est le gouvernement des pauvres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Article 3 - &lt;/span&gt;&lt;span dir="LTR" style="font-size: x-small;"&gt;Toute ressource naturelle est un bien commun.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il n’ait pas d’autre richesse que sociale. Toute appropriation privée des fruits d’un travail collectif doit faire l’objet d’un consentement collectif dûment exprimé. Ce principe interdit la concentration des richesses et doit susciter des formes nouvelles de production et d’échange.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;1 - La vraie démocratie étant le gouvernement de tous, il apparaît que les pauvres, compris comme la frange des 90% de la population qui ne possèdent pas les moyens de production ou d’échange, doivent exercés le véritable pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;2 - Les ressources naturelles étant l’héritage commun des êtres humains sur cette terre, il est nécessaire de les rendre inaliénables pour assurer leur partage équitable.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;3 - Nous soutenons que ces trois principes, dans leur simplicité et leur concision, suffisent à garantir une forme constitutionnelle tournant le dos à des siècles d’aveuglement, d’arrogance, de pillage et de spoliation. La crise terminale de la civilisation du cynisme et du mépris, nous offre aujourd’hui la dernière occasion de promouvoir un changement fondamental de paradigme. Le choix final ne sera pas entre gauche et droite, religieux ou laïc, ancien ou nouveau, mais entre kunisme et cynisme, individu et machine, visage et monstre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Pour les Kuniques Bleus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7075006418510035585?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7075006418510035585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7075006418510035585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7075006418510035585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7075006418510035585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/si-futur-il-y.html' title='Si futur il y a'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3444444271626435786</id><published>2011-12-09T11:09:00.001-08:00</published><updated>2011-12-09T11:09:15.753-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmv2ho" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xmv2ho_paul-jorion-le-temps-qu-il-fait-le-9-decembre-2011_news" target="_blank"&gt;Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 9 décembre...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/PaulJorion" target="_blank"&gt;PaulJorion&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3444444271626435786?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3444444271626435786/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3444444271626435786' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3444444271626435786'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3444444271626435786'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/paul-jorion-le-temps-quil-fait-le-9.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7117619196394414131</id><published>2011-12-06T07:46:00.000-08:00</published><updated>2011-12-06T12:29:59.953-08:00</updated><title type='text'>de la règle d'or à la loi d'airain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Une règle d’or pour déréguler. Si nous n’avions pas si mal à la tête ces temps-ci, il y aurait de quoi se fendre la poire. Une règle d’or qui tombe sur les doigts des 99% qui subissent pour aider les 1% qui s’amusent à la roulette mondiale, il faut être au XXIe siècle pour voir ça. C’est un peu comme si un glouton mettait au régime ses fournisseurs pour maigrir. La règle d’or de l’élite va se transformer en loi d’airain pour nous, c'est évident. Vous avez déjà perdu votre chemise&amp;nbsp;? Maintenant, baissez le pantalon! La dette, ils vous l’ont imposé, mais c’est vous seuls qui la paierez. Et ceux qui vous l’ont imposée sont également ceux qui la dénonçaient le plus fort. La cigale prenait le masque de la fourmi pour convaincre les autres fourmis. Ne croyez pas les fourmis d’aujourd’hui, qui laissent les cigales s’ébattrent à Wall Street avec l'argent qu'elles vous ont volé. Foutons les bons pères de famille à la porte! Ou bien, qu'ils nous rendent notre argent avant de nous faire la morale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7117619196394414131?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7117619196394414131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7117619196394414131' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7117619196394414131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7117619196394414131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/de-la-regle-dor-la-loi-dairain.html' title='de la règle d&apos;or à la loi d&apos;airain'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3269085887398917570</id><published>2011-12-03T10:36:00.000-08:00</published><updated>2011-12-06T08:41:17.763-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Pour sauver l'Europe, tuons la démocratie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’Europe, telle que nous la connaissons aujourd’hui, cette construction artificielle sans fondements démocratiques, créature du Marché (divin Marché, comme dirait Dany-Robert Dufour), sorte d’hyper ville nouvelle imaginée par les élites pour des européens hors sol au temps de cerveau disponible vendu à Coca-Cola par TF1, fut érigée ces dernières quarante années sur du sable technocratique à grands coups de mensonges, de propagandes et d’intimidations. Elle devait apporter la paix, la croissance et le progrès, elle ne sert partout qu’à démolir les anciens terriers pour livrer les individus «&amp;nbsp;libérés&amp;nbsp;» aux fauves de la plaine, confortablement installés sur leurs litières dorées. Comme les faisans d’élevage à qui l’on accorde la liberté finale pour mieux les abattre, les européens sous dictature libérale sont libérés de toutes leurs protections, qu’elles soient douanières, bancaires, politiques ou sociales, pour être jetés nus à l’assaut des forteresses mondiales du commerce. Le dogme de la concurrence libre et non-faussée aboutissant à la ruine de tous et à l’asservissement de chacun.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Le Marché, entendu comme nouvelle religion mondiale, organisé en une structure cybernético-oligarchique, c’est-à-dire en une machine automatique globale servant les intérêts d’un groupe de plus en plus restreint d’individus, affiche une tendance naturelle à l’impérialisme et à l’hégémonie. Capable de distribués ses prébendes et subsides, au travers de différents lobbies, à tous ses agents d’entretien, du plus haut au plus petit de l’échelle sociale, il possède une force de frappe incommensurablement plus grande que tous les pouvoirs jamais établis sur la terre. Il manipule l’opinion par les médias qu’il rémunère, il obtient l’obéissance des peuples par le sophisme politique et les forces militaro-policières à sa botte, il forme les esprits par l’industrie culturelle de masse. Les gouvernants, pour la plupart, sont les instruments volontaires et cyniques de cette machine à déshumaniser et à déraciner.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;L’un d’entre eux, parmi les plus cyniques ou stupides, propose maintenant à ses chers compatriotes, pour endiguer la crise mondiale, de faire tomber les tabous qui freinent la compétitivité française. Quels tabous&amp;nbsp;? Rien moins que l’égalité, la liberté et la fraternité républicaines. Car enfin, est tabou ce qui pour un peuple donné relève du sacré, est sacré ce qui n’est pas profane. Si bien que faire tomber les tabous revient à profaner ce qu’il y a de plus sacré. Et c’est bien ce qu’ose demander ce chef d’Etat à ses concitoyens&amp;nbsp;: profaner les fondements de la République, après s’être efforcé pendant cinq ans de brûler les restes du contrat social gaullien signé pendant l’occupation par les différentes forces politiques en résistance (Charte du Conseil national de la Résistance) établissant les conditions minimales du vivre ensemble par l’instauration d’une protection sociale pour tous et d’un système de retraite pérenne. Faire tomber les tabous qui freinent la compétitivité française, cela veut dire pour nos élites s’aligner sur le moins disant social en Europe et dans le monde et répéter les prières libérales éculées: baisser les salaires et la protection sociale des plus faibles au niveau de ce que réclame la concurrence internationale déloyale. Français, encore un effort pour être chinois&amp;nbsp;! Vous êtes, sachez-le, trop payés et trop protégés pour pouvoir concurrencer les esclaves salariés des autres pays. Vous coûtez trop cher à l’Etat. Ces messieurs vous veulent à poil ou en costume rayé blanc et noir, compris&amp;nbsp;? Retroussez vos manches, bande de fainéants, sinon c’est Monsieur le Président lui-même qui vous les retroussera. On ne peut pas faire autrement, c’est Monsieur le banquier mondial qui vous le dit, et il sait de quoi il parle. Faire tomber les tabous qui freinent la compétitivité française, c’est perdre sa souveraineté, donc sa liberté, perdre les acquis de la Résistance, donc l’égalité, et perdre ses valeurs, donc la fraternité. C’est donc fouler aux pieds notre drapeau, notre devise et notre histoire. Maintenant vous savez de quoi Sarkozy est le nom. Hélas! je crains qu'il ne soit pas le seul. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Enième marchandage de notre président avec la chancelière allemande: je te vends les dernières traces d’indépendance françaises et tu me donnes les eurobonds, c’est-à-dire la mutualisation et la monétisation des dettes européennes dont l’Allemagne ne voulait sous aucun prétexte il y a deux mois. Sarkozy vient d’échanger la France contre des bonds du trésor émis par la BCE, avec l’espoir de sauver le système. Après avoir vendu l’or de la France, il vendra la France elle-même et ne sauvera rien du tout. Quant à Merkel, elle a déjà vendu l’Allemagne aux banquiers et aux spéculateurs, ne lui reste qu’à attendre comme les autres leur bon vouloir et donc la catastrophe. Catastrophe dont ce marchandage inattendu ne fait que révéler l’imminence. Merkel s’asseyant sur le non-interventionnisme de la BCE, Sarkozy s’asseyant sur le modèle français, les deux s’asseyant sur la démocratie.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &lt;span style="font-size: 11.5pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3269085887398917570?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3269085887398917570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3269085887398917570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3269085887398917570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3269085887398917570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/12/pour-sauver-leurope-tuons-la-democratie.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8669760138859501029</id><published>2011-11-30T08:51:00.000-08:00</published><updated>2011-12-01T10:24:09.231-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Il est probable que l’euro ne passe pas l’hiver. Personnellement, je ne le pleurerai pas. J’avais voté non au Traité de Maastricht parce qu’il me semblait que l’on mettait la charrue économique avant les bœufs démocratiques, j’avais voté non au Traité constitutionnel parce qu’il faisait de cette charrue mal placée une charrette à bras pour transporter les moutons à tondre. La charrette fut remplacée au parlement par des wagons à bestiaux appelés Traité de Lisbonne. Au bœuf démocratique, le peuple, on ne demandait l’avis que pour s’assurer qu’il avait bien compris le message oligarchique, qu’il était bien devenu mouton. S’il répondait selon le dogme, on le félicitait avant de le tondre, si, mal conseillé, il s’en écartait, on le tondait quand même après l’avoir morigéné.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Bête comme il est, le peuple a parfois du mal à comprendre qu’on le spolie pour son bien. C’est pourquoi, il faut lui envoyer les technocrates, c’est-à-dire les experts en sophismes, pour lui inculquer la vérité révélée&amp;nbsp;: le mal c’est le bien, le vole c’est le progrès, l’injustice c’est le bonheur. Les technocrates sont les seuls à pouvoir se tromper tout le temps en n’ayant jamais tort. C’est pour cet exploit toujours renouvelé que les oligarques les payent grassement. Pour leur faculté à proférer des insanités sans jamais perdre de leur aplomb et de leur morgue. Populisme est actuellement le mot sésame qu’ils répètent à l’envi comme un mantra pour éloigner le peuple de ses démons&amp;nbsp;: la justice, la vérité et l’espérance. Populisme serait le contraire de démocratie. Mais, si la démocratie réelle (comme on disait socialisme réel du temps de Staline) prouve chaque jour son inversion, il ne faut pas s’étonner que son contraire commence à devenir désirable. Le mot ayant été confisqué et désignant maintenant le contraire de ce qu’il signifiait, peut-être que le contraire de ce qu’il désigne signifie réellement ce qu’il est. Le populiste étant pour le technocrate celui qui écoute le peuple, il avoue ainsi que sa démocratie le méprise. Et en effet la technocratie, qu’elle soit verte, rose ou bleue, est fondée sur l’idée que le peuple ne peut pas savoir ce qui est bon pour lui. Et quand, par-dessus le marché (ou plutôt bien dedans), les ploutocrates la domine, elle est aussi capable de le convaincre qu’il est bon pour lui de mourir de faim.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Adieu, l’euro, donc&amp;nbsp;! Et vive le peuple&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8669760138859501029?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8669760138859501029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8669760138859501029' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8669760138859501029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8669760138859501029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/normal-0-21-microsoftinternetexplorer4_30.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3197609554143792114</id><published>2011-11-28T10:12:00.000-08:00</published><updated>2011-11-28T10:12:17.312-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>"Moins d'Etat dans les affaires et plus d'affaires dans les Etats" était l'un des slogans de Calvin Coolidge, 30e président des USA. Pionnier de la dérégulation, il mit ses principes du laisser-faire en œuvre 6 ans avant la grande crise de 29. Il fut élu en 1923. Il ne manqua pas d'imitateurs zélés partout dans le monde. Il n'entendait cependant pas les affaires au sens que lui donnent aujourd'hui les escrocs mondialisés. &amp;nbsp;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3197609554143792114?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3197609554143792114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3197609554143792114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3197609554143792114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3197609554143792114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/moins-detat-dans-les-affaires-et-plus.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-9007129976651311369</id><published>2011-11-22T07:44:00.000-08:00</published><updated>2011-11-26T08:47:39.232-08:00</updated><title type='text'>La dette crée le déficit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Actuellement, ce n'est pas le déficit public qui crée la dette mais bien l'inverse. Le service des intérêts de la dette, et pas de la dette elle-même, représente chaque année en France l'équivalent des recettes de l'impôt sur le revenu. Si les intérêts augmentent encore, comme il est prévisible, les déficits se creuseront à un rythme géométrique, et les français non-créanciers, donc non détenteurs de capitaux et d'épargne, donc les plus pauvres, passeront à la caisse d'une manière ou d'une autre. "Travailler plus pour gagner moins et payer la dette des banques", sera donc le slogan implicite de tous les candidats à l'élection présidentielle qui ne seront pas décidés à rompre avec la logique monétaire présente. Tout ceux qui préconiseront des coupes budgétaires ou des économies draconiennes sous prétexte de gestion saine (bons pères de famille, fourmis prudentes, etc), endosseront le costume de kapos des camps de concentrations pour pauvres que deviendront les États sous régime oligarchique mondialisé. Si des économies doivent être faites, qu'elles portent sur les créanciers et les spéculateurs. Et qu'on ne viennent pas nous dire que ceci amènerait la dépression ou le chaos. Les maîtres du chaos tiennent déjà le haut du pavé. "Qu'ils s'en aillent tous!" Ave Imperator, morituri te salutant! Les bons pères de famille sont ceux qui s'occupent de leurs enfants, y compris des plus faibles, pas ceux qui jouent au casino avec l'argent du ménage. Et les fourmis amassent des vivres en prévision des jours froids, elles ne placent pas leurs biens sur les marchés à risque. Que les bons père de famille et les fourmis du gouvernement enlèvent leur masque et cessent de nous faire la morale. Ça devient insupportable. La morale qu'ils appliquent derrière leur phraséologie sophistique c'est la racaille des quartiers qui la comprend le mieux : chacun pour soi et Dieu pour tous. A quand un chef de racaille premier ministre? Le kärcher, c'est dans les conseils d'administration et les salles de marché qu'il faudrait l'utiliser. Du paradis, nos élites ne connaissent plus que la version fiscale terrestre. Qu'ils arrêtent de prier autre chose que Mammon! Attention, les fraudeurs pauvres! les oreilles vont vous cuire en 2012, foi de Sarkozy! Criminels riches, restez sur vos transat! On ne mord pas la main qui vous nourrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-9007129976651311369?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/9007129976651311369/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=9007129976651311369' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/9007129976651311369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/9007129976651311369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/la-dette-cree-le-deficit.html' title='La dette crée le déficit'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1648330745600370537</id><published>2011-11-18T07:10:00.000-08:00</published><updated>2011-12-12T12:29:32.224-08:00</updated><title type='text'>Intérêt principal</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En étudiant cet été la manière curieusement simple et inattendue de fabriquer de la monnaie à partir de rien, à partir d’une promesse, d’une banale reconnaissance de dette, je n’avais pas mesuré encore l’importance de l’intérêt, pierre de touche de l’édifice, élément central du processus mondialisé d’asservissement. Je l’avais bien lié au concept de surtravail cher à Marx, mais un autre aspect, plus intrinsèquement coercitif, m’avait échappé. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En deux mots&amp;nbsp;: au moment de l’acceptation d’un prêt, seul le principal de la dette est créé, pas l’intérêt. Ca n’a l’air de rien, mais nous touchons là au secret de la guerre généralisée de tous contre tous.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Contrairement à ce que l’on croit d’ordinaire, ni l’Etat ni les gouvernements ni les banques centrales ne créent la monnaie. Du moins pas la totalité de la monnaie. Pas même sa plus grande partie. En réalité, 90% de la monnaie en circulation, monnaie scripturale, est créée par les banques privées au moment de l’acceptation d’un prêt, quelle que soit la nature de ce prêt. Et même si légalement, ces banques sont tenues d’avoir en réserve un certain pourcentage (8%) du capital prêté, il faut bien comprendre qu’elles créent cette monnaie scripturale (lignes d’écriture sur un livre de compte informatisé) à partir de rien. Il s’agit purement et simplement d’une génération spontanée. Vous empruntez 10&amp;nbsp;000 euros pour achetez une voiture. La banque inscrit le nombre 10&amp;nbsp;000 à la colonne passif de sa comptabilité (ce qu’elle vous doit) et inscrit la même somme en face, à la colonne actif (ce que vous lui devez). 10&amp;nbsp;000 moins 10&amp;nbsp;000 étant égal à zéro, les comptes sont à l’équilibre. Cette banque vient de créer 10&amp;nbsp;000 euros de monnaie. Au fur et à mesure de vos remboursements, le volume de monnaie disponible diminue et, à l’occasion de votre dernier remboursement, elle retourne dans les limbes. Ce qui veut dire que si tout le monde remboursait ses emprunts en même temps, il n’y aurait plus de monnaie en circulation.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors, quid des intérêts&amp;nbsp;? La monnaie correspondante n’ayant pas été créée, il faut bien qu’ils soient prélevés quelque part. Or ce quelque part ne peut se trouver que dans la masse monétaire en circulation au moment du paiement. Il s’ensuit qu’à cause des intérêts, il y a toujours moins de monnaie en circulation que d’argent nécessaire au remboursement de la dette globale&amp;nbsp;: intérêts plus principal. Par l’intérêt, on organise donc la rareté. Intérêts et principal doivent être payés au moyen du seul principal disponible. Mais que se passe-t-il lorsque beaucoup d’individus ont besoin en même temps d’une chose qu’ils ne peuvent trouver en quantité suffisante&amp;nbsp;? Ils luttent contre tous les autres pour ne pas en manquer. Voilà donc le secret de la compétition, de la concurrence généralisée, de la lutte pour la survie dans les sociétés d’abondance&amp;nbsp;: tout le monde se trouve en concurrence avec tout le monde pour le remboursement des intérêts de sa dette. Sort commun renforcé par le blocage des salaires et le chômage de masse qui poussent à emprunter pour survivre. Cela revient à jeter quelques billets de banques au milieu d'une foule d’affamés. Chacun se battra pour en attraper le maximum aux dépends du voisin. L’essentiel étant de se tirer d’affaire individuellement. Tant pis pour les autres. Au lieu de mettre l’accent sur la coopération, ce système stimule, ou crée de toute pièce, des réflexes de peur et de violence. C’est la fabrication industrielle de l’égoïsme et du cynisme qui est ici énoncée. La division en est l’aboutissement. Il s’agit donc d’un processus diabolique. Si le symbole réuni, le diable (diabole) divise pour mieux régner. L’intérêt pourrait donc être vu comme l’outil social du diable. Dans ce cas, la spéculation sur les intérêts des intérêts serait le comble du satanisme, son apogée.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Le kunisme, aidé en cela par les chercheurs de la permaculture, qui insistent sur le travail de coopération dans les écosystèmes naturels, démontrant qu’il n’y a pas de fatalité à la lutte individuelle pour la survie, est la résistance à ce processus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1648330745600370537?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1648330745600370537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1648330745600370537' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1648330745600370537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1648330745600370537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/interet-principal.html' title='Intérêt principal'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8941883359034769961</id><published>2011-11-16T07:50:00.000-08:00</published><updated>2011-11-22T09:50:14.713-08:00</updated><title type='text'>Le travail de Dieu</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Le directeur de la banque américaine toute puissante Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, se plaît à dire qu’il fait le travail de Dieu. Je ne sais pas, pour ma part, s’il fait le travail de Dieu, Dieu ne m’ayant rien dit à ce sujet, mais je suis sûr qu’il fait en toute légalité un travail d’escroc. Escroc, lorsqu’il incite ses clients à acheter des produits sur lesquels il va ensuite parier à la baisse; escroc lorsqu’il manipule les prix des matières premières&amp;nbsp;; escroc lorsqu’il condamne des pays entiers, voire des continents, à la misère&amp;nbsp;; escroc lorsqu’il place les siens aux postes clés de l’administration publique américaine ou aux postes de direction des affaires européennes (récemment Mario Monti en Italie ou Mario Draghi à la BCE).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;La crise, dite de la dette, directement liée à la spéculation des institutions surpuissantes que sont devenues certaines banques, a plusieurs fonctions. La première est très certainement de faire grossir la dette pour augmenter les possibilités d’enrichissement. Appelons-la fonction génétique ou spéculative dans la mesure où le tropisme «&amp;nbsp;faire de l’argent à tout prix et quelles qu’en soient les conséquences à l’échelle humaine&amp;nbsp;» fait partie intégrante de leur nature. La deuxième fonction est de réduire à néant le peu de pouvoir politique restant. Pouvoir national pseudo-démocratique dont il faut éliminer les vestiges. On ne sait jamais, les peuples pourraient exiger des contrôles, des régulations, ou des condamnations pour les délits et crimes en tout genre perpétrés à l’ombre de la loi des marchés. Fonction préventive. La troisième, pourrait être de s’approprier définitivement tout l’espace économique en avalant les morceaux tout saignants des services publics et sociaux encore debout. Il s’agirait « d’inciter (obliger) les pays qui en possèdent encore, à se débarrasser définitivement de leurs derniers « services publics », à les vendre, qu’il s’agisse de réseau de transports, de distribution d’énergie, d’acheminement du courrier, de la santé, de la protection sociale, etc. Une vente qui les rendrait miraculeusement rentables au dépend du "service" rendu. La privatisation et la réduction des déficits font partie des conditions pour « aider » des pays ou garantir leurs dettes.&amp;nbsp;». Fonction impérialiste. La quatrième et dernière fonction, la fonction oligarchique, vise le contrôle et l’asservissement des pauvres (80% de la population), hébétés par la violence et l’ampleur des attaques. Il s’agirait «&amp;nbsp;d’inciter (obliger) les salariés à accepter de plus en plus de « souplesse », de plus en plus de « flexibilité&amp;nbsp;» et de moins en moins de protection sociale.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Si cela est le travail de Dieu, je n’ose imaginer ce que pourrait être celui du Diable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 11.5pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8941883359034769961?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8941883359034769961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8941883359034769961' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8941883359034769961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8941883359034769961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/le-travail-de-dieu.html' title='Le travail de Dieu'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4583991033479148906</id><published>2011-11-13T09:04:00.000-08:00</published><updated>2011-11-13T09:04:50.063-08:00</updated><title type='text'>A voir de toute urgence</title><content type='html'>Vidéo "The Money Fix": Sur la véritable nature de l'argent.&lt;span style="font-size: large;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;ici&lt;/span&gt;: &lt;a href="http://minuit-1.blogspot.com/2011/07/autour-de-la-faillite.html"&gt;http://minuit-1.blogspot.com/2011/07/autour-de-la-faillite.htm&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4583991033479148906?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4583991033479148906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4583991033479148906' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4583991033479148906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4583991033479148906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/voir-de-toute-urgence.html' title='A voir de toute urgence'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2140593033918746483</id><published>2011-11-12T11:57:00.000-08:00</published><updated>2011-11-12T11:57:58.645-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:Compatibility&gt;    &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;    &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;    &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;    &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman";}&lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A en juger par la vitesse d’obsolescence des modèles économiques récents&amp;nbsp;: japonais, latino-américains, anglais, irlandais, etc., le modèle allemand n’en a plus pour très longtemps. Surveillons la Deutsche Bank. Elle devrait s’écrouler plus rapidement que les autres banques en Europe, farcie qu’elle est de CDS et autres déchets financiers toxiques. Elle frôla la catastrophe en 2008, nul doute que la prochaine fois sera la bonne.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt;Les modèles économiques passent, les certitudes restent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2140593033918746483?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2140593033918746483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2140593033918746483' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2140593033918746483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2140593033918746483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/normal-0-21-microsoftinternetexplorer4.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2657961569701153143</id><published>2011-11-12T06:43:00.001-08:00</published><updated>2011-11-12T06:44:06.350-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="240" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xi5vdd" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xi5vdd_etienne-chouard-les-gros-malins-de-la-theorie-du-complot_news" target="_blank"&gt;Etienne CHOUARD Les gros malins de la théorie du...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/jedi2610" target="_blank"&gt;jedi2610&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2657961569701153143?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2657961569701153143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2657961569701153143' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2657961569701153143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2657961569701153143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/etienne-chouard-les-gros-malins-de-la.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8485290612033090279</id><published>2011-11-12T06:26:00.000-08:00</published><updated>2011-11-12T06:27:39.877-08:00</updated><title type='text'>Sentinelle du peuple</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que nous apprennent des sentinelles du peuple comme Etienne Chouard&amp;nbsp;? Que les marchés, c’est-à-dire les banques, les organisme financiers, les investisseurs, les riches, créent de la dette pour fabriquer de la monnaie artificielle (non référée à l’or ou à l’argent), de la monnaie de singe, moyen de spéculation. Qu’ils jonglent ensuite avec cette monnaie scripturale (écriture sur une ligne de compte) par élaboration de produits financiers toujours plus sophistiqués, risqués et rentables. Que leur intérêt bien pensé est donc de créer de l’endettement, qu’il soit public ou privé. Plus grande est la dette globale, plus il y a de monnaie en circulation et plus il y a de possibilités de s’enrichir. Qu’à cette fin, tous les moyens sont bons&amp;nbsp;: s’arroger le monopole de la création monétaire aux détriments des Etats (création de la Réserve Fédérale aux USA&amp;nbsp;; loi Pompidou-Giscard de 1973 en France&amp;nbsp;; article 104 du Traité de Maastricht ou 123 du Traité de Lisbonne&amp;nbsp;; indépendance de la BCE, etc.), ou spolier les citoyens directement en les forçant à s’endetter (par la baisse des salaires et les incitations mensongères, subprimes). Que lorsque des produits financiers aussi destructeurs que les crédits dérivés, CDS (Credits defaults swaps), s’ajoutent au tableau, le processus prend une allure suicidaire. Que rien ne peut plus arrêter la fièvre spéculative et l’appât du gain. Que les dettes explosent mécaniquement par le seul fait que les intérêts s’ajoutent aux intérêts et que le capital, lui, courent les rues du commerce mondial pour s’arrêter dans les poche des plus riches. Et que, pour finir, 99% de la population mondiale pâtit de cette situation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est intéressant de constater que le prétexte initial pour confier aux marchés le quasi monopole de la création monétaire&amp;nbsp;: la planche à billet créatrice d’hyperinflation (les banques privées, à travers l’investissement, créant supposément de la vraie richesse), tombe de lui-même en ces temps de crise. D’abord parce que la planche à billet tourne à plein régime aux Etats-Unis et en Europe pour combler les trous énormes creusés par la finance délinquante et parasite, et que l’inflation n’est endiguée qu’au prix d’une contrainte aberrante sur les salaires&amp;nbsp;; d’autre part parce que la monnaie scripturale, créée par l’emprunt, et la monnaie fiduciaire, mise en circulation par les Etats, sont aussi artificielles l’une que l’autre. Dans les deux cas, si abus il y a, ce sont les pauvres qui payent l’addition. C’est pourquoi la question de la démocratie (la vraie) est essentielle. Qui contrôle&amp;nbsp;la monnaie ? A qui appartient l’Etat&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8485290612033090279?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8485290612033090279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8485290612033090279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8485290612033090279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8485290612033090279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/sentinelle-du-peuple.html' title='Sentinelle du peuple'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-359089174439054452</id><published>2011-11-09T10:01:00.000-08:00</published><updated>2011-11-09T10:24:04.662-08:00</updated><title type='text'>Virus démocratique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="180" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xldnko"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xldnko" width="320" height="180" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xldnko_etienne-chouard-le-probleme-du-vol-monetaire-et-de-la-constitution_webcam" target="_blank"&gt;Étienne Chouard : le problème du vol monétaire...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/cinequaprod" target="_blank"&gt;cinequaprod&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-359089174439054452?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/359089174439054452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=359089174439054452' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/359089174439054452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/359089174439054452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/11/addiction-banques.html' title='Virus démocratique'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1889497270606881714</id><published>2011-08-21T07:11:00.000-07:00</published><updated>2011-08-21T07:23:31.733-07:00</updated><title type='text'>Démocratie réelle maintenant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe frameborder="0" height="180" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xiyzhh?width=320" width="320"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xiyzhh_etienne-chouard-conference-le-tirage-au-sort-comme-bombe-politiquement-durable-contre-l-oligarchie_news" target="_blank"&gt;Étienne Chouard - Conférence: Le tirage au sort...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/culture-libre" target="_blank"&gt;culture-libre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1889497270606881714?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1889497270606881714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1889497270606881714' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1889497270606881714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1889497270606881714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/08/democratie-reelle-maintenant.html' title='Démocratie réelle maintenant'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7004297383786526522</id><published>2011-08-11T06:06:00.000-07:00</published><updated>2011-08-12T01:20:35.343-07:00</updated><title type='text'>La politique à la corbeille</title><content type='html'>&lt;br /&gt;La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille, disait De Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était avant la libéralisation mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désormais, il n'y a plus de politique&amp;nbsp;du tout. A quand un Président de la République élu par les gros actionnaires au suffrage censitaire? Ce serait certainement moins hypocrite que le suffrage universel soumis au chantage des marchés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après la corbeille, il était inévitable que la politique, c'est-à-dire la direction démocratique d'un Etat, et non le management d'une hyper-entreprise, attérisse à la poubelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;les vrais assistés d'aujourd'hui&amp;nbsp;sont les rentiers qui spéculent sur l'effondrement des Etats en leur savonnant la planche à billets. Ils parient sur la chute d'un pays en le poussant très fort dans les orties. Cela revient à parier qu'ils seront toujours les maîtres du jeu. Il suffirait, pour qu'ils déchantent, de se retourner et de&amp;nbsp;leur mettre une gifle. Des rentiers opulents seraient ruinés? La belle affaire! Attendons plutôt de l'être tous, en effet. Il vaut mieux un pays&amp;nbsp;dans la misère, qu'un seul&amp;nbsp;rentier mécontent. Il vaut mieux 60 millions de pauvres que dix spéculateurs&amp;nbsp;ruinés. Surtout, encore une fois, que cet argent qu'ils placent&amp;nbsp;n'est pas à eux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7004297383786526522?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7004297383786526522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7004297383786526522' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7004297383786526522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7004297383786526522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/08/la-politique-la-corbeille.html' title='La politique à la corbeille'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3984189020844490988</id><published>2011-08-11T02:46:00.000-07:00</published><updated>2011-11-03T11:33:18.465-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;J’aurais sans doute plus de mal à convaincre de l’inexistence de la richesse privée si les circonstances actuelles liées à la crise économique n’apportaient de l’eau à mon moulin social.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Le scorpion demande à la grenouille de l’aider à traverser la rivière. La grenouille refuse, elle a peur de lui. Tu es dangereux, tu me piquerais. Comment&amp;nbsp;! répond le scorpion, quel intérêt aurais-je à te piquer&amp;nbsp;? Si tu meurs, je meurs avec toi. La grenouille, convaincue, accepte le scorpion sur son dos. Mais, au milieu du guet, le scorpion pique la grenouille. Pourquoi ? a-t-elle le temps de demander avant de mourir. Parce que c’est dans ma nature, répond le scorpion.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;Nous sommes en 2007, à la veille de l’élection présidentielle française. La dette publique est insupportable. Les générations futures paieront notre incurie, notre laxisme, notre égoïsme, nos prodigalités luxueuses (notamment en direction des plus pauvres). Réduire les dépenses publiques et les recettes, voilà le credo. Baisser les impôts, qui découragent l’activité, et diminuer les charges de l’Etat. La France n’en peut plus. Nous sommes le pays le plus endetté. Regardons autour de nous. Tous les autres font des efforts, travaillent sans rechigner, acceptent de sacrifier un peu de leur confort. Et nous, nous nous arc-boutons sur nos acquis. On connaît les remèdes. Que voulez-vous, les français sont d’incurables rêveurs. Heureusement, Sarkozy est élu. Ouf&amp;nbsp;!!!&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;2008, la crise&amp;nbsp;!!! Et l’obligation de venir au secours des banques privées. Les déficits se creusent. Les experts nous disent que c’est inévitable. La dépense publique augmente et les recettes baissent. La dette est vertueuse. Elle permet la stabilisation du système. Partout, elle enfle. On ne peut pas faire autrement. On connaît le remède.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;2010. Grâce aux efforts consentis collectivement, les banques privées sont sauvées, elles recommencent à faire des bénéfices. Mais la dette enfle encore, c’est la septième plaie d’Egypte. Elle redevient&amp;nbsp;insupportable. La France est mal placée. Pas assez d’efforts collectifs. Nos enfants nous maudirons jusqu’à la septième génération de leur avoir transmis un héritage si douloureux. Nos libéralités nous perdrons. Nous dépensons trop. Nous vivons au-dessus de nos moyens. On connaît le remède.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;La dette publique a permis d’éponger les dettes privées, la collectivité est venue au secours des marchés, et les marchés, cependant, punissent les Etats de les avoir sauvés. Pourquoi? demandent les citoyens. Parce que c’est dans notre nature, répondent les marchés. &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;La liberté des marchés, l’expression des avidités individuelles, forme des bulles incontrôlables. Lorsque celles-ci explosent on en appelle à la solidarité collective. Lorsque celle-ci a porté ses fruits, on s’empresse de la glisser sous le tapis pour ne plus avoir à la considérer. Nous laissons libres les marchés de prendre des risques, mais, en bonne mère, nous les secourons quand ils se trompent. En bref, nous les assistons. Les fils prodigues engagent des paris qu’ils ne perdront jamais complètement. J’en déduis que les dettes privées n’existent pas. Il n’y a que des dettes publiques momentanément accaparées. Les mots employés hier par le premier ministre britannique pour qualifier les émeutes londoniennes, auraient fort bien pu&amp;nbsp;être énoncés pour désigner en 2008 les assassins de la City. Ils causèrent avec leurs ordinateurs et leurs complets vestons infiniment plus de dégâts que leurs imitateurs de banlieue avec leurs casquettes et leurs marteaux. Si les dettes privées menacent la pérennité d’un collectif, c’est qu’elles sont liées à ce collectif de telle manière qu’on ne puisse distinguer ce qui est de l’un et ce qui est de l’autre. C’est si vrai que certaines banques anglaises furent nationalisées à la hâte en 2008. Quand la responsabilité ne prolonge pas la liberté, c’est qu’il n’y a pas de liberté. Qu’est-ce que la liberté, si elle n’est pas assumée&amp;nbsp;? Et si le risque est trop important de laisser libre des banques et des institutions financières, c’est qu’elles sont des biens collectifs devant être soumis au contrôle collectif. On les laisserait mourir de leur belle mort, autrement, en cas de problème. Où l’on voit que la richesse privée est une convention, une fiction collective. S’il n’y a pas de dettes privées, c’est qu’il n’y a que de l’argent public et de la richesse collective.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3984189020844490988?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3984189020844490988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3984189020844490988' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3984189020844490988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3984189020844490988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/08/jaurais-sans-doute-plus-de-mal.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7517878231848539375</id><published>2011-07-27T01:19:00.000-07:00</published><updated>2011-08-12T01:30:43.760-07:00</updated><title type='text'>La richesse privée n'existe pas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai souvent dit que la richesse privée n’existait pas en soi, qu’il n’y avait de richesse que sociale, c’est-à-dire créée par tous, les vivants et les morts, et que les modalités de son partage devait faire l’objet d’une décision démocratique. A un moment où il est beaucoup question de plafonnement des revenus ou des salaires, peut-être n’est-il pas superflu de reprendre l’argumentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute personne qui devient riche aujourd’hui le doit, pour une très grande part, une part grandissante, du fait de l’interdépendance toujours plus grande des humains, au travail collectif vivant et mort dont il ne peut s’abstraire. Routes, voies ferrées, avions, moyens de communication en tout genre, extraction minière, énergie, police, armée, éducation, savoirs, etc., toutes choses dont il bénéficie avant même de naître et qu’il n’a jamais payées lui-même. Qu’il reçoit donc en héritage, et dont sa situation propre, plus ou moins confortable au départ, lui permet de profiter de manière inégale. Par travail vivant, j’entends bien sûr le travail collectif présent, et par travail mort, le travail accumulé des ancêtres. Tout ceci constitue ce que j’appelle un corps social, prolongement d’un corps individuel qui seul ne peut exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout corps individuel nouveau se greffe donc d’emblée sur un corps social déjà existant avec lequel il forme une entité globale cohérente et insécable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la greffe avec ce corps social partagé par tous, je veux dire par tous les humains, car un pays n’est qu’une partie du corps social monde, ne prend pas la même forme pour chaque individu. Si le corps social global est ce qui existe pour tous préalablement à l’existence de chacun, le visage qu’il présente est changeant. En tant qu’espace transitionnel, le filtre familial opérera, selon sa condition, des transferts inégaux d’un corps à l’autre. Les uns profiteront peu, les autres beaucoup, d’un même héritage. Et ceux qui, par chance, en auront beaucoup profité seront évidemment mieux placés ensuite pour s’en approprier, par leur travail ou leurs rentes, des parts plus généreuses. Cette boucle d’inégalité, l’inégalité au départ augmentant l’inégalité à l’arrivée, devient inacceptable lorsqu’elle passe un certain seuil. C’est pourquoi il est essentiel de procéder sans cesse à des ajustements, des rééquilibrages, en redistribuant de façon juste, c’est-à-dire démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, quel que soit son travail, son intelligence, sa créativité, sa compétence et son énergie, aucun homme ne peut valoir infiniment plus que son prochain. Ou alors sa valeur n’est plus mesurable en argent. Les journées, même poussées à l’extrême ne font jamais que vingt-quatre heures, et l’énergie que déploie un mineur de fond, un ouvrier du bâtiment ou un paysan, ne me semble pas moins grande que celle d’un trader de Wall Street. Je sais bien que la force de travail est un marché comme un autre et qu’il obéit avant tout à la loi de l’offre et de la demande, qu’un patron aux grandes capacités sera plus demandé et donc mieux payé qu’un autre. Mais la question de droit reste ouverte : les limites de l’appropriation privée doivent-elles être, oui ou non, posées ? Oui, sans hésitation. Car il n’y a pas d’autre légitimité possible pour la richesse personnelle qu’une décision commune et démocratique. Si chacun pouvait décider par lui-même et pour lui-même de ce qu’il peut se permettre en société, où s’arrêterait le crime ? Il n’y aurait pas de crime. Et un ordre inégalitaire maintenu seulement par la force, qu’elle soit symbolique, réelle ou institutionnelle, tombera par la force. De quel droit arrêter un pauvre qui voudrait s’approprier une part supplémentaire de la richesse collective en volant le riche, si la richesse de ce dernier n’était pas auparavant socialement légitimée. L’est-elle actuellement ? Oui de fait, mais non en droit. Ce n’est pas parce que la plupart prend pour acquis le droit à l’appropriation illimitée, et pense même qu’il n’y a pas d’appropriation, mais seulement la juste récompense d’un travail honnête, que ce droit est légitime. On pensait aussi, avant l’abolition de l’esclavage, qu’il était juste de pouvoir acheter et vendre des hommes. On connaît la suite. Récompenser les talents et les initiatives, certes, mais comment et dans quelles limites ? C’est ce que nous devons tous décidés parce nous sommes tous concernés à part égale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Payer des impôts semble injuste surtout à ceux qui ont beaucoup d’argent. Comme si cet argent était à eux. Il faut changer de modèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’héritage collectif dont je parlais plus haut est le même pour tous à la naissance mais son accès est inégal. Si nous voulons réellement œuvrer pour l'émancipation, il nous faudra mettre le corps social en libre accès. Plus de péages, plus de privilèges. Redistribution massive et réhabilitation des entrées. Et revenu d'existence, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7517878231848539375?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7517878231848539375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7517878231848539375' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7517878231848539375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7517878231848539375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/07/la-richesse-privee-nexiste-pas.html' title='La richesse privée n&apos;existe pas'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1573720623447389564</id><published>2011-07-26T23:32:00.000-07:00</published><updated>2011-07-26T23:37:58.639-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Allez donc voir au bout de ce lien:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&amp;amp;feature=related" target="_blank"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&amp;amp;feature=related&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Drôle, intelligent, kunique.&lt;br /&gt;Bel exemple de détournement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1573720623447389564?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1573720623447389564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1573720623447389564' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1573720623447389564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1573720623447389564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/07/allez-donc-voir-au-bout-de-ce-lien.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4155316929212790217</id><published>2011-07-02T06:50:00.001-07:00</published><updated>2011-07-03T02:07:37.630-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;br /&gt;L'humanité souveraine a inventé ces derniers temps de magnifiques outils. Sa grandeur, aujourd'hui, serait d'apprendre à s'en passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4155316929212790217?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4155316929212790217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4155316929212790217' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4155316929212790217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4155316929212790217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/07/lhumanite-souveraine-invente-de.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-506826244975457763</id><published>2011-06-26T09:39:00.000-07:00</published><updated>2011-06-30T03:35:52.582-07:00</updated><title type='text'>vandalisme légal</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On focalise l’attention, en matière d’écologie des transports, sur les émissions de gaz à effet de serre. Mais, en réalité, la pression écologique exercée par une simple automobile est très loin de se résumer à ce qu’elle dépense et à ce qu’elle émet lors de son fonctionnement. Ce qui caractérise une voiture personnelle dans son rapport avec l’économie terrestre, c’est avant tout la masse énorme de ressources et de matières premières qu’elle représente d’emblée en tant qu’objet. Que l’on pense aux 4x4 par exemple. Ils ont beau avoir le label Ecoplus et je ne sais quel autre marquage écologiquement correct, il n’en reste pas moins que leurs propriétaires urbains accaparent pour leur agrément personnel des kilos de matières premières communes. Ce procédé a beau recevoir l’aval, et même la bénédiction, d’une société tout entière prise dans une logique aberrante de rentabilité, il entre très exactement dans la catégorie du vandalisme. De sorte que, même s’ils émettaient zéro gramme de CO2, il ne serait pas moins absurde et irresponsable de continuer à produire et à acheter en masse des objets en eux-mêmes si scandaleux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le vandalisme de banlieue n’est rien comparé au vandalisme légal à grande échelle que nous cautionnons chaque jour sous le nom de croissance. Ceux qui se persuadent de son irrévocabilité, ne peuvent pas nier pour autant le saccage afférent. Et s’ils sont prêts, en connaissance de cause, à en payer le prix pour eux-mêmes et pour leurs descendants, encore faudrait-il qu’ils s’assurent, s’agissant de dommages possiblement irréversibles et concernant chacun, de l’adhésion de tous.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En langage kunique, on résumerait de la manière suivante: Certains corps individuels accaparent une partie démesurément grande de leur corps social partagé, sans que jamais le droit en cette matière n'ait été démocratiquement discuté. De la liberté d'entreprendre, découle-t-il nécessairement, en droit public, la liberté de spolier?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-506826244975457763?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/506826244975457763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=506826244975457763' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/506826244975457763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/506826244975457763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/vandalisme-legal.html' title='vandalisme légal'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-524862782743726310</id><published>2011-06-26T09:17:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T09:23:44.187-07:00</updated><title type='text'>Sans intention</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;«Il (l’être humain) n’a pour intention que son propre gain et il est, en cela comme dans de nombreux autres domaines, mené par une main invisible à promouvoir une fin qui ne faisait pas partie de ses intentions.» Voilà comment Adam Smith résume l’action aveugle d’une société créant sa richesse. Un siècle plus tard, Charles Darwin ne décrira pas autrement le rôle des vers de terre dans la fertilisation des sols. Eux aussi sont menés par une main invisible à promouvoir une fin (le renouvellement des sols dévolus à la production humaine de nourriture) qui ne faisait pas partie de leur intention initiale (se nourrir).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Imitant la nature, l’homme en société devrait donc se laisser aller à ses premiers élans d’égoïsme pour favoriser cette organisation spontanée du bien commun. Nous pourrions appeler cette pratique une permaculture sociale libérale. Tout y est : moindre interventionnisme, respect des cycles économiques, confiance, etc. Oui, mais…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il existe dans cette belle harmonie supposée deux éléments discordants. D’abord, la pratique sociale du laisser faire s’inscrit en contradiction, voire en opposition avec les cycles naturels extérieurs, comme on le constate dans les différents dérèglements qu’elle engendre (climatique, énergétique, environnementaux, etc.). Ce qui signifie que la main sociale contredit la main naturelle, que l’une ne se confond pas avec l’autre. Qu’il y a, ô hérésie ! deux mains, par conséquent, au lieu d’une. Ou alors, il faudrait d’ores et déjà renoncer aux deux en même temps. D’autre part, les crises internes ne cessent de se multiplier, creusant les inégalités et les injustices et provoquant une gabegie sans pareil dans l’histoire. Ce qui veut dire que la main sociale, non seulement ne s’accorde pas avec la main naturelle, mais ne parvient même pas à assurer le minimum d’équilibre qu’on attend d’elle. Pourquoi, dès lors qu’elle n’accomplit rien de ce qui était prévu, hormis l’accumulation stupide de biens inutiles, ne pas la laisser choir comme synthèse révocable. Ceux qui en maintiennent l’idée en dépit du bon sens, et en dépit de l’expérience quotidienne de son inefficience, ne font ainsi que prouver son aspect dogmatique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’homme est naturel, je ne m’écarte pas de là, mais sa nature rend paradoxalement possible une action anti-naturelle. C’est là sa singularité, ce qui le place dans une position marginale par rapport au ver de terre. Une main invisible a peut-être bien organisé les interactions de tous les êtres naturels, mais de toute évidence à l’exception de l’homme. La chute originelle de l’homme dans la connaissance l’aurait donc arraché à la circonscription de la main naturelle. Mais alors, sa rédemption ne serait-elle pas d’incarner lui-même cette main, dans l’espace qui lui est dévolu ? Sans pour cela s’y substituer, bien sûr.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-524862782743726310?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/524862782743726310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=524862782743726310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/524862782743726310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/524862782743726310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/sans-intention.html' title='Sans intention'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3633814478552661326</id><published>2011-06-26T05:10:00.000-07:00</published><updated>2011-06-28T05:52:30.616-07:00</updated><title type='text'>A Jean-François Billeter</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je me sens extraordinairement proche, et pour cela réconforter dans mes travaux et mes jours, de Jean-François Billeter, sinologue distingué. Quand le professeur émérite rejoint le roturier des idées sur le chemin de la création sociale!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les concepts d'imagination et de synthèse, tels que développés dans son petit livre si dense "Notes sur Tchouang Tseu et la philosophie" chez Allia, me ravissent et m'enchantent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qu'on en juge par ces extraits de la toute fin :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Il est arrivé, cependant, que les hommes prennent conscience du pouvoir de l'imagination, comprennent que toutes les synthèses que l'homme a produites sont contingentes et révocables et posent que, si l'homme a en lui la liberté de donner forme et sens à la réalité, cette liberté ne doit pas être exercée par une minorité, mais par tous, de façon concertée."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"L'un des principaux constats qu'on puisse faire aujourd'hui est que la critique du monde existant, quel que soit le point où on la pousse, est impuissante à produire par elle-même le moindre changement. Elle doit être relayée par des actes de l'imagination qui instituent des significations inédites, fondées sur des appréhensions nouvelles de la réalité."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"L'imagination nous asservit, pour notre malheur, quand nous ignorons son rôle. Elle est le remède quand nous découvrons ce rôle et nous mettons à user librement du langage. Nous avons alors le pouvoir de dissoudre les formes déjà données à la réalité et d'en faire naître d'autres."&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si, par le plus grand des hasards, quelqu'un, parmi les lecteurs de ce blog (s'il y en a), se souvenait de certaines idées développées ici autour du mythe, il ne manquerait pas de trouver chez Billeter quelque proximité.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et puis, Castoriadis, Arendt et Tchouang Tseu en référence ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vivement la suite!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3633814478552661326?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3633814478552661326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3633814478552661326' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3633814478552661326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3633814478552661326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/jean-francois-billeter.html' title='A Jean-François Billeter'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4695830175990745683</id><published>2011-06-20T08:39:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T02:37:30.925-07:00</updated><title type='text'>AMA'</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une formule marxienne résume parfaitement notre système de production et d’échange, et même, désormais, notre pratique sociale globale. Cette formule est : AMA’. Où A est l’argent premier, M la marchandise et A’ le plus d’argent gagné dans le procès. L’argent va vers la marchandise qui donne un plus d’argent. Cette boucle infernale, car A’ revient en A pour repartir en un M qui lui-même redonne un A’, est le piège en forme de roue dont certains se font gloire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que nous indique cette formule ? D'abord, banalement, que l’argent (grâce au travail) produit des marchandises qui produisent plus d’argent et qu’une certaine richesse publique augmente avec la quantité de marchandises fabriquées. Mais ensuite et surtout que A’, le plus d’argent, est la finalité réelle du procès. La marchandise, sous sa forme d’usage, n’étant ici qu'un moyen, pour ne pas dire un prétexte, comme on le voit dans la spéculation financière ou A produit directement A’ sans passer par la case M. Le langage populaire traduit la formule dans l’expression : recherche effrénée du profit. Mais AMA’ dit plus, je crois, en sa concision, car elle dévoile, par-delà la réprobation éthique, la loi fondamentale du temps. Elle nous donne, avec l’équation économique, l’équation morale et politique de nos sociétés. Elle fournit, comme la loi de la gravitation universelle pour le mouvement des astres, les coordonnées d’un social errant dans l’orbite du Capital.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’argent va donc vers la marchandise dans le seul but de faire plus d’argent. Pourquoi pas, nous diront les libéraux convaincus. Si, avec le cynisme, nous obtenons, comme par surcroît, la richesse économique et l’amélioration de la qualité de vie. Sauf que la finalité de l’action générale n’étant ni la richesse publique ni la qualité de vie, nous devons envisager aussi la possibilité d’un passage au négatif de l'accessoire, et donc d'une détérioration des conditions d’existence. Il faut en effet une croyance indéracinable dans les vertus du vice pour ne pas imaginer l'hypothèse du renversement contre-productif d'une positivité de hasard. Vouloir utiliser idéologiquement le cynisme et l’égoïsme comme moyen de la richesse et du bien être, alors que la pratique réelle consiste en son contraire, à savoir le confort utilisé comme moyen de l’égoïsme, c’est risquer de produire la misère et l’inconfort pour le cas où le mouvement central de A vers A’ viendrait à inverser la polarité secondaire. Le bien n’étant ni voulu ni nécessaire, il faudra l’admettre dans ces conditions comme occasionnel, instable et fugace. Par exemple, la qualité de la marchandise produite pour donner A’ étant indifférente par principe, puisque seul compte le plus de A, il y a de grandes chances pour que celle-ci finisse par se dégrader. Et comme les conditions de sa production sont tout aussi indifférentes, il va de soi que ces dernières courent le même risque. Seule une contre-action sociale reposant sur d’autres principes moraux, et soumettant la production et l’échange à ses lois, pourrait en diminuer les effets déplorables. Mais comment faire d’un simple moyen au service d’une fin, une finalité nouvelle, sans faire du même coup de la fin initiale un moyen ? Autrement dit comment faire pour que A se déplace vers M sans nécessairement produire A’, ou pour que A’ devienne à son tour le moyen de M ? Car le processus alors s'arrêterait net et nous irions vers une autre forme de production et d'échange où M prendrait la forme d'un A pour obtenir seulement un autre M. Ce qui donnerait la formule MAM. L’argent, abandonnant sa fonction téléologique, ne serait plus qu’un moyen pour combler des besoins.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Est-ce à dire que le cynisme et l’immoralité sont le prix à payer pour la richesse ? Sans doute, mais pour une fausse et fragile richesse dont finalement nous n’avons peut-être même pas besoin. Et si le processus décrit ici nous avait permis de prendre conscience de cela ? Et si l'un des effets secondaires de son action avait été de faire la lumière sur un certain nombre de pseudo évidences, et nous libérait d’un désir malheureux ? Et si nous faisions contre mauvaise fortune bon cœur ? Et si, donc, nous utilisions les nouvelles contraintes pour entrer en résilience, comme on dit en résistance? Ne ferions-nous pas alors un grand pas vers la transition?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4695830175990745683?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4695830175990745683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4695830175990745683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4695830175990745683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4695830175990745683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/ama.html' title='AMA&apos;'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7927194765562216895</id><published>2011-06-19T08:47:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T06:10:24.490-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Pour ceux qui jugeraient trop "New Age" la question des trois corps kuniques telle que succinctement exposée dans quelques articles précédents, j’apporterai les précisions suivantes :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec ce qu’il est convenu d’appeler le New Age, c’est-à-dire le fourre-tout moderne de la spiritualité confusionnelle, tout démarre je crois avec l’idée de nature. La Nature est en effet considérée dans ce cadre de pensée, ou d’impensée, comme un tout intemporel parfaitement organisé dès l’abord, tendu vers un but bien précis quoique mystérieux, et incluant l’homme dans sa perfection comme élément imprévisible et perturbateur. Celui-ci pouvant toutefois s’amender par soumission à sa vérité intérieure éternelle et individuelle. Il s’agit d’une Nature que j’appellerais ptoléméenne : fixe, anhistorique, intemporelle et conduite par des forces conscientes vers un but dont l’homme, étrangement, a la capacité de s’éloigner. Elle s’oppose à une nature prométhéenne, mouvante et non téléologique, dont l’homme, au contraire, serait le regard et la conscience. Il existe un excès ptolémaïque comme il existe un excès prométhéen. Le premier rejette la conscience humaine et sa liberté, l’autre fait du milieu naturel un simple réservoir d’utilités consommables. Au regard de l’un, l’homme est trop petit, au regard de l’autre, il est beaucoup trop grand. Pour moi l’homme est naturellement social, il n’a pas de nature hors du social, le social est le naturel de l’homme, le social est la nature contrôlable de l’homme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’en entends qui parlent du passé humain primitif, ou de certains ailleurs actuels comme d’un Eden. Selon eux, il existerait un homme naturel, caché sous l’individu social, dépositaire de la vérité. Le retrouver ou le laisser s’exprimer en supprimant les obstacles artificiels de la société et de l’intellect serait la condition du bonheur. Le corps contre le « mental », la nature contre la société, le passé contre le présent, l’ailleurs contre l’ici, la spontanéité contre la réflexion. Je préfère quant à moi l’avec au contre. Le corps avec l’intellect, la nature avec la société, etc. Je m’écarte donc résolument des hypothèses revivalistes et ne partage pas l’idée d’un univers parfait dont l’homme serait le perturbateur. Non pas que je sois d’un optimisme béat concernant l’espèce et que je fasse de la nature extérieure sa propriété (au sens économique du terme), son domaine exploitable ; seulement, je ne me représente pas les civilisations lointaines comme des paradis, et constate que l’homme, au final, n’est pas moins naturel (y compris lorsqu’il est équipé de ses multiples prothèses technologiques) que le tigre, l’escargot ou la grenouille. Qu’il a dû, comme tous les animaux, et plus qu’eux peut-être, à cause de sa faiblesse native, mener un dur combat pour survivre ; un combat avec la nature si ce n’est contre elle, auquel je ne vois aucune perfection. Et je trouve légitime, pour un être vivant placé dans de telles difficultés, de s’équiper des outils nécessaires à sa liberté et à sa vie. Que ces outils ensuite deviennent contre-productifs et qu’ils prennent une forme telle qu’ils finissent par compromettre sa propre survie, et, au-delà, la vie même de son écosystème, ne signifie pas pour autant leur disqualification définitive ni le reniement de l’homme lui-même en tant qu’animal maladroit. Au contraire, je garde espoir que son potentiel puisse un jour construire la maison sociale idoine dans et avec la nature qui l’environne et le nourrit. Pourquoi aller chercher des explications fumeuses, indémontrables en tout cas, et pour cela faisant appel à la croyance et parfois à la crédulité, alors que la raison suffit pour forger les projets nécessaires à la réalisation humaine. C’est cela le New Age, la fuite dans les délires pour échapper au délire. Je préfère tenter d’échapper au délire par la raison. Son excès suscite des fantômes, mais son sommeil, nous le savons depuis Goya, produit des monstres. Car l’intellect n’est pas moins naturel que le corps, et d’ailleurs, il me semble que les humains New Age font un usage excessif de ce qu'ils méprisent lorsqu’ils justifient par le langage, en des pages et des pages de textes, leurs théories du corps.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je trouve personnellement inutile, si ce n’est à des fins mercantiles ou de pouvoir, de faire de la nature un paradis méconnu qu’un primate dégénéré se plairait à renier, plutôt qu’un environnement-corps ni bon ni mauvais, qui existe simplement ainsi et pas autrement, comme ce primate existe lui-même avec ses imperfections.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7927194765562216895?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7927194765562216895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7927194765562216895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7927194765562216895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7927194765562216895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/pour-ceux-qui-jugeraient-trop-new-age.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-754752502768613796</id><published>2011-06-14T10:37:00.000-07:00</published><updated>2011-06-20T04:25:42.731-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C’est fou comme la valeur travail a la cote en ce moment. Wauquiez d’abord, Le Pen ensuite. Tumeurs hier, parasites aujourd’hui, haro sur les pauvres qui ne travaillent pas. Travail, famille, Patrie, le retour. J’ai bien peur toutefois qu’une petite erreur ne se soit glissée dans le raisonnement. Oh, pas grand-chose : une simple confusion entre valeur travail et valeur argent. Je me permets de la pointer pour éviter les malentendus. Je suis certain que Marine et Laurent me sauront gré de cette clarification. Errare humanum est, comme disait Mussolini. Voici l’affaire : un pauvre qui ne travaille pas est un parasite, mais un riche qui glande est un citoyen respectable. On suppose sans doute que ce dernier a travaillé dur auparavant pour gagner son pactole et qu’il a mérité son oisiveté. Il dépense son argent après tout, pas celui de la communauté. (C’est là que ma formule « il n’y a pas de richesse privée », prendrait toute sa saveur. Mais je n’insisterai pas ici sur ce point. Voir plus loin dans ce blog). Je signalerai seulement qu’un vieux pauvre qui a travaillé dur toute sa vie avant de se retrouver au chômage sur le tard n’est pas mieux considéré qu’un jeune fainéant vivant en parasite sur le dos d’un Etat "providentiel". C’est drôle d’ailleurs, quand on y pense : les conservateurs chrétiens acceptent la Providence du dimanche matin, et celle du Marché pendant la semaine, mais pas celle de la collectivité solidaire du vendredi soir. Celle-ci viendrait-elle moins de Dieu que la première? Un fils de famille n’ayant jamais travaillé durant sa vie reçoit en héritage, avec l’argent des autres, la considération de Le Pen; le fils des quartiers, lui, avec la misère, reçoit pour le même exploit, un coup de pied de Wauquiez au cul. Mais si l’obligation de travailler est uniquement adressée aux pauvres, c’est que la valeur argent, à l’évidence, l’emporte sur la valeur travail. Car une valeur qui ne concerne qu’une fraction de la population n’est pas une valeur. CQFD. Il y avait maldonne, ouf ! je rectifie. A la suite de cette explication, Marine et Laurent procèderont sans doute à une actualisation de leur programme, sous la forme : Argent, Famille, Patrie. Ceux qui croient en la valeur argent, citoyens à part entière de notre République, sauront clairement pour qui voter aux prochaines présidentielles. Qu’ils n'oublient pas pour autant, mais ceci est une autre histoire, que sur le dos de ces chameaux de pauvres, ils auront bien du mal à entrer au paradis.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-754752502768613796?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/754752502768613796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=754752502768613796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/754752502768613796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/754752502768613796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/cest-fou-comme-la-valeur-travail-la.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7378744321052684904</id><published>2011-06-12T01:13:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T01:16:16.468-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Hasta luego en la Puerta del Sol!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7378744321052684904?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7378744321052684904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7378744321052684904' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7378744321052684904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7378744321052684904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/hasta-luego-en-la-puerta-del-sol.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4134974614172594972</id><published>2011-06-11T04:11:00.000-07:00</published><updated>2011-06-24T08:18:37.405-07:00</updated><title type='text'>Tao kunique et transition</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je remercie mon ami Benoît Kubiak d’avoir attirer mon attention sur l’idée de ville en transition, ou d’initiative de transition, développée ces dernières années dans beaucoup de pays à travers le monde. Cette idée nous vient d’Angleterre, et particulièrement d’une petite ville du sud appelée Totnes. Rob Hopkins, un professeur en permaculture, en fut l’initiateur. La permaculture est la méthode d’adaptation d’un écosystème social à une logique du long terme. C’est un soin collectif en quelque sorte, une médecine, qui travaille sur l’idée de résilience, c’est-à-dire sur la capacité d’un système à retrouver l’équilibre après que celui-ci ait été perturbé. Appliquée à une communauté humaine, elle revient à diagnostiquer ses fragilités écosystémiques, notamment en matière de consommation d’énergie, d’approvisionnement, de transport et d’échange, pour corriger son aménagement global en direction d’une plus grande autonomie, d’une relocalisation de l’économie, d’un plus grand respect des ressources, d’une diminution de l’empreinte écologique, d’une réappropriation des savoirs et des techniques et d’un mieux-être collectif. Prenant en compte les conséquences du pic pétrolier déjà atteint ou en passe de l’être et du changement climatique en cours, cette méthode analyse puis réorganise le champ collectif global pour répondre aux nouveaux déséquilibres ou pour les anticiper.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le taoïsme kunique, tel que défini dans un article précédent, semble en parfait accord avec ces principes. D’une part la résilience rejoint l’idée d’unité entre cosmique et social. Elle cherche à harmoniser ou à rétablir les liens distendus entre environnement et activités humaines, le yin cosmique et le yang social se concevant comme les deux parties en conjugaison d’un tout. D’autre part, le concept de non-agir (wu wei) s’adapte parfaitement à une forme d’action consistant à rediriger les forces sociales entropiques (se dispersant en chaleur inutile et polluante) vers le circuit néguentropique (freinant le gaspillage) des associations solidaires. Cette action ressemblerait alors à une sorte de gymnastique sociale taoïste, à un Qi-Gong politique. Ce que préconise par ailleurs la transition résiliente, c’est de faire de nécessité vertu, d’utiliser les crises environnementale, énergétique, sociale, économique et civilisationnelle comme moyen d’accélérer un processus vertueux d’adaptation des structures à une autre forme de communauté. Et cela me paraît être une bonne alternative aux mouvements qui visent seulement la conquête du pouvoir étatique en donnant de si mauvais résultats. Ils se retrouvent la plupart du temps dans l’obligation de gérer le connu en lui appliquant par la force des recettes absurdes de bonheur. Les gens de la transition résiliente pensent, au contraire de tous ceux qui répondent à la question des lendemains par le sempiternel « on verra après la révolution », qu’une vision précise des lendemains est justement la condition de réussite d’un projet et que pour basculer dans le nouveau, il faut que ce nouveau ait déjà été mis en place dans le présent. Cette façon de voir était exactement celle du philosophe écologiste André Gorz. Pour moi, cette pratique a aussi l’avantage de travailler directement le corps social et de ne pas indiquer seulement la voie d’un « salut » individuel par application de consignes privées (éteindre la lumière, prendre des douches, trier ses déchets) ou de rituels domestiques. Elle se situe d’emblée dans l’inter-individuel, la relation et les modalités du social le plus étendu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A suivre…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4134974614172594972?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4134974614172594972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4134974614172594972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4134974614172594972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4134974614172594972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/tao-kunique-et-transition.html' title='Tao kunique et transition'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-995515379098171930</id><published>2011-06-09T09:03:00.000-07:00</published><updated>2011-06-12T01:22:15.475-07:00</updated><title type='text'>Un non sur le dos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le ministre Wauquiez se fait un nom. Sur le dos des plus faibles, comme il se doit quand on est un puissant. Depuis les cours de récréation du primaire où les petits garçons comparent la taille de leurs pénis, jusqu’à l’Assemblée Nationale où les grands enfants comparent la grosseur de leurs portefeuilles, on voit des hommes angoissés se rassurer en cherchant noise à plus petit que soi. L’humiliation du plus faible garantirait semble-t-il la puissance des inquiets. Il faut le poids d’une civilisation pour s’opposer à une pente si naturelle. La charité, la solidarité ou la compassion furent ainsi inventées pour contrebalancer cette tendance à la barbarie. Droits sur leurs ergots, quelques réfractaires se complaisent pourtant dans un univers primitif où ils voudraient nous attirer tous. C’est le cas on dirait de Monsieur Wauquiez, qui se fait un nom à cette mesure là. Il faut dire que beaucoup de ses collègues à l’UMP partagent ces conceptions d’un autre âge. Celui des maîtres de forge du XIXe siècle par exemple, qui faisaient travailler les jeunes enfants pour les sauver de la délinquance, trouvaient impensable et ruineuse la journée de travail de moins 12 heures et voyaient dans les congés un appel à la paresse. Le travail forcé à durée illimitée et gratuit leur étant toujours apparu comme une sorte d’Eden. On a les paradis qu’on peut. Mais Wauquiez, pour le moment, se croit en enfer. Cet enfer il l'appelle assistanat. Il s’agirait d’une maladie mortelle, plus précisément d’un cancer. Voici donc les principes du Conseil National de la Résistance déclarés cancérogènes par ses héritiers déclarés. Mais c’est qu’il s’agit d’assistanat et pas de solidarité, voyez-vous. Ce n’est pas une mince victoire sémantique, en effet, que d’avoir substitué le premier mot au second. Saluons cet acharnement à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. On ne pourrait pas dire par exemple de la lanterne fraternité qu’elle est le cancer de la société, surtout en France avec sa Révolution. On s’autorise à le clamer sans vergogne en revanche de la vessie assistanat. Un tour de passe-passe verbal ouvre la voie à toutes les manipulations et permet de proférer les pires horreurs, au moins les plus grandes absurdités, sans prendre le risque d’émouvoir le bon peuple qui ne demande qu’à se venger sur quelqu’un de ses difficultés. Difficultés augmentées par ceux-là mêmes qui lui désignent aujourd’hui ses victimes. La crise économique de 2008 aura donc été, comme prévu, bien instructive. Elle nous aura permis d'apprendre que les pauvres sont des paresseux, des profiteurs, des parasites qui ont assez vécus comme des nababs aux frais de la princesse. On croyait naïvement que les banques, les transnationales et les financiers de la planète avaient mis le monde en coupe réglée, que des milliards de dollars se perdaient (pas pour tout le monde) dans les paradis fiscaux. Eh, bien non, les vrais coupables sont ceux qui refusent de travailler (car ils n’ont jamais, bien sûr, été licenciés par les autres) et se prélassent devant leur télé en engloutissant des fortunes en aides sociales. Qui osent même s’indigner, parfois, sur les conseils d’un ancien vrai résistant. Il fallait bien le génie de monsieur Wauquiez-qui-se-fait-un-nom pour découvrir le pot aux roses. Souhaitons bien sûr, pour le bonheur des pauvres, qu’il puisse passer rapidement comme il le désire de l’enfer français de l’assistanat au paradis irlandais de la fiscalité. A moins que le modèle néo-libéral, très voyageur, se soit déjà transporté, depuis les contrées gaéliques, vers d’autres plus heureuses encore. Qu’il prenne garde quand même ne pas expédier prématurément, par l’emploi d’une thérapie trop ambitieuse de l’inégalité et de l’injustice, cette pauvre France cancéreuse vers un paradis qui n’aurait rien cette fois de fiscal. Et, j’y pense, pourquoi ne pas envoyer ce précieux médecin au chevet de l’Espagne ou de la Grèce ? Il doit y avoir là-bas une foultitude d’assistés pour que ces deux pays aillent si mal. Comme Strauss-Kahn à New York, il pourrait s’y faire une réputation internationale. Evidemment, s’il nous quittait de manière définitive comme le susnommé, nous en serions inconsolables.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Monsieur Wauquiez se fait un nom sur notre dos. Qu’à Dieu plaise que nous nous fassions un jour un NON sur le sien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-995515379098171930?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/995515379098171930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=995515379098171930' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/995515379098171930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/995515379098171930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/un-non-sur-le-dos.html' title='Un non sur le dos'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-2533653618546510556</id><published>2011-06-07T09:44:00.000-07:00</published><updated>2011-06-19T09:11:13.344-07:00</updated><title type='text'>Le kunisme est un taoïsme</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;Pour une idiotie kunique&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le terme idiot a deux origines : l’une est grecque (idios) et veut dire particulier, singulier ; l’autre est latine (idiota) et signifie sot, ignorant. Un simple mélange des deux donnera le concept kunique. Sa définition pourrait être : singularité volontairement ignorante. Ignorante de quoi ? Eh, bien des arguties auto-justificatrices du monde tel qu’il va. « Je préfère être idiot avec Lao Tseu, qu’intelligent avec Milton Friedman ou Christine Lagarde » en serait la bonne expression. L’idiotie kunique n’a donc rien à voir avec le bons sens : ramassage des restes vulgaires d’un savoir prémâché servis par le péquin au comptoir des cafés. Rien à voir non plus avec l’idiotie ambiguë d’un Jean Edern-Hallier, l’idiot international au service de lui-même. Non, notre idiotie à nous se réclame du taoïsme le plus pur en ce qu’elle rejoint les concepts d’inutilité sociale, de vide et de non-agir qui distinguent celui-ci, de même qu’ils distinguaient déjà en Europe la philosophie d’un Diogène de Sinope, l’aboyeur athénien du IVe siècle avant notre ère.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le cynisme pragmatique de la belle époque que nous vivons, où l’exercice le plus universellement répandu consiste à socialiser les pertes privées et à privatiser les bénéfices publics, où le personnel politique est fort logiquement sélectionné sur des critères de virtuosité dans la pratique de ce bonneteau légal, et où l’utile est associé au paiement par les pauvres de la prévarication naturelle des riches, le cynisme pragmatique donc nous oblige aujourd’hui à revoir de fond en comble le rapport inutilité-utilité sous l’angle de l’inutilité de l’utile et de l’utilité de l’inutile. A cette fin, il pourra s’avérer utile d’en revenir aux grands spécialistes de l’inutile que furent les ermites ou les moines paysans de la Chine ancienne. Par ailleurs, de la même façon que le trop plein des objets et des mots d’aujourd’hui favorise la conversion du regard aux différentes notions du vide, qu’il soit métaphysique comme pour le Tao ou ontogénétique comme pour Lacan, le trop agir actuel, qui n’est qu’une gesticulation insensée conduisant au néant (le néant étant comme on sait tout autre chose que le vide), est le promoteur paradoxal du non-agir. A condition d’entendre non-agir (wu wei) au sens d’une opposition radicale à l’agir contemporain établi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le kunisme se définissant comme un anti-cynisme, il était originairement destiné à promouvoir un changement de regard et d’attitude, à provoquer une conversion. Les formes présentes de la pensée et de l’action n’étaient plus en cohérence, aux yeux de son initiateur, avec cette image neuve du monde ébauchée à la fin du siècle dernier par un ensemble hétérogène de critiques émergentes. Il fallait donc dépoussiérer, selon lui, l’espace symbolique, changer radicalement les mots de la critique, sans égard pour leur grand âge le cas échéant. Les actions suivraient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le kunisme exige un nouveau langage, une attitude nouvelle, disais-je. Il se positionne certes sur le terrain d’une critique radicale de la société marchande, mais n’en approuve pas pour autant toutes les analyses et toutes les conclusions. Il récuse l’emploi de capitalisme par exemple pour désigner de façon définitive le mode d’existence moderne. Lui préférant prolétarisme ou cynisme addictif en raison d’une acception plus générale et moins fanatiquement économiste de ces termes. Il ne croit pas davantage dans l’individualisme libéral, mais pense au contraire que le libéralisme est un collectivisme. Il procède donc au retournement de la rhétorique conventionnelle pour laquelle collectivisme est lié au projet communiste et individualisme au projet libéral. Il réfute le partage entre spirituel et matériel. Le matériel humain étant pour lui spirituel comme le spirituel est d’emblée matériel. Il n’adhère pas non plus à la dichotomie théorie action. La théorie étant une action et l’action une théorie. Il ne voit pas dans la lutte des classes un instrument fatal ou suffisant de l’émancipation, et ne sacralise pas les forces productives. Comprenant en effet que le moteur essentiel, quoique tabou, de la machine productiviste est l’inégalité sociale, l’humanité, selon lui, n’a pas de tâche plus urgente que de s’en libérer. Quitte pour cela à sacrifier sa productivité. Car, en un choix pleinement assumé fondé sur le constat d’une impossibilité axiomatique à obtenir la richesse sans créer du même coup la pauvreté, il préfère une société moins riche pour tous à une société somptuaire pour quelques uns. Replongeant très souvent, d’autre part, dans les profondeurs marxiennes de la critique, il ne considère pas les possédants, les dominants, seulement comme des zélateurs et des promoteurs de l’hypermachine aliénante, il les regarde aussi et prioritairement comme ses victimes consentantes, au même titre que les dominés satisfaits. Enfin, et peut-être surtout, il ne dissocie pas corps individuel et corps social, et se propose même d’élaborer une théorie des trois corps (individuel, social et cosmique) qui donnerait à envisager leur harmonisation consciente comme le maître projet humain. Lequel rejoindrait volontiers ce que l’on appelle les messages de spiritualité (des systèmes d’exercices, dirait le philosophe Peter Sloterdijk), si ces derniers n’avaient pas pour fâcheuse habitude d’oublier dans leurs équations mystiques le corps social intermédiaire, tenu par eux pour extérieur et neutre, simple décor d’un théâtre de l’âme. Ce qui rend la plupart des exerçants complices de sa pathologie, en lui permettant de s’épanouir à l’abri des regards, focalisés sur l’apparence individuelle, et de fermer l’accès au savoir immanent de ce corps global qu’ils avaient pour mission initiale d’explorer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De tout cela ressort une attitude. Pour s’opposer à l’hypermachine aliénante, il faut démonter avec précision ses rouages et dévoiler ses paradoxes. A cet effet, une grande campagne de désintoxication doit être engagée. Car l’intoxication au cynisme laisse des traces bien plus douloureuses dans le métabolisme général que tout autre substance psychotrope. Une mort sociale par overdose risque même de survenir après quelques années seulement d’utilisation massive de ses fétiches. L’accoutumance y est d’autant plus rapide et difficile à vaincre que des éléments de notre psychologie individuelle profonde, capter par elle, lui servent de soutien. La phase suivante consistera à s’engager dans l’élaboration d’un contre-discours, à s’armer d’un contre-symbolisme, pour dégager une contre-action que j’appelle un non-agir dans la mesure où elle consiste essentiellement à désigner, à porter en pleine lumière, la nature profonde de l’être social contemporain par négation en soi, puis en nous, de ses effets, et donc de ses causes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l’heure où j’écris ces pages, un mouvement, explorant à nouveaux frais les possibilités d’une action véritablement spontanée, se développe en Espagne : le mouvement des indignés, dont le nom fait référence au livre à succès d’un vieux résistant français toujours sur la brèche. Ces indignés souhaitent à l’évidence reprendre l’histoire à zéro. De Madrid ou d’ailleurs, ils répondent par exemple à ceux qui s’inquiètent de savoir s’ils sont ou non contre le système que c’est plutôt le système qui est contre eux. Voilà un bel exemple de retournement « kunique » d’un révolutionnairement correct devenu insupportable à force de platitude et d’auto-satisfaction puérile, pour lequel il est valorisant (ah! le grand papa 68) de s’autoproclamer rebelle et marginal face à un système exécré, tenu pour ontologiquement extérieur à soi. Ce que comprennent instinctivement les indignés, au contraire, c’est que rien dans le système n’est véritablement extérieur et que sa forme est nous.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sont-ils dans le non-agir, alors ? Certes oui, puisqu’ils ne font en somme que prendre leur place (tomar la plaza), comme ils disent ; démontrant ainsi, s’il en était besoin, le peu de place que réserve à l’homme ordinaire l’avènement du monstre techno-social créé par lui et qui n’est que lui(on)-même s’effondrant sur lui-même, son corps social tombant sur son corps individuel. J’en déduis que le non-agir consiste à trouver le bon souffle et la bonne position pour s’installer devant soi-même et se faire honte (vergogne) d’avoir édifié un corps social aussi mal assorti à un corps individuel souverain, bien planté dans l’axe du monde.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Changer les mots de la critique pour mieux saisir les maux du corps, puis changer le corps des mots pour mieux se saisir soi-même dans le vide harmonisateur de l’être, telle est donc la voie kunique, telle est donc son idiotie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-2533653618546510556?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/2533653618546510556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=2533653618546510556' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2533653618546510556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/2533653618546510556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/le-kunisme-est-un-taoisme.html' title='Le kunisme est un taoïsme'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8241341330485663530</id><published>2011-06-05T05:34:00.000-07:00</published><updated>2011-06-10T05:33:59.274-07:00</updated><title type='text'>Conditions du regard</title><content type='html'>&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Projet de conférence kunique né d'une conversation de mars entre amis.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le regard de la matière plonge dans la matière du regard, les mains en avant. Cet élan circulaire, nous l’appelons art. Pour certains, l’art ne se parle pas, il se pratique. C’est méconnaître le mouvement trilogique de la main, du regard et de la matière. Le regard est immédiatement matière parce qu’immédiatement symbole et immédiatement symbole parce que d’emblée matière. Or, il n’y a pas de symbole sans langage et l’art travaille le symbole comme le langage travaille l’art en retour. L’art est donc dans le langage à défaut d’être lui-même un langage. Et la main sert ce langage comme aussi l’oreille, l’œil et la bouche. La main ne crée pas l’outil et l’outil ne crée pas la main, mais la main et l’outil se créent ensemble et composent en une transduction indémêlable. De la même façon, le regard et la main, dans la matière du symbole, s’entortillent autour d’un vide qui contient l’énergie pure de la création et se donnent l’un à l’autre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mains à plumes, mains à terre, mains à couleurs, mains à plâtre ou à fer, mais toujours et avant tout mains à langage et symboles. C’est par là que le fond et la forme se conjoignent et s’indifférencient, c’est par là que la beauté s’isole comme cette indifférenciation même.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le regard est dans l’impermanence. Il naît et il meurt. Il naît dans la matière et meurt dans la matière, c’est-à-dire dans le symbole. La main aussi. La matière n’est pas éternelle mais elle meurt plus lentement. En tout cas, le regard, d’emblée, est pris dans la matière et le langage. La main aussi. Alors, comment pourraient-ils s’échapper hors d’elle pour quérir la suspension ? Esprit, es-tu là ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’entends par matière le poudroiement des choses qui naissent avec mon regard. Non pas que mon regard les fasse naître, elles émergent plutôt par sensualisation : imprégnation de sens, à partir du Réel obscur dont je suis issu. Réel dont je ne peux rien faire parce qu’il est hors du champ de la main.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’entends par regard, la projection spéculaire de la matière sur elle-même médiatisée par le langage.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’entends par main, le rapport poïétique entre matière et regard : ce qui permet au regard de changer la matière, à la matière transformée de changer le regard.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’appelle poïesis, l’œuvre générale de cette main, et art, la partie chamano-réflexive de cette poïésis. Réflexive parce que condamnée à la répétition et aux recommencements par l’esprit d’analyse et d’auto-critique, et chamanique parce qu’en relation avec les forces symboliques profondes de la sphère humaine élargie. Chaman désignant ici un récepteur d’ondes socio-symboliques, et pas seulement, comme dans l’acception première, un récepteur et intercesseur de forces surnaturelles, chtoniennes ou magiques. Je transferts le mot dans l’univers poïétique général pour évoquer la manière dont l’art se pose en système cognitif global pouvant intégrer la science, suivant la modalité warburguienne. Rappelons qu’Aby Warburg, historien allemand de l’art, mort en 1929, voyait en celui-ci un vecteur de connaissances symboliques et de mémoire sociale, bien plus qu’un rapport simplement esthétique et personnel au monde. En raison de quoi, les clivages contenu-forme et réalisme-abstraction disparaissent. La contemplation, ici, se déplaçant, de la sphère esthétique et muséale, vers ce que j’appellerais l’anthropologie des profondeurs. L’œuvre d’art : objet de connaissance.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La matière&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La matière du monde, aujourd’hui, agit comme une enceinte de confinement interdisant l’accès de ses mains aux rayonnements symboliques directs. Tapissée de miroirs déformants, qui donnent l’illusion de la profondeur et agrandissent l’espace, ses parois sont aveugles. Ce lieu n’est pas sans évoqué la caverne de Platon. Sauf que le cinéma platonicien laissait encore passer la lumière de l’extérieur. C’est le projecteur soleil qui portait sur les murs l’ombre des hommes enchaînés. Notre cinéma à nous ressemblerait plutôt à ces labyrinthes de miroirs où nos reflets se perdent dans un infini rebondissant. Son projecteur est partout et nulle part, et surtout en nous-même. Il signe une coupure existentielle radicale: l’avènement de la fragmentation narcissique et du mouvement circulaire restreint.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Debord appelait ce cinéma, Spectacle. En langage marxien, il n’est rien d’autre que le capital devenu Sujet. Lorsque l’énergie du Capital atteint une certaine intensité, il se libère de ses maîtres humains, et, dans un grand soir invisible, se charge même un jour de les domestiquer. Il se nourrit de l’exploitation de quelques uns, toujours moins nombreux à mesure que la machine les remplace, et du service de tous les autres. Se substituant à l’homme, il s’empare du corps social en pénétrant ses réseaux les plus intimes et finit par constituer sa propre circulation vitale et son propre système immunitaire. Les hormones du Capital régulent désormais tout le métabolisme. Une évolution rapide lui a permit en quatre ou cinq siècles de passer du statut de simple tube digestif secondaire à celui d’intériorité immunitaire complexe, autonome et englobante. Non pas que les humains disparaissent complètement au sein de ce dispositif, le dispositif lui-même restant humain (trop humain peut-être), mais leur rôle n’est plus que de fonctionnalité, avec l’illusion du pilotage et de la maîtrise.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La base de ce processus est l’accumulation et le fétichisme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsqu’en un certain point du parcours historique occidental, l’étincelle de la plus-value percuta une masse critique de valeur accumulée, une réaction économique en chaîne s’enclencha, dépassant rapidement les capacités sociales de contrôle. Dans un processus quasi cosmologique, l’énergie gravitationnelle du Capital attira vers son abîme tous les objets humains à portée d’actions. Densification extrême et accumulation débridée formèrent une sorte de trou noir. Associée au fétichisme inhérent, c’est-à-dire au devenir mystique de la marchandise et de l’ensemble du processus, cette accumulation prend désormais une forme imaginaire où se projettent nos fantasmes de croissance infinie. En utilisant la grille de lecture lacanienne à trois temps, on pourrait dégager les hypothèses suivantes :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;- Au plan du Réel, le capital est le monstre tapi dans la multitude des interactions humaines et machinales : les intervalles ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sur le plan de l’Imaginaire, il devient, soit mécanisme créateur de richesses au service des hommes par harmonisation magique de leurs égoïsmes particuliers (libéralisme), soit tigre technologique domestiqué promenant les enfants des Lumières sur son dos (scientisme), soit objet aliénant à dépasser par le Sujet prolétariat (communisme) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au plan du Symbolique, enfin, il acquiert le statut de Sujet, dans un processus de dépassement humain lié à l’autonomisation relative et cybernétique de la sphère techno-sociale.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au creux du capital, en tout cas, la matière se voit contaminée et divisée. Contaminée par le paradoxe et l’illusion, elle fait obstacle au regard. Elle ne se laisse plus voir à nue. Elle s’habille de vent et derrière le miroir. Divisée par lui. Vent idéologique soufflant son chant de gloire et sa geste équivoque. La matière-symbole, diffractée, devient insaisissable. Le regard glisse et se noie dans le foisonnement diapré de la marchandise. Matière et sortilège, la main travaille un spectre. Le Capital est animiste, idolâtre et iconoclaste. Les amateurs d’antéchrists pourraient même y trouver leur bonheur. N’oublions pas que son chantre le plus audacieux, quoique paradoxal, fut sans conteste, après Bernard de Mandeville et Adam Smith, bien sûr, mais d’une tout autre manière, Donatien Alphonse François de Sade, le divin marquis, l’augure et prophète des temps pervers qui s’ouvrent. Voir sur ce point : Dany-Robert Dufour et son livre « La Cité Perverse ».&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le Spectacle selon Debord permet de mieux saisir le fétichisme de Marx : la marchandise en tant qu’image fait du Capital un Spectacle. Mais en retour, le fétichisme de Marx permet de mieux appréhender le Spectacle de Debord. Car le Spectacle, synonyme de Capital, fait de l’homme lui-même un fétiche. Du spectateur passif de son propre monde, à l’image de son propre mouvement, il n’y a, pour l’homme en apesanteur (Armstrong), qu’un petit pas volant. De l’homme sans gravité à l’homme sans qualité, de l’homme sans qualité à l’homme sans substance, de l’homme sans substance à l’image de l’homme. Le rapport social entre individus se cacherait, selon l’orthodoxie marxiste, sous le rapport entre les choses. Pour des hérétiques comme moi, le secret du Capital serait plutôt qu’il cache le devenir image de l’homme sous le Spectacle. Car l’objet concret d’usage et l’homme dans sa substance disparaissent également derrière la Marchandise.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est pourquoi la matière manque au regard, et pas le sortilège. Le ciel du grand Autre s’effondre sous nos yeux. La texture symbolique de nos corps réunis, le langage de ce grand corps fait de tous les corps, et qui les vaut tous, et que vaut n’importe qui, se meurt tranquillement pendant que nous parlons encore, le symbole détourné. Nous vivons la séparation de la séparation, le manque du manque, comme dirait Slavoj Zizek, l’arrachement de notre subjectivité. A la séparation originelle d’avec le Réel, constitutive de celle-ci, qui nous a projeté dans l’atmosphère symbolique en même temps que dans le climat terrestre (Je parle aussi sloterdijkien), s’ajoute maintenant la séparation d’avec le symbolique même, notre peau de langage, notre matière à main. L’incubateur (car nous ne sommes pas nés encore) fuit et laisse passer la Chose dont il nous protégeait. La pulsion de mort gagne : cette jouissance dont le désir est l’antidote. Désir qui diminue dans cet incubateur qui fuit. Peau de chagrin. Jouissance contre désir. La vacuité nous pend au nez. Bouddha peut-être nous attend au terrain vague de nos pulsions. C’est cela la matière de l’art désormais: les décombres sublimes d’une demeure symbolique où nous habitons encore pour peu de temps.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On entend communément par matière les modalités de résistance du réel. Elle sera papier, peinture, bronze, pellicule, marbre, pixel, marchandise, déchet, plastique, chair, mots, etc. Mais si l’artiste s’intéresse à la matière, ce n’est pas vraiment pour elle-même. Si c’était le cas, il ne la travaillerait pas. Il cherche plutôt, dans la confrontation avec elle, la relation avec le Mystère, le Symbolique ; ce que j’appelle, moi, la Matière : la matière réelle de l’art. Car dans le travail artistique, le mystère de la main se confronte au mystère de la matière qui répond au mystère du regard. C’est uniquement dans ce sens que l’on peut parler d’une pensée de la main. Le frottement au réel à travers la matière provoque l’étincelle du symbole, ou, plus précisément, l’ouverture du symbolique. Et le symbolique étant social, il apparaît donc que l’artiste travaille aussi les fondements du social. A cette condition seule, il peut rencontrer le regard de l’autre et son mystère. C’est pourquoi, il ne peut exister de frontière réelle entre l’art et la science, l’art et la politique, ou, plus généralement, l’art et la pensée. « Car l’image est précisément (et ceci pourrait bien être le fruit suprême de l’enseignement de Warburg) le lieu où le sujet se dépouille de la mythique consistance psychosomatique que lui avait conférée, face à un objet tout aussi mythique, une théorie de la connaissance qui était en vérité une métaphysique déguisée, pour retrouver sa pureté originaire et – au sens étymologique – spéculative. » (Giorgio Agamben, essais et conférences). Etymologie de spéculer : observer, guetter.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette lecture singulière permet de mieux comprendre le regard duchampien ou les intuitions dadaïstes et conceptuelles. La marchandise, à partir de la fin du XIXe siècle, colonisant peu à peu le champ du symbole et du désir, il fallait utiliser la marchandise même comme symbole. Le ready-made devenait ainsi le moyen d’une sorte de captation de la captation, une tentative de rattrapage de l’expropriation en cours du désir. La danse de la marchandise prenant toute la place sur la scène du monde, il fallait la saisir en tant que telle pour en exhiber le masque. Le fétiche marchand : l’usurpateur et le semblant. La matière symbolique échappant, glissant entre les doigts, s’évaporant en nuages narcotiques, un mélange grotesque de vieille lune et de jeune escamotage tombait désormais sous la main. Au chasseur de symbole de s’en accommoder ou non. Passer outre cette matière de contrebande nécessitait assurément, ou la sublime désinvolture d’un Duchamp, ou bien l’ascèse d’un Mondrian. Entre ces deux polarités, qui ne sont pas s’en rappeler l’opposition orgiasme-mélancolie chère à Warburg, le XXe siècle de l’art ne cessa d’opérer de frénétiques allers-retours.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour certains, l’art contemporain atteindrait aujourd’hui l’ultime degré de la décadence et du vide, conséquence d’une erreur d’aiguillage au siècle dernier. Les provocations modernistes auraient détourné le train gentiment évolutionniste du savoir-faire artistique. Nous devrions donc maintenant reprendre l’outil du bon artisan au lieu de répéter sans fin le geste originel de rupture. Mais je crois que l’art, qui donne la fiction du réel, aussi bête soit-il, ne peut pas mentir. Contrairement au décoratif, qui s’attache à l’abstraction du Beau. La critique de cet art à partir d’une position absolue, d’un sentiment de nostalgie, d’un âge d’or, d’une frustration, ou à partir du point de vue de l’expression singulière d’un individu artiste, tombe d’elle-même. Elle sépare le domaine de l’activité artistique du reste de la poïésis et ne peut donc plus comprendre ni la main ni le regard ni la matière liés à cette poïésis. S’il existe un problème, il doit être ailleurs. Dans la figure même de l’artiste, par exemple. Aucun regard n’étant libre de fonction, l’artiste aussi doit avoir une fonction. Mais quelle instance sociale préside-t-elle à sa forme ? Voilà la question qui détermine une attitude et qui renvoie à la formation du regard comme capacité d’accueil de la vérité, c’est-à-dire de la fiction. Car la vérité, selon Lacan, aurait structure de fiction. Elle ressemblerait donc à une histoire, un conte, un mythe choisi en commun pour dire le monde. La science même, incidemment, serait en ce sens un mythe, puisque par-delà son fondement manifeste : la négation de cette forme, rien n’empêche au final d’en faire au moins le mythe de la négation ou de la répudiation du mythe. La mathématique, donc, comme nouvelle façon de conter. Regard de la science, science du regard… Regardons cela de plus près.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le regard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais d’abord, on ne trouve jamais en dehors de soi-même que ce que l’on cherche. Nous ne percevons que ce que nous sommes capables d’accueillir. Dans un brouillard de symboles flottants, le regard saisit l’objet qui n’est rien d’autre que symbole, puis il organise, au-delà de la matière évidente, la surmatière essentielle, au croisement de toutes les disciplines du savoir anthropologique. « L’homme voit le monde à travers le langage », dit Agamben, et, « au commencement était le Verbe », dit Jean. Je ne parle pas de l’outil du langage qui sert à communiquer, je parle de la primo-sphère invisible des signifiants sans signification. Il ne peut exister de rapport direct au réel, parce que ni le vide que nous sommes ni le plein qui nous entoure ne sont extérieurs au langage et ne peuvent échapper à sa médiatisation. Au point d’imaginer que c’est peut-être le langage même qui médiatise les hommes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je pense, donc je est.&lt;br /&gt;Mais alors quel est ce il en moi qui dit je ?&lt;br /&gt;Et, inversement, quel est ce je en moi qui dit il ?&lt;br /&gt;Si je suis je, qui est il ?&lt;br /&gt;Au minimum, « Quelqu’Un dit je », (Paul Valéry). Tout un symbole !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rappelons que le symbolon grec désigne cette médaille rompue dont les morceaux, partagés entre deux individus liés par une promesse de rencontre ou d’hospitalité, permettent la reconnaissance. L’une des deux parties ne pouvant être complétée que par l’autre attendue et uniquement par elle. Le symbole est donc ce qui établit ou concrétise un rapport de promesse. Ou plutôt, le symbole est la promesse elle-même en tant qu’il potentialise la rencontre. Tout individu se trouve donc creusé d’une absence fondamentale que l’autre vient combler. C’est pourquoi il ne peut exister d’individu isolé. C’est pourquoi aussi l’individu est immédiatement symbolique, langage et social. Le sujet barré du désir lacanien n’est pas loin en ce qu’il exprime la division fondamentale du sujet après sa castration première : le passage à la Loi, le passage par le non du père (le Nom-du-père), sa deuxième naissance en quelque sorte. Et n’oublions pas l’avertissement comique de Lacan selon lequel les non-dupes errent. Ce qui signifie que ceux qui pensent échapper au symbolique, à l’incomplétude et au social sont condamnés à errer dans les limbes du moi. Le tragique est le comble du comique, les grecs le savaient bien.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est dans ce creux, cette absence et ce vide que se forme le regard humain. C’est ainsi qu’il reflète la matière symbolique. Le regard porté par le langage sur le symbole prélève des images qu’il met à disposition de la main. Mais, le nouvel espace, aujourd’hui créé, revendiquant la négation du symbolique, le regard est tenu de s’adapter et de passer le premier rideau de la fiction pour atteindre la scène et ne pas risquer de se noyer dans le miroir tendu au proscenium. L’auto-négation du symbole nécessite donc un sur-regard. Je comprends mieux maintenant l’expression que Jean-Luc Godard dit emprunter à Paul, selon laquelle l’image viendrait au temps de la résurrection. Car c’est maintenant derrière le symbole mort que se cache le langage vivant. La vérité elle-même ne suffit plus et le regard doit faire détour par les enfers, avant de remonter, nouvel Orphée, son Eurydice au jour. Nous pourrions, pour imiter la topique freudienne, cartographier les espaces symboliques dont nous parlons ici en imaginant des enveloppes gigognes, des intériorités superposées. Par-dessus notre corps individuel, première enveloppe : chair-esprit, esprit-chair, matière-langage, symbole-matière, nous trouverions, en un joyeux fourre-tout, le matériel d’illusionniste appartenant en propre à la Marchandise. Sorte de premier ciel ptoléméen, cet espace est rempli de fétiches scintillants qui ressemblent à des étoiles mais qui n’en sont pas. Piège à regard, il alimente les vaines oppositions, les antagonismes factices et les combats d’arrière-garde. Pour la plupart de nos contemporains, remarquons que tout se joue dans son climat. Par-dessus, pourtant, existe encore un autre ciel, archaïque celui-ci, caché par la lumière aveuglante du premier, et qui déploie sous un dais sans limite le mouvement des symboles vivants qui permettent aussi d’ailleurs de comprendre la dynamique profonde et expropriatrice de l’espace inférieur. A ce dernier échelon, dont le rayonnement symbolique traverse l’éther des deux autres, se trame la poésie matérielle du monde. Mais comme le héros de Dante traverse les enfers pour atteindre le paradis, les héros de l’Histoire ne peuvent éluder le cercle du Capital s’ils veulent pénétrer les fondements secrets de leur propre existence.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Car les lois du Capital jettent les individus les uns contre les autres et contre eux-mêmes. Les uns et les autres enchaînés pourtant en une communauté invisible dont l’injonction coercitive est justement la séparation et la plongée en soi pour soi. Descartes pourrait bien être, c’est vrai, l’un des ouvreurs de ce désert anthropologique, lorsqu’il réduit l’individu au néant d’un soi isolé, soutenu par le seul bâton de Dieu. Supprimons alors le bâton et le je s’effondre au-dedans de lui-même. Que Dieu meurt et il emporte avec lui cette illusion du je. Mais si, faisant un pas de côté, nous regardions les choses différemment, il nous apparaîtrait peut-être à l’inverse que c’est la seule illusion de Dieu qui meurt avec celle du je. Imaginons un instant que Dieu ne soit pas ce que l’on croit. Il ne pourrait pas mourir, par exemple, si nous Lui donnions la figure du Langage. Ce ne serait pas alors l’existence de Dieu qui ferait problème, mais celle du je isolé. Ne serions-nous pas alors devant une nouvelle révolution copernicienne? Je pense, donc « j’on » suis. Le je vide appuyé sur le on du langage, pronoms personnel et impersonnel accolés (ou « on » grec désignant l’être même ?). Et nous obtiendrions la formule suivante : j’on suis Dieu. Et le regard du j’on, immanent au langage, donnerait à la main le pouvoir du savant, du poète et du sage.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La main&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais, disons-le : depuis deux siècle, l’artiste incarne pour moi la liberté impossible. Comme artiste maudit d’abord, comme artiste de cour ensuite. Qu’il crève de faim ou se goberge confortablement aux frais de la princesse, il n’est jamais, dans cette période, que le bouffon d’une société qui le fabrique de manière évidente pour voiler le mensonge fondamental sur l’individu. Ce dernier se diluant toujours plus dans l’intériorité totalisante et englobante d’un soi techno-social automatique, il faut multiplier et intensifier son simulacre. La figure de l’artiste, invention récente, recueille en image tout ce qui, au fur et à mesure d’une croissance exponentielle, disparaît en réalité de la promesse bourgeoise d’émancipation humaine. Croyant tenir tout seul au-dessus de la mêlée et recevoir de très haut ou de très bas le fluide divin de l’inspiration, il n’est le plus souvent qu’une marionnette de luxe payée pour danser sur le volcan de nos attentes frustrées. Et ceci est valable à la fois pour l’artiste extrême-contemporain, celui qu’on prend pour cible unique, et pour l’artiste « soft », qui, lui aussi, participe à sa manière à la mascarade. Tous les deux, disant la vérité du monde par l’erreur qu’ils représentent. Le capital se nourrit de lui-même et par lui-même de manière automatique en diluant les individus dans son liquide amniotique. Et il prescrit aux artistes de décorer la salle d’accouchement tout en les exhibant comme parangons de liberté. Je crois que les plus sublimes gesticulations dadaïstes n’ont pas d’autre mobile que le désir d’échapper à cette réalité de marionnette, d’autant plus violente qu’elle apparaît voilée, en poussant le marionnettiste inconnu dans ses retranchements supposés. Ils se cognent, se faisant, à des parois invisibles : le marionnettiste, jamais rassasié, en veut toujours plus. Faute d’appréhender l’objet dans ses dimensions paradoxales, ils sont les premières dupes d’un système qui se sert d’eux pour cacher sa misère, tandis qu’ils croient le dénoncer. L’artiste contemporain est bien loin de pouvoir poser le type de question suivante au monde qui le nourrit : « Pourquoi mens-tu en me disant que tu vas à Lemberg pour me faire croire que tu vas à Cracovie, alors que tu vas vraiment à Lemberg ? » (Vieille blague juive sur la vérité, rapportée par Lacan). Les mains sales disent la vérité de l’im-monde parce qu’elles sont toujours déjà prisent dans sa matière. Simplement, elles ne la disent pas comme elles le voudraient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, l’art « traditionnel », le retour au savoir-faire, ne serait-ce pas le contre-poison idéal à cette situation? Bien sûr que non, puisque cet objet là n’a ni la substance de l’art en tant que chamanique, ni la contemporanéité. Il est dans la poïésis mais pas dans l’art. Son être lui manque et tout est dépeuplé. Que pourrait-il aller chercher dans les profondeurs anthropologiques, alors qu’il rejette la mémoire vivante incertaine qui lui fait peur, au bénéfice de la mémoire ancienne cristallisée qui le rassure ? Ses artistes sont archéologues. Ils reconstituent le mort, ils ne se noient jamais dans les fleuves du vivant. Ce travail, sans être méprisable, n’est tout simplement pas de l’art. Ce n’est pas l’expression d’une idiosyncrasie individuelle, aussi belle soit-elle, qui fait l’art, mais l’expression d’une singularité mnémonique sociale à travers un individu ou un groupe d’individus particuliers. Bien sûr que le nouveau pour le nouveau, la dictature de la nouveauté, ce que Peter Sloterdijk appelle la néophilie, fait problème, que la révolution permanente en art répond trop mécaniquement à la révolution permanente des technologies productives et sociales. Mais l’ancien est ce qui a enfanté le présent. Or, par retour à la mère on ne se débarrasse pas de l’enfantement. Et puis, à quel passé revenir ? Où commence le détour qui nous amène ici ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n’est pas moins vrai, cependant, d’un autre point de vue, que l’art contemporain piétine dans une impasse. Un cul de sac, un filet, un piège. Il dit la vérité, mais cette vérité n’est plus humaine. Elle est vérité d’un dispositif panoptique rehaussé de miroirs où le regard est perdu. Une vérité de machine à broyer l’individu qui exalte l’image de ce qu’elle broie, devenant ainsi artiste elle-même: un hyperartiste de l’hyperindustrie. Un surmâle hégémonique et narcissique, Un hyper-Ubuvard qui boit le sang des hommes et les fait artistes en leur ôtant la vie. Cet hyperartiste ubuesque absorbant exige en réponse un méta-artiste. Un artiste à propos de l’artiste pour période de crise d’ubuïsme aiguë. Un artiste capable de s’élever au-delà de lui-même, au-delà de son masque de bouffon et de son décor personnel, au-delà du visage invisible de l’hyperartiste panoptisant. Un artiste au regard redoublé, incandescent, porté sur le symbole d’un réel médusé, c’est-à-dire possédé par la gorgone Méduse, aux yeux qui pétrifient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parmi toutes les innocences perdues sur le chemin de l’histoire récente, l’innocence de la main est peut-être la perte la plus cruelle. Nous en consolerons-nous jamais ? Car si perdre la tête n’interdit pas de la garder haute ni même de semer la vie, il se mouchera du pied, en revanche, celui qui perd la main. La fréquentation de l’immonde rend ignoble. A la lanterne de la Révolution, il vaudrait mieux de pas avoir pendu la noblesse avec l’aristocratie ni brûlé la carte du monde avec les châteaux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le regard perdu dans les lointains du simulacre et la matière stagnant dans les marais du Capital, c’est ainsi que la poïésis s’automatise et que le chaman s’endort.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il était une fois…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8241341330485663530?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8241341330485663530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8241341330485663530' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8241341330485663530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8241341330485663530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/06/conditions-du-regard.html' title='Conditions du regard'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1017213789454310203</id><published>2011-06-02T07:57:00.000-07:00</published><updated>2011-06-02T08:00:44.604-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-nKMbzW_gUYQ/TeelO7ras-I/AAAAAAAAAyU/bwUfV0xss0c/s1600/Cannes%2B11-9.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; 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Nous verrons à la fin de cet exposé la raison de ce terme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ai dit actionnistes. Oui, en effet, car vous êtes des gens d’action impliqués les uns et les autres dans des associations, des structures de contestation ou des contre-modèles d’organisation et de production. Des militances, par conséquent. Vous agissez quotidiennement par nécessité personnelle, mais aussi pour prouver par votre action qu’un autre monde est possible. Et pour beaucoup d’entre vous, je le sais, nous avons assez de théories, assez de discours, assez de bavardages, pour mille ans. Mais outre que l’action est toujours une théorie en acte, une théorie véritable est toujours aussi une action en pensée. Et savoir qui de l’acte ou de la pensée arrive d’abord revient à poser la vieille question de la poule et de l’œuf. Car il faut la pensée pour poser l’acte et le comprendre, mais il faut l’acte pour continuer de penser. Les deux éléments se nourrissent en quelque sorte l’un de l’autre.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais d’abord, de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on dit action ? Certainement pas de cet agir quotidien et banal qui s’exprime dans le cadre d’un travail ou d’un loisir. L’action peut prendre la forme d’un travail, mais le travail n’est pas forcément une action. Ce qui distingue une action, telle qu’ici nous l’entendons, c’est donc la militance, l’engagement qu’elle manifeste. Distribuer le courrier chaque matin est un travail, distribuer des tracts pour le NPA le soir est une action. Les deux, parfois, se confondent, il est vrai. Les cultivateurs bio, par exemple, travaillent dans leur militance et militent par leur travail. Mais ce sont des exceptions. Or, si l’engagement suffit à définir l’action, il apparaît non seulement que tout acte socialement engagé est immédiatement éligible au rang d’action, y compris l’acte de penser, mais plus encore que toute action est d’abord une pensée. Car comment devient-on militant ? sinon en choisissant un projet parmi tous les possibles. Et qu’est-ce qu’un projet ? sinon d’abord un rêve, un fantasme, une utopie. Ce qui est projeté ne prenant d’abord consistance qu’en imagination. Un projet, dans l’espace critique dont nous parlons, est donc toujours d’abord un contre-projet : le refus d’un ordre et l’imagination d’un autre. Par paradoxe, un supplément de vide et d’absence dans l’existant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr qu’une action spontanée répondant à une pression extérieure n’a pas besoin de concept pour s’engager. Une grève sauvage, une jacquerie, un mouvement de révolte face à l’injustice, au départ, se suffisent à eux-mêmes. Sauf qu’un minimum d’organisation et de stratégie doit rapidement s’ajouter si l’on veut que le mouvement s’élargisse et perdure. Une action spontanée s’exprime dans l’éphémère, un projet s’inscrit dans la durée. A moins de considérer l’engagement initial dans un proto-projet comme mécaniquement lié à la situation historique et sociale de celui qui le forme (le prolétaire ne pouvant faire autre chose que de reconnaître son oppression et de se révolter, auquel cas il suffit d’attendre que ça se passe, puisque c’est mécanique), ou comme guidé, ce qui revient au même, par une force divine, ou réflexe de masse, il faut bien admettre la nécessité au moins provisoire de la réflexion et de la pensée. Nous pourrions dire que le processus de l’action militante (ici un pléonasme) imite les trois mouvements de la psyché lacanienne : elle prend racine dans le sentiment réel de l’injustice, se déploie dans l’imaginaire de la révolte et se cristallise dans le symbolique du projet. Passé le bref moment de l’origine, et encore, toute action finit par exprimer une pensée. Mais elle peut l’exprimer ou en pleine conscience, ou naïvement, par oubli du discours qui la soutient, ou métaphysiquement, par négation de ses fondements. Elle peut aussi la rejeter avec cynisme par refoulement des origines. La pensée sous-jacente dans ce cas, n’apparaîtra qu’en négatif dans un symptôme de mauvaise conscience.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais plutôt que de pensée, je devrais parler de théorie. Car si la pensée organise le foisonnement des sensations et des concepts, la théorie n’est rien d’autre selon moi que l’espace-temps symbolique dans lequel s’inscrit nécessairement une action et que l’action informe en continu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous agissez dans la filière bio. Votre activité repose sur un héritage mélangé d’actions et de pensées anciennes. Vos gestes, dirais-je, travaillent des mots avant que de travailler la matière, ou du moins les travaillent tous les deux en même temps. Je veux dire qu’en tant qu’humains, vous travaillez le mot bio au moins autant que vous travaillez la terre et recueillez ses fruits. Vous oeuvrez dans le symbolique avant de vous ébattre dans le réel. Quoiqu’on en pense, on n’a jamais fait de bio avant que le mot existe. Pourquoi ? parce qu’il fallait que le non-bio d’abord émerge. Les cultivateurs qui travaillaient sans pesticides, de façon très locale et non industrielle ne faisaient pas du bio. Ils cultivaient la terre, c’est tout. Il a fallu que l’agriculture intensive existe pour que le bio, son contraire, voie le jour. Le bio existe donc d’emblée en tant que contre-projet. Il s’oppose au projet d’agriculture intensive généralisé qui s’inscrit lui-même dans un projet global de maîtrise et possession de la nature par l’homme. Certes, nous vivons avant que de penser, mais nous vivons dans le symbolique et le langage avant que d’agir. Qu’est-ce à dire ? Sinon qu’aujourd’hui plus que jamais, consciemment ou non, toute action se situe dans l’espace-temps d’une théorie. Il s’agit donc pour chaque action, d’examiner présentement la vérité de sa théorie, je veux dire son exhaustivité critique et sa puissance de projection. Au moins d’en cerner les limites. L’objectif n’étant pas de créer en imagination un système de remplacement idéal qu’on n’aurait plus qu’à construire selon des plans - une sorte de maison-monde en préfabriqué - mais de soulever les fondements ultimes du projet social existant pour découvrir ensuite les principes fondamentaux d’un projet global alternatif. Car l’actionnisme (contre-actionnisme) « conservateur » ne peut pas échapper non plus aux lois fondamentales de la théorie-action. C’est-à-dire que lui aussi forme un projet ; qu’il n’est pas, comme il se voudrait, l’incarnation naturelle d’un mouvement spontané. A tout le moins, il exprime le projet de conservation des lois conscientes de ce mouvement. Ce qui signifie que nous vivons déjà en pleine théorie. Une théorie se donnant pour le contraire d’une théorie (ce qui en fait une idéologie), que la plupart nomment capitalisme et que je préfère appeler prolétarisme, ou cynisme addictif, pour sortir des limites de l’économie et passer dans la sphère plus générale de l’anthropologie. Théorie dont il reste encore à tirer les fondements psychologiques, symboliques et moraux, avant que de tenter l’aventure du dépassement. Car c’est un mythe, en vérité, que cette histoire-là. Non pas au sens où elle serait spécialement fausse, toutes les histoires sont fausses, mais au sens ou elle construit sa vérité par la fiction. Analyser la vérité du mythe, c’est donc refuser préalablement de se laisser piéger par la matière. L’homme n’est pas seulement un animal rationnel ou politique, contrairement à ce que pensent les libéraux, bizarrement d’accord sur ce point avec certains de leurs opposants les plus farouches (mais est-ce si bizarre ?) ; il est aussi, et surtout, un animal mytho-logique, se racontant à lui-même des histoires qu’il matérialise et jouant avec une matière qu’il dissout dans la fiction. C’est pourquoi il est si important de travailler les mots de cette mythologie en même temps que sa terre. Les deux exercices ne s’opposant pas. D’une certaine façon, vous travaillez la matière des mots, par exemple, pendant je remue les mots de la matière.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certains ne manqueront pas de considérer tout cela comme un retour d’idéalisme. Les idées placées avant la pratique sociale et ses antagonismes. Il n’en est rien. Nous avons appris au siècle dernier que le vécu lui-même était directement symbolique et que nier le symbolique revenait par conséquent à oblitérer le vécu. J’en prends acte, tout simplement. La mécanique sociale laissée à son inertie nous a mené là où nous sommes. Pour certains, au bord de l’abîme, pour d’autres au pinacle du progrès humain. En tout cas, nous savons maintenant que la lutte des classes ne suffit pas, qu’au matérialisme historique, il manquait des éléments, et que le rapport de propriété ne constitue pas à lui seul un point de bascule. Avec beaucoup d’autres aujourd’hui, fort heureusement, je veux m’appuyer sur Marx pour dépasser le marxisme et pousser un pont plus loin l’assaut donné à la satisfaction de soi, au narcissisme social d’une ère ouverte précisément par la première blessure narcissique de l’homme occidental, constitutive de la modernité : la découverte de son excentricité cosmologique et de l’héliocentrisme Copernicien. Dans la grande histoire que nous nous racontons à nous-même depuis lors, le projet consiste à trouver les articulations narratives fondamentales, pour établir une contre-histoire, préalable à l’élaboration d’une suite alternative. Je m’écarte donc ainsi, il est vrai, d’un certain marxisme fossilisé servant de théorie d’urgence, ou de secours, à beaucoup d’actions contemporaines. Le champ qu’il occupe encore masque le jardin d’hiver de la création critique vivante. A mon grand regret, la fleur d’une théorie générale capable d’enclencher le processus du vrai changement n’est pas encore éclose, et je suis bien certain malheureusement qu’aucune action d’envergure, dans les conditions théoriques existantes, ne permettrait d’instaurer un ordre bien différent. En bref, si la pression révolutionnaire, multiple et désordonnée par essence, donne l’impulsion du mouvement, l’agitation qui en résulte ne saurait à elle seule indiquer le chemin. Voyons-nous nous-mêmes, les acteurs de ce mouvement, subissant l’oppression sans bien la comprendre, courant ici ou là, nous cognant aux limites du monde, limites symboliques, au demeurant, que nous créons nous-mêmes. La précipitation nous fait croire aux mirages. Des passages sans issue forment provisoirement des boulevards de libération. Ce sont ces passages que redessinent à l’envi la plupart des théories disponibles. C’est pourtant l’expérience même, le plus souvent, qui nous les donne comme sans issue. Je comprends qu’une situation aussi dramatique incite les uns à courir plus vite et les autres à rester couchés. Mais pourquoi aussi ne pas s’asseoir un instant au bord du chemin pour réfléchir ?...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne veux pas dire qu’il faille tout arrêter. La résistance écologique et sociale est d’une extrême importance au contraire. Ne laissons pas aux zélateurs du néant le monopole du monde. Que ceux qui veulent continuer d’agir dans le cadre des théories existantes agissent. Mais qu’ils prennent soin quand même de ne pas étouffer dans l’œuf, par activisme fanatique, peur affolante du doute ou mépris pour la pensée, tout effort critique. La frénésie du mouvement pour le mouvement, après tout, n’est pas plus pertinente que l’immobilité paresseuse et résignée. Et puisque l’action exprime une théorie, qu’ils tachent de savoir, dans leurs instants de pause, quelle théorie sous-jacente exprime chaque action et qu’elle type d’action implique chaque théorie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’autre part, il est de mode aujourd’hui de rejeter a priori toute idée de grand récit. Cette forme aurait été disqualifiée au siècle dernier. J’ai la conviction qu’il s’agissait surtout pour les promoteurs de ce renoncement, de laisser le champ libre au seul grand récit acceptable pour eux : celui de la marchandise et de son fétichisme : cette épopée qu’on nous raconte chaque jour à travers la publicité. On pourrait dire d’ailleurs d’un publicitaire actuel qu’il est un équivalent dégradé du conteur ancien. Les histoires cathartiques, ou d’identification, sont narrées par la télévision et non plus par les aèdes ou les griots. Mais leur fonction reste la même : unifier le champ mythologique. La gloire pour une savonnette. Achille : la chaussure de sport à la mode ; ou Hector : le nouvel I-Pod. A qui voudra comprendre notre temps, il faudra présenter les œuvres d’Euro-RSCG (la grande agence européenne de publicité) ou de Séguéla, plutôt que celles de Proust ou de Joyce. La Chanson de Rollex plutôt que la Chanson de Roland, et Wall-Street plutôt que Roncevaux. Le tort des révoltés d’aujourd’hui c’est justement de croire à cette légende de la fin des grands récits. Ils ont cessé de chercher et bien sûr ils trouvent. Mais pas à la manière de Picasso qui se racontait à lui-même sa propre légende. Bien plus à la manière des brocanteurs qui ramassent ce qu’ils trouvent : des débris d’histoires anciennes sans plus de rapport avec ce qu’ils vivent. Pour le Capital, l’homme a deux fonctions : producteur et consommateur, qui peuvent se ramener à une seule : serviteur de l’hypermachine. Tout le reste est superfétatoire. La poésie ne lui est utile que pour autant qu’elle sert à le valoriser. Le pragmatisme cynique est son credo. Or, nous sommes tous élevés à ce lait-là et recouvrons volontiers la poésie par le design. La poésie réinvente les histoires tandis que le design aménage le mythe. Si la première invite à la création, le second impose la récréation. Et si la première largue les amarres, l’autre ne fait que décorer la salle d’attente.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous appelai, au début de mon discours, actionnistes, et non activistes ; et je me définis moi-même comme théoriste et non comme théoricien. C’est que je vous crois dans l’action et pas dans l’activité, et que je me veux dans l’action théorique et non pas dans la pensée. A la question que faire? vous répondez agir. A la question quoi penser? je réponds l’action. L’entreprise théoriste à laquelle je me livre au sein d’un collectif invisible : la communauté internationale des théoristes, vise donc essentiellement à penser les expériences et à fournir des outils symboliques appropriés ; à dévoiler la théorie globale sous-jacente (critique radicale) pour forger les éléments d’une autre théorie, plus consciente et plus large. Une théorie générale de l’aliénation en lieu et place de la théorie restreinte de l’exploitation. Un grand récit alternatif d’émancipation humaine. La mythologie de l’homme sage-femme accoucheur de lui-même. L’histoire, donc, d’un accouchement : celui du serviteur social de la naissance.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3638422038013998620?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3638422038013998620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3638422038013998620' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3638422038013998620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3638422038013998620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/05/action-theoriste.html' title='Action théoriste'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1249993077493944272</id><published>2011-05-21T10:57:00.000-07:00</published><updated>2011-05-23T10:52:54.688-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les vices privés font le bien public et l’affrontement des égoïsmes particuliers fonde l’harmonie sociale. Voici les deux piliers du credo libéral sur lesquels nous bâtissons l’avenir de nos sociétés. Fort de ce constat, je demande solennellement au ministre de l’éducation nationale d’intégrer au plus vite les éléments de ce credo dans les programmes scolaires et d’en finir ainsi avec l’injustice et l’inefficacité. Il est gravement attentatoire à l’égalité des chances et à l’intégrité psychique des enfants, de cacher à l’école la vérité des fondements sociaux. Dommageable par surcroît de les placer devant un dilemme insurmontable à leur âge consistant à choisir entre les injonctions contradictoires d’une morale ancienne désuète et d’une morale économique seule en vigueur. Ne vaut-il pas mieux donner à nos enfants le plus tôt possible les outils dont ils auront besoin dans leur pratique sociale réelle, au lieu de les endormir avec de belles phrases dont ils seront bien en peine de vérifier plus tard le bien fondé ? Sauf à vouloir faire des victimes de ceux qui se laisseraient bercer par ces dernières, il paraît urgent de corriger les programmes d’éducation civique dans le sens d’une plus grande adéquation avec les vertus, ou les vices, réellement exigés. De même qu’il faudrait développer très tôt, chez ceux qui en manqueraient trop cruellement, les capacités d’égoïsme et de compétition. Une détection en bas âge pourrait s’avérer nécessaire. Avec des tests d’évaluation dès la première année de maternelle. Dans un contexte de concurrence internationale toujours plus dur, des adultes bien formés aux exigences et aux rigueurs de la morale économique seraient un atout considérable pour la France. Il faudrait seulement éviter que l’égoïsme des salariés pauvres ne s’exprimât avec trop de force en cette occasion. S’ils s’avisaient tout à coup d’exiger de leurs employeurs ce que demandent poliment les gros actionnaires à leurs dirigeants d’entreprise, cela aurait un effet déplorable sur le partage des richesses, et, au final, sur la compétitivité française. Mais je fais confiance aux services de police et à l’armée pour parer à cet inconvénient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des siècles de rabâchages chrétiens ou humanistes, et malgré les efforts de la publicité, il ne sera bien sûr pas évident de développer chez nos enfants des qualités si décriées. L‘irresponsabilité de la plupart des parents en ces matières ne fera qu’ajouter à nos difficultés. Mais je ne veux pas désespérer par avance de l’anti-vertu française innée. Cultivons les vices dès le plus jeune âge avec toute la force que nous avions mise auparavant à les supprimer, stimulons les égoïsmes avec cette opiniâtreté qui distingue nos professeurs, et je ne doute pas de l’émergence rapide de générations d’adultes enfin adaptées aux réalités mondiales.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certaines mesures récentes en matière de sélection et d’évaluation précoce vont dans le bon sens. Mais tout ceci reste insuffisant dans un contexte d’urgence économique. Le progrès n’attend pas. J’en appelle donc au sens des responsabilités, au réalisme et à l’intégrité de nos dirigeants actuels pour qu’ils aient le courage d’entreprendre les réformes nécessaires. Ne laissons pas nos enfants se noyer lentement dans des considérations morales d’un autre âge. J’en appelle aussi aux différentes institutions religieuses, et notamment à l’institution catholique, habituellement garantes de la plus haute exigence morale, pour adapter leurs discours théologiques au défi séculier contemporain. Qu’ils résolvent enfin leur contradiction fondamentale en alignant le curseur de la moralité sur celui de leur soumission multiséculaire au principe de réalité économique et aux pouvoirs en place. Puisque cette réalité est l’œuvre de Dieu, ses conséquences ne le sont pas moins. Et si Dieu se sert effectivement des vices de ses créatures imparfaites pour créer une harmonie générale, alors sachons aimer nos vices plus que nous-mêmes pour célébrer Son œuvre. Que ceux, parmi les chrétiens (et ils sont nombreux), qui n’acceptent pas sa logique avec tous ses effets, qui refusent de voir la perfection dans ses injustices mêmes, sachent bien qu’ils compromettent ainsi gravement leur salut par un défaut de confiance, et donc d’espérance. Qu’ils comprennent aussi que les vertus sur lesquelles s’appuyaient nos aïeux, représentent, pour nous qui sommes mieux pénétrés des intentions divines, le principal obstacle à l’avènement d’une société parfaite.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je finirai par des extraits évocateurs de la « Fable des Abeilles » (1714), encore trop méconnue, de Bernard de Mandeville :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;«Cessez donc de vous plaindre: seuls les fous veulent rendre honnête une grande ruche. Jouir des commodités du monde, être illustres à la guerre, mais vivre dans le confort sans de grands vices, c’est une vaine utopie installée dans la cervelle. Il faut qu’existe la malhonnêteté, le luxe et l’orgueil, pour en retirer les fruits.»&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ou encore : « Le vice est aussi nécessaire à l’Etat que la faim pour le faire manger. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et enfin : « C’est ainsi que, chaque partie étant pleine de vices, le tout était cependant un paradis. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On ne peut mieux dire. Alors, je vous le demande : ne faudrait-il pas enseigner aux enfants cette Fable des Abeilles plutôt que celles, lénifiantes, de Monsieur de La Fontaine ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1249993077493944272?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1249993077493944272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1249993077493944272' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1249993077493944272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1249993077493944272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/05/les-vices-prives-font-la-vertu-publique.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1415569543229647662</id><published>2011-05-07T10:04:00.000-07:00</published><updated>2011-05-11T04:55:16.446-07:00</updated><title type='text'>2008 Fukushima</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il va de soi en bonne médecine, de chercher la pathologie derrière le symptôme. Il ne va pas de soi, semble-t-il, dans le champ socio-politique de rechercher la cause derrière l’effet. Pour la crise, dite financière, de 2008, et pour la catastrophe, dite naturelle, de Fukushima, on s'occupe des symptômes et de rien d'autre. Il n’y a pas de pathologie sous-jacente. Ces deux évènements n’avaient pourtant rien d’imprévisible. Un savoir basique concernant les mécanismes de la pression suffisait à anticiper la première, comme il suffisait de petites connaissances en géophysique et en probabilité pour prévoir la deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les structures ne descendent peut-être pas dans la rue (comme disaient à Lacan les étudiants de 68), mais elles ont une fâcheuse tendance, depuis quelques années, à faire des bulles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passait-il donc avant 2008 aux Etats-Unis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui se passe encore aujourd’hui. Le Capital exerçait une pression intense sur les salaires, et la concurrence faisait rage. La consommation ne devait pas faiblir sous peine de crise. La machine globale fonctionnait sur la base d’une circulation fluide entre les casernes de la production et les ateliers de la consommation. A la régie, aux manettes, les techniciens de l’économie faisaient ce qu’ils pouvaient pour gérer les flux et les obstacles liés à cette circulation. En réalité, il fallait comme d’habitude marier la carpe et le lapin. Des eaux vives de la production, il fallait extraire la carpe de la plus-value, et des garennes climatisées de la consommation, il fallait sortir le lapin du pouvoir d’achat. Autrement dit, comprimer les salaires et, dans le même temps, vendre plus aux salariés pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette machine en surchauffe est équipée de deux soupapes : l’augmentation des salaires et le crédit. On peut consommer tout de suite avec de l’argent supplémentaire, ou bien acheter au présent avec de l’argent futur. Un plus-de-salaire immédiat ou bien une dette sur les rémunérations à venir. Dans le premier cas, on vous paie pour acheter, dans le second, c’est vous qui payez (avec les intérêts de l’emprunt) pour consommer. On voit d’emblée ce qui est le plus avantageux pour le Capital. En caricaturant à peine, on pourrait dire que le crédit à la consommation est une ruse destinée à augmenter le coût d’un produit pour les gens qui n’ont pas les moyens de l’acheter. Aux pauvres, on demande en gros de tout payer deux fois. Les étatsuniens, en bons gestionnaires, sachant qu’ils risquaient la récession, choisirent donc délibérément, au plus fort de leurs années libérales, la soupape du crédit. Ce qui provoqua… la récession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pression interne, dangereusement élevée, fut donc évacuée par la dette. Un système complexe de chicanes financières se mit en place et une fort jolie bulle fut créée. Echappant pour un instant à la gravité sociale, elle gonfla au-delà de toute prudence, et finit par exploser. Pour renflouer les épaves des banques ayant subi le souffle de l’explosion, nul autre recours que de s’endetter encore. Les économies modernes ayant choisi la dette au départ, personne ne sera surpris, sauf un économiste, que la dette augmente à l’arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passait-il donc au Japon, avant Fukushima ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’archipel nippon était malencontreusement placé (il y est toujours) au cœur d’un complexe tectonique en tragique déséquilibre. Les plaques pacifique, eurasienne, nord-américaine et des philippines glissaient (et glissent toujours) les unes sous les autres à un rythme effréné, provoquant tremblements de terre et raz de marée à une fréquence quasi quotidienne. Il était donc évident que la production d’énergie nucléaire était celle qui convenait le mieux à cet endroit du monde. Surtout au bord de l’océan. Elle avait le double avantage d’assurer au Japon l’indépendance énergétique et la quasi certitude d’un Seppuku national tout ce qu’il y a de traditionnel. N’était la grande perméabilité des frontières naturelles, il suffirait aujourd’hui à des voisins malintentionnés et avides, s’il y en a, au lieu de l’envahir comme à la belle époque des samouraïs, d’attendre patiemment l’auto-empoisement de sa population. En 2011 à Fukushima, comme en 2008 aux Etats-Unis, ce fut donc une affaire de pression. Vous avez aimé le feu d’artifice américain, vous aimerez les six grandes marmites japonaises en ébullition. Leurs soupapes ayant sauté, les bulles radioactives s’égaillent dans l’océan de tous ou s’éparpillent dans l’atmosphère de chacun. J’ai déjà dit ce que j’en pensais dans un article précédent (L’Iode à la joie). Quoi qu’il en soit, pour la génération qui vient, le remboursement de la dette écologique sera au moins aussi difficile que le remboursement de la dette financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons au passage la sagesse des experts et des puissants de partout, et pas seulement du Japon, qui promeuvent une technologie requérant le très long terme, la temporalité cosmologique, à l’intérieur d’une pratique sociale et d’une organisation économique préoccupées seulement par la rentabilité immédiate et le très court terme, par une durée commerciale, affairiste et publicitaire. D’un côté, la succession des générations et le cycle long des processus atomiques, de l’autre, l’accumulation du capital et le cycle bref des mouvements de la mode et de la marchandise. Je n’ai qu’un mot pour qualifier cela : splendide ! Quelle logique y a-t’il à créer des déchets de cent mille ans, quand on ne sait même pas prévoir à dix ans les conséquences inéluctables d’une politique de la dette et d’une économie du cynisme et du déni ? Un monde parfait existe peut-être sur les écrans des ingénieurs, pas encore dans l’espace réel qui les contient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le credo libéral voit dans la conjugaison des égoïsmes la condition du bonheur humain. C’est l’exercice même de l’égoïsme, en effet, qui détermine le bon fonctionnement de la société et sa richesse. L’homme n’est pas bon, et c’est justement le mal en lui qui participe au Bien universel et suprême dont il ne comprend pas la finalité mais qui se dévoile dans la richesse matérielle qu’il induit. Si ce scénario continue de nous agréer, il faudra désormais accepter de le lire avec son supplément d’apocalypse, accepter le plan divin avec son lot de catastrophes ajoutées. La version libérale après la version chrétienne du bonheur apocalyptique. Etrange bonheur en vérité. Tout proche de celui qu’ont dû connaître les dinosaures juste avant leur disparition. Encore n’étaient-ils pour rien dans celle-ci, à moins que le jeu de leurs égoïsmes particuliers n’ait déclenché aussi leur extase collective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les dinosaures de l’atome, de la vapeur et de la dette, en tout cas, il est clair que les symptômes ne cachent rien. Ils sont les accidents de croissance d’un corps sain destiné à grandir sans fin jusqu’à concurrencer, en terme de pression, les étoiles mêmes ? Quant à l’apocalypse, ce ne serait qu’une illusion, le cauchemar ludique de ceux qui jouissent à se faire peur. Hiroshima, Nagasaki, Fukushima, la crise de 2008, c’est tout pareil pour les bienheureux mortels soumis à la grâce de la main invisible.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nos ancêtres les gaulois, ne craignaient, paraît-il, qu’une chose : que le ciel ne leur tombât sur la tête. Nous qui vivons dans le ciel de la rationalité, nous n’attendons plus qu’une chose également : que la terre elle-même nous retombe sur les pieds.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1415569543229647662?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1415569543229647662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1415569543229647662' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1415569543229647662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1415569543229647662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/05/fukushima-2008.html' title='2008 Fukushima'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4645111395928425543</id><published>2011-05-02T06:46:00.000-07:00</published><updated>2011-05-02T06:48:04.527-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gbkZ6zKVH-4/Tb62EDTf_jI/AAAAAAAAAxs/gQJnVJWAWlU/s1600/Cannes%2B11-5.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; 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Il y a un rapport direct entre chômage et salaire. Quand le chômage augmente, le salaire baisse. D'autre part, un mécanisme d’indemnisation du chômage et de protection des personnes sans ressources a été mis en place au cours des dernières décennies. Il est censé assurer un minimum vital à tous. Une relation nouvelle entre salaires et minima sociaux s'instaure. Le salaire est directement proportionnel au minimum social. Si le montant de ces aides était suffisant pour vivre décemment, les bénéficiaires ne seraient pas dans l’urgence de trouver n'importe quel travail à n’importe quel prix et ne concurrenceraient pas de manière brutale les salariés qui bossent. L’offre en force de travail diminuerait et les salaires augmenteraient. Les conditions d'une véritable égalité sur le marché "libre" du travail seraient établies. Mais le principe de réalité, qui n'est qu'un principe de prédation, vient parasiter cette belle logique. Les employeurs ont besoin d’une main-d’œuvre bon marché pour lutter contre la concurrence extérieure, ce qui implique de garder des salaires les plus bas possible. Les minima sociaux ne décollent pas. Cela démontre, si besoin était, le mensonge de l’égalité, et le mensonge concomitant de la liberté et de la fraternité. Les salariés ne sont pas libres de chercher un travail à un salaire décent et la concurrence effrénée que l’on suscite entre eux ne les rend ni fraternels ni solidaires. La concurrence étant l’alpha et l’oméga de nos systèmes, les trois valeurs de notre République sont niées. Mettons "Concurrence" aux frontons des mairies, et prions pour elle dans nos églises ! Par ailleurs, l’emploi étant au cœur de toute la rhétorique politicienne depuis 40 ans, c'est-à-dire depuis l'arrivée du chômage de masse, et "l'employabilité" étant indexée sur le niveau des salaires et des minima sociaux, toute politique de l’emploi ne vise en réalité qu'à augmenter la pression de la concurrence entre salariés par blocage des salaires. De ce qui précède, déduisons cet axiome : derrière le mot emploi se cache toujours la rigueur et l'inégalité. N’est-ce pas un magnifique paradoxe pour nos sociétés d’abondance ? Pour sortir de ce piège, il n’est que de souhaiter une croissance forte, c’est-à-dire un renforcement des structures du piège. En langage décrypté, emploi veut dire blocage des salaires, augmentation du pouvoir d’achat veut dire blocage des salaires, prime veut dire blocage des salaires. En fait, rigueur veut dire rigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l'on exigeait l’inverse, c’est-à-dire l’augmentation immédiate des minima sociaux ? Ce serait une catastrophe économique, nous dit-on. Mais catastrophe pour catastrophe… Au moins, nous respecterions nos valeurs et nos engagements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3021768837212523469?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3021768837212523469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3021768837212523469' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3021768837212523469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3021768837212523469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/ceci-est-bien-connu-comme-toute.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-5223998028588043869</id><published>2011-04-16T03:24:00.001-07:00</published><updated>2011-04-22T00:01:53.639-07:00</updated><title type='text'>Le serment d'hypocrite</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Toute la médecine moderne, malgré ses incontestables prouesses techniques, et sans doute aussi à cause d’elles, est une vaste entreprise de recyclage, à des fins productivistes, du matériau humain prolétarisé. Il s’agit de réparer les éléments charnels de l’hypermachine socio-économique abîmés. On pourrait aller jusqu’à dire qu’il n’y pas d’autre médecine aujourd’hui que militaire, de celle qui intervient en dernière instance sur le front de la guerre universelle de tous contre tous et du capital autoréférentiel contre l’homme. Elle ne prévient pas, elle guérit (et encore pas toujours), en vertu du principe de cloisonnement et d’irresponsabilité individuelle qui veut qu’on laisse aux autres, aux économistes et technocrates spécialisés, ou à personne, le soin (sic) d’orienter ou d’infléchir la ligne productiviste, la courbe de la croissance sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médecins en général, sans qu’ils le veuillent nécessairement, s’occupent bien plus de la santé de cette hypermachine que de celle de ses outils humains. Mais tout comme on ne peut pas servir à la fois Dieu et Mammon, on ne pourra pas bien servir à la fois l’intériorité mondiale mammonisée et l’intériorité individuelle en voie de vaporisation. Il faudra bientôt choisir entre l’une et l’autre. Il faudrait déjà avoir choisi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour le réchauffement climatique, il y a basculement aujourd’hui vers la responsabilité sociale des dérèglements et des pathologies. L’activité humaine génère désormais ses propres maux à une échelle inconnue jusque-là. Elle en vient à compromettre des équilibres biosphériques complexes et fragiles. Elle change le climat et, à une vitesse qui ne leur permet plus une adaptation suffisante, la relation des individus avec leur milieu. La médecine officielle continue de faire comme si la biologie constituait son unique terrain d’intervention alors même qu’une prolétarisation galopante internationalise et socialise toujours plus la pathogénie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une médecine kunique serait donc une médecine appliquée aux conditions d’existence autant qu’à l’existence elle-même et se focaliserait sur le maintien général de l’équilibre socio-biologique, au moins sur les éléments risquant de le compromettre en amont, plutôt que sur le rétablissement de cet équilibre précaire une fois que celui-ci aurait été anéanti. Au lieu de fabriquer toujours plus de machines pour soigner les blessures de guerre provoquée par la Machine, elle s’appliquerait à diminuer les risques de blessure en diminuant l’impact de la Machine et ses dimensions. Ce dont il faut d’urgence guérir, c’est de la mammonisation elle-même. Pour cela, nous en appellerons à des médecins démammonisateurs, des chirurgiens machinologues et des immunologistes déprolétarisants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-5223998028588043869?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/5223998028588043869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=5223998028588043869' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5223998028588043869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5223998028588043869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/toute-la-medecine-moderne-malgre-ses.html' title='Le serment d&apos;hypocrite'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7020502180223905393</id><published>2011-04-14T08:17:00.000-07:00</published><updated>2011-04-14T08:19:59.549-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-G9lBaFRM_XY/TacQmkOC5OI/AAAAAAAAAxE/T4L-GjWrcuQ/s1600/Sac%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-G9lBaFRM_XY/TacQmkOC5OI/AAAAAAAAAxE/T4L-GjWrcuQ/s320/Sac%2B1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595459316774790370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7020502180223905393?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7020502180223905393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7020502180223905393' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7020502180223905393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7020502180223905393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/blog-post.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-G9lBaFRM_XY/TacQmkOC5OI/AAAAAAAAAxE/T4L-GjWrcuQ/s72-c/Sac%2B1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7670809526208223270</id><published>2011-04-12T07:06:00.000-07:00</published><updated>2011-04-13T07:59:15.671-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au sortir de la guerre, la France a passé contrat avec elle-même. Libérée du joug nazi, il fallait encore qu’elle se libère de ses fantômes. Les termes de ce contrat étaient énoncés dans le Programme du Conseil National de la Résistance. Il fut élaboré en pleine occupation et visait à unir dans un projet commun de reconstruction symbolique et matérielle les forces vives de la nation incarnées par ceux qui avaient désobéi : les dissidents, les tires au flanc, les fortes têtes et les grandes gueules. Ce n’était pas embrassons-nous Folleville, mais il était question de répartir les efforts futurs et les rétributions d’une façon particulière. Ce contrat a été résilié. Le pouvoir a décidé de le déchirer, le jugeant unilatéralement caduc. Aucun nouveau contrat global n’a ensuite été proposé. On jette, on sape, on saborde, et puis on laisse faire et laisse aller selon la méthode ultra-libérale séculaire. Ce qui veut dire qu’on laisse faire les puissants et qu’on laisse tomber les faibles. Le contrat a été dénoncé, cela veut dire qu’il ne lie plus les parties contractantes. Les forces vives de la nation d'aujourd'hui : les dissidents, les tires au flanc, les fortes têtes et les grandes gueules, n’ont plus entre eux qu’à en écrire un autre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-7670809526208223270?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/7670809526208223270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=7670809526208223270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7670809526208223270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/7670809526208223270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/au-sortir-de-la-guerre-la-france-avait.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-6175958916179386254</id><published>2011-04-09T07:42:00.000-07:00</published><updated>2011-05-08T11:52:30.394-07:00</updated><title type='text'>Portugais, encore un effort!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Peuples du monde, l’incurie financière se paie toujours par la rigueur sociale et la victoire éphémère de quelques uns par la défaite de tous ! Les victoires à la Pyrrhus se succèdent maintenant à un rythme soutenu. Mais il n’y a plus guère que les Pyrrhus eux-mêmes pour en profiter. Quand ils auront, à force de victoire, défait la vie entière, leur restera l’âpre satisfaction de n’avoir laissé à personne le soin de leur propre ruine. Je sais qu’ils se paient de mots et qu’ils sont parfois sincèrement convaincus d’œuvrer pour le bien commun. Les bavures se multiplient cependant avec la montée de leur puissance. Les restes, les déchets, les indésirables conséquences de leurs actes s’accumulent, quand ils ne perdent pas simplement le contrôle illusoire de l’incontrôlable. Il n’y a pas que les réacteurs de Fukushima qui fuient. Ça fuit de partout désormais. Les bulles, les sphères, les enceintes de tous ordres s’effondrent massivement. Les bulles sociales, par exemple, lorsque les bulles spéculatives explosent à proximité. Elles se fissurent, se fragilisent, quand le lien symbolique rompt sous les coups du capital agissant pour lui-même et donnant des consignes implicites aux gagneurs, aux vainqueurs, aux quinquagénaires Rollex-men, ou aux jeunes qui en veulent. Presque toute l’énergie humaine disponible est mise au service exclusif de l’immunologie prolétariste (voir plus loin sur ce blog), c’est-à-dire au service de la néantisation. Les signes d’un confort mal partagé ou d’un progrès superficiel masquent encore pour quelque temps la réalité du vide, mais la pression augmente avec la surface de prédation, et aucune prédation supplémentaire n’atténuera les effets des déchaînements premiers. L’évacuation des gazs symboliques comprimés devient nécessaire quand l’explosion menace, mais si l’extérieur vient à manquer, vers quel lieu impossible seront-ils dirigés ? Car c’est bien la possibilité même d’un extérieur qu’a fait disparaître l’intériorité-monde nouvellement formée. Toute explosion exclue, ne reste que l’implosion, lente ou rapide selon le degré de surchauffe. Portugais, grecs, irlandais, encore un effort pour être vraiment riches ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-6175958916179386254?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/6175958916179386254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=6175958916179386254' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6175958916179386254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/6175958916179386254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/portugais-encore-un-effort.html' title='Portugais, encore un effort!'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8319925679062603514</id><published>2011-04-05T08:00:00.000-07:00</published><updated>2011-04-07T08:27:49.317-07:00</updated><title type='text'>L’affaire Pinocchio</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;On ne sait pas encore si la petite affaire de Fukushima entrera dans les annales sous le qualificatif d’accident majeur, de catastrophe ou de cataclysme, mais c’est à coup sûr déjà une horreur informationnelle. Mensonges, rétention d’informations, désinformation, manipulations, la panoplie complète du fanatique de l’atome est déballée. Le mensonge est d’ailleurs consubstantiel à l’industrie nucléaire. Les pinocchios japonais voient leurs nezs s’allonger au point de compromettre leur équilibre vertical. Heureusement, ils trouvent chez les Pinocchios français des confrères méritants, capables de leur offrir leurs appendices nasaux comme appuis. Ensemble, ils nous rejouent le sketch comique du « je te tiens, tu me tiens, par la barbichette »… en se mettant nez contre nez pour que nous ayons plus de peine encore à leur tirer les vers. Ils mentent par peur d’affoler les populations et leurs mensonges sont la preuve qu’il y a bien matière à s’affoler. En attendant les contaminations à venir, en provenance du Japon ou d’ailleurs, nous sommes déjà contaminés depuis longtemps par le mensonge technocratique. Le taux de radio-inactivité informationnelle est au plus haut. Il faudrait inventer une mesure du rayonnement DELTA (Désinformation Extrême Livrée par les Très hautes Autorités) et le matériel idoine pour le mesurer. Il serait établi un seuil de nocivité au-delà duquel des procédures prophylactiques seraient appliquées. Arrêt d’urgence des programmes de télévision et de radio, masquage des panneaux publicitaires, par exemple. A force d’accumuler des éléments sans risque pour la santé qui provoquent des maladies mortelles, il faudra se méfier de la santé elle-même, et il sera bien difficile, au bout du compte, d’éviter de mourir de se trop bien porter. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8319925679062603514?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8319925679062603514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8319925679062603514' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8319925679062603514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8319925679062603514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/laffaire-pinocchio.html' title='L’affaire Pinocchio'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8132942795528150246</id><published>2011-04-01T08:51:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T10:05:07.887-07:00</updated><title type='text'>J’il, J’Il, j’elles, j’on.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ramené à son expression la plus simple, un corps vivant est une intériorité immunologique (je m’inspire ici de Peter Sloterdijk), c’est-à-dire un objet enveloppé, séparé, voué à sa pérennisation et à sa propagation. Séparé, il ne l’est cependant qu’imparfaitement, puisque son immunologie même nécessite l’interaction avec un milieu. En précisant donc la définition, nous dirons qu’un corps vivant est une intériorité immunologique en milieu (comme on dit « en situation »). Par extension (suivant encore Sloterdijk), nous parlerons d’immunologie sociale, technologique ou symbolique. D’ailleurs, le corps vivant peut être vu à l’extrême comme une société de cellules, les cellules comme des sociétés de molécules, les molécules comme des sociétés d’atomes, etc... Les cellules associées forment le corps vivant et les corps vivants associés forment un corps social plus ou moins complexe et plus ou moins harmonieux. Le corps social humain ajoute à la physique, la chimie et la biologie, des dimensions psychologiques, technologiques et symboliques d’une grande complexité interagissante. Les sociétés vivantes sont donc au final une immense concaténation d’immunologies gigognes imbriqués les unes dans les autres et en interaction permanente. De l’atome à la galaxie, et de la cellules à la Communauté Européenne, des superpositions d’immunologies ayant chacune sa logique et entrant en résonance avec l’ensemble. Un corps n’est jamais seul, un corps n’est jamais séparé. Il ne l’est faussement que pour lui-même, dans une réflexivité déterminée. La conscience et le regard ayant été bâtis pour répondre aux besoins immédiats du corps individuel, ils reconnaissent en priorité les signes de distinction et les reliefs discriminants. Mais l’illusion d’autonomie, pour être naturelle, n’en devient pas moins dangereuse lorsque l’homme acquiert la capacité d’intervenir sur les structures vivantes fondamentales. A ce moment de l’évolution, il creuse sa propre tombe en renforçant la frontière organologique, et l’action qui augmentait jusqu’à présent ses chances de survie se retourne en tsunamis dévastateurs. Un feed-back négatif se met en place et chaque pas effectué dans l’espace de cette autonomie arrogante le rapproche d’une disparition définitive. Sa vision du monde, le produit de sa conscience séparée, entre en contradiction avec les nouvelles nécessités de son être ensemble. Il doit alors changer sa vie et d’abord son regard.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La vision immunologique des choses, que je dois à Peter Sloterdijk, philosophe allemand à qui j’avais déjà emprunté le mot « kunique », permet de penser la liaison des intériorités physiques, biologiques et sociales, et leur profonde unité. Elle ouvre le chemin vers un nouvel holisme non naïf et nécessaire. La théorie unifiée des intériorités, voilà à quoi nous travaillons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une première ébauche de cette théorie nous permet déjà de considérer la société humaine, non plus comme un agrégat d’individus se donnant des règles pour vivre ensemble, mais comme une sorte de milieu associé (Bernard Stiegler), constituant un prolongement organique, un système immunologique supérieur, capable, pour le meilleur ou pour le pire, de s’autonomiser par absorption et dilution de ses constituants vivants. Un nouvel être en gestation, en somme, dont nous serions les éléments. Pourquoi n’existerait-il pas en effet une loi universelle de la gravité immunologique pouvant aller jusqu’à la constitution d’un être techno-social autonome à l’échelle monde ? Cet être ne serait peut-être pas viable. Il se verrait peut-être condamné par une trop grande réussite adaptative, comme ces êtres qui, s’étant si parfaitement moulés dans un milieu, finissent par périr au moindre changement extérieur. Ou bien, son immunologie propre étant incompatible avec les ressources terrestres, Peut-être qu’il s’autodétruirait. Quoi qu’il en soit de son avenir, j’affirme que déjà cet être bouge dans nos entrailles communes. J’aurais l’air ici d’un délirant si des projections récentes ayant connus quelques succès sous le nom de posthumanismes n’apportaient du crédit à cette affirmation. Comme Teilhard de Chardin en son temps, mais pour d’autres raisons, les posthumanistes se réjouissent de la fusion prochaine entre l’homme et la machine. Mais si l’anthropologue jésuite attendait de cette fusion l’avènement de l’Esprit, les posthumanistes n’en espèrent que la confirmation de leur optimisme. Pour l’un comme pour les autres, pas d’amélioration individuelle à espérer, seulement l’amélioration mécanique et déterministe d’une mégamachine hybride. Les optimismes chrétien (la création de Dieu ne saurait être mauvaise) et scientiste (la technoscience fait le bien) se rejoignent finalement dans une même idolâtrie cybernétique. Dans les deux cas, il s’agit de privilégier l’intériorité sociale en formation au détriment de l’intériorité individuelle, et donc d’adapter l’individu à un milieu nouveau en révolution permanente et pourtant créé par lui. On s’échine en conséquence, et paradoxalement, à jouer la naturalisation du milieu social associé, au lieu d’en assumer l’artificialité et d’imaginer de le changer en fonction d’un projet humain général. En ce sens, l’anthropotechnique actuelle (encore Sloterdijk), techniques d’amélioration humaine, consciente ou non, rejoint celle du siècle dernier, quand il était question de créer de l’extérieur un homme nouveau. Sloterdijk a raison d’insister, dans son dernier livre traduit en français (« Tu dois changer ta vie » éditions Libela-Maren Sell) sur les systèmes d’exercices despiritualisés comme formes de dressage collectif, avec dompteur unique le plus souvent. Et Nietzsche avait bien annoncé la question essentielle pour les humains théocides de son époque et d’après, quand il forgea en son crépuscule solitaire le concept trop mal connu de surhomme. Surhomme : celui qui s’élève au-dessus de lui-même, l’acrobate, selon Sloterdijk, l’exerçant, l’artiste de la suspension.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le kunisme en appelle donc à un changement radical passant par une rupture de perspective d’abord, une rupture éthique ensuite. Rupture de perspective en décrivant les choses depuis l’intériorité étendue. Rupture éthique en s’inscrivant dans une ascèse personnelle et donc politique et sociale.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La rupture de perspective, ou rupture épistémologique (esthétique aussi), commence avec le regard sur l’intériorité immunologique, ou les intériorités immunologiques articulées (architecture). Il s’agit d’un regard intérieur qui rompt avec le surplomb réaliste-cynique. Au lieu de situer chaque être humain en observateur extérieur de la réalité, y compris celle de ses propres moyens immunologiques, elle inscrit le regard dans l’observé et ne s’éloigne jamais de la densité corporelle, de la chaleur du Soi immunitaire. Soi avec une majuscule parce qu’il dépasse l’illusion de solitude individuelle et de limite épidermique ou identitaire. Et lorsque ce regard s’exprime, il est obligé d’opérer une révolution des pronoms personnels. Dans le je, il doit saisir la nuance d’indéfini ou de multiple, et dans le il, la nuance d’implication personnelle. J’on ou de j’il pour traduire en langage courant le passage (clandestin tout d’abord) des frontières existentielles. Car pour parler de mon corps social, de l’intériorité immunologique large, enveloppe artificielle immédiatement supérieure à l’intériorité du moi restreint, je ne peux dire, dans le système des pronoms actuel, qu’un je, un on, un il ou un nous. (Je) serait plus exact mais ne dirait rien des autres, (il) ou (on) ne m’impliqueraient pas suffisamment, et (nous) oublierait le milieu associé technologique. Par souci de précision, de vérité, et de renouveau esthético-symbolique, je propose donc les pronoms « j’il », « j’on », « j’Il » et « j’elles » pour référer à un locuteur passe-murailles qui voudrait rompre avec l’illusion native du moi isolé et s’avancer fièrement vers la responsabilité immuno-logique. Ce locuteur ne serait plus, ou plus seulement, dans un espace social, politique, technologique ou cosmique, il serait aussi cet espace même. Responsabilité inouïe, scandaleuse même. Presque aussi haute que celle du Christ rachetant tout seul les pêchés humains. A ceci près que tous les humains seraient Christ et plus seulement en Christ. Imitatio Christi réinterprétée ? Qui sait ? Cette généralisation, cette épidémie christique, ou cette conversion au Soi immunologique, est la seule manière en tout cas de construire un corps social nouveau sans risque d’hécatombes propitiatoires, un homme nouveau sans Goulag ou Stalag ou pogromes ou Inquisitions. Puisqu’il s’agirait toujours de moi partout et toujours, et que tous le sauraient, puisqu’il s’agirait d’un soi, plutôt, qui contiendrait d’emblée tous les autres, la création de l’homme nouveau commencerait toujours par mon autocréation, et donc par une rupture éthique individuelle sans déni du corps social. Comme toute rupture, celle-ci se décompose en trois temps :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;1- Le constat, 2- Le refus, 3- L’adoption de ce que Sloterdijk appelle un système d’exercices.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Constat : le système immunitaire général est atteint d’une maladie auto-immune qui menace de détruire ses éléments constitutifs, au moins de leur enlever toute substance personnelle. La méga-machine fonctionne désormais dans une logique autoréférentielle où l’individu n’a plus d’autre place que celle d’instrument. J’appelle ailleurs ce mouvement : collectivisme libéral. Dans le nouveau langage kunique : j’on suis atteint d’une maladie auto-immune sur laquelle il devient urgent de se pencher. Mon Soi est malade. Cette maladie porte aussi les noms de prolétarisme ou (ex)Croissance. Elle menace l’individu restreint avec tout son écosystème.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le refus découle de ce diagnostique. Je ne considère pas ce déséquilibre comme naturel ou extérieur. Il est mon déséquilibre. Celui que je dois résoudre pour moi-même. Je n’y vois pas non plus un avatar bénin de ce genre de déséquilibres répétitifs ou de fatalités universelles que le principe stoïco-bouddhiste d’impermanence décrit comme illusion. Je crois en un saut qualitatif du déséquilibre qui instaure un nouveau défi spirituel.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’adoption, enfin, ou conversion, consiste à s’investir dans une série d’exercices concrets d’élévation et de soin. Entre souci de soi, exercices thérapeutiques sociaux et spirituels, il s’agit de s’engager dans la pratique de ce que j’avais nommé ailleurs un « yoga » social. Cette pratique, sorte de thérapie kunique, reste à élaborer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Adrien Royo &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8132942795528150246?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8132942795528150246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8132942795528150246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8132942795528150246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8132942795528150246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/04/pronoms-personnels-kuniques-jil-jil.html' title='J’il, J’Il, j’elles, j’on.'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4748305449717406440</id><published>2011-03-30T09:55:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T09:54:29.538-07:00</updated><title type='text'>L'iode à la joie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les marmitons nippons se brûlent les fesses. Fukushima fout le camp. Ce n’est jamais qu’une grosse marmite sur un réchaud. Mais à faire chauffer de l’eau par excitation d’atomes, on s’expose à la jouissance de la matière, aux spasmes inarrêtables et débordants des nanolibertins libérés. Avant la petite mort lente qui se propage. Les silex atomiques font des étincelles bien longues et nos experts en certitudes s’en caressent les neurones! Ils devraient pourtant savoir, nos thermodynamiciens dynamiques, qu’à produire toujours plus de chaleur en un temps plus court, on n’arrive jamais qu’à accélérer l’avènement du froid. Ce qu’ils veulent, c’est donc pouvoir éclairer la banquise. Sur des feuilles de calculs, ça marche, c’est magnifique. Pensez donc, des petits soleils dans des cuves à mazout ! Bien sages. Avec des poubelles de soleils refroidis tout autour. Comme des petites crottes de chiens radioactives. Des petites crottes de chiens pour 4000 ans. Et dans 4000 ans, les chiens seront tellement plus intelligents ! De la vapeur, encore de la vapeur ! Faites bouillir la marmite ! Nouvelle Alliance de l’homme avec la matière, équivalence masse-énergie, fission, fusion, lumière, chaleur, vapeur, entropie. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme… En chaleur… Vous reprendrez bien un peu de Tchernobyl avant de partir pour l’au-delà ! Et si vous devez marcher dans la crotte, n’oubliez pas d’y mettre le pied gauche. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4748305449717406440?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4748305449717406440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4748305449717406440' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4748305449717406440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4748305449717406440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/03/liode-la-joie.html' title='L&apos;iode à la joie'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8510572091195226149</id><published>2011-02-24T05:05:00.000-08:00</published><updated>2011-03-17T08:28:58.507-07:00</updated><title type='text'>Esclavage contemporain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;A las 7:33 sonaron los primeros acordes de la banda sonora de Misión Imposible. El señor XX pulsó la tecla verde de su teléfono móvil y contestó a la llamada. Habló con su interlocutor durante varios minutos y mientras hablaba se dirigió al cuarto de baño, orinó, tiró de la cadena y entró en la cocina. Pulsó la tecla roja y dejó el móvil sobre la encimera. Preparó el café y mientras desayunaba el móvil volvió a sonar. Se duchó, se afeitó, se lavó los dientes y se vistió sin dejar de hacer y recibir llamadas. Misión Imposible. Pitidos de teclas. Condujo su coche hablando por el móvil. Saludó a sus compañeros de trabajo hablando por el móvil. Atendió sus asuntos, almorzó, paseó, se tomó una cerveza con los amigos, visitó a sus padres, jugó con sus hijos, cenó, vio un partido de fútbol en la tele, orinó, se lavó los dientes, se acostó, besó a su esposa, copuló con ella y se durmió… hablando por el móvil.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A la mañana siguiente los de la compañía telefónica instalaron una enorme antena en la cabeza del señor XX.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Texte de Teresa Sopena&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Traduction:&lt;br /&gt;A 7h33 résonnèrent les premières notes de Mission Impossible. Monsieur XXe appuya sur la touche verte de son portable et répondit à l’appel. Il dialogua quelques minutes avec son interlocuteur pendant qu’il se dirigeait vers la salle de bain, urinait, tirait la chasse d’eau et regagnait la cuisine. Puis il raccrocha, posa son téléphone, prépara le café, et pendant qu’il petit-déjeunait, le téléphone sonna à nouveau. Il se doucha, se rasa, se brossa les dents et s’habilla sans lâcher l’appareil. Mission Impossible, bruits du clavier, conversations à distances. Il conduisit sa voiture et salua ses collègues en téléphonant. Il traita ses affaires, déjeuna, se promena, but un verre avec ses collègues, rendit visite à ses parents, joua avec ses enfants, dîna, regarda un match à la télé, urina, se brossa les dents, se coucha, embrassa son épouse, copula avec elle et s’endormit, son portable à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin, les employés de la compagnie téléphonique greffèrent sur la tête de Monsieur XXe une énorme antenne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8510572091195226149?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8510572091195226149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8510572091195226149' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8510572091195226149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8510572091195226149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/02/esclavage-contemporain.html' title='Esclavage contemporain'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-1021175099745506072</id><published>2011-02-03T11:35:00.000-08:00</published><updated>2011-02-03T11:37:06.786-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TUsD3SZtvrI/AAAAAAAAAw8/Uu5j0ZftLTk/s1600/1%2BSDB.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 213px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TUsD3SZtvrI/AAAAAAAAAw8/Uu5j0ZftLTk/s320/1%2BSDB.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569549612541132466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-1021175099745506072?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/1021175099745506072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=1021175099745506072' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1021175099745506072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/1021175099745506072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/02/blog-post.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TUsD3SZtvrI/AAAAAAAAAw8/Uu5j0ZftLTk/s72-c/1%2BSDB.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8684699705412385709</id><published>2011-02-03T11:16:00.000-08:00</published><updated>2011-03-06T06:20:41.755-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Prolétarisme, donc, et non capitalisme, pour définir le mode d’exploitation moderne. Tant il faut convenir que le terme communément admis n’évoque plus désormais qu’un sable mouvant conceptuel propice à l’étouffement. Son négatif même est absorbé dans la soupe universelle. Que veut dire anticapitalisme, en effet, sinon intensification des lois fondamentales du capitalisme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répétons-le, notre mode de relation produit et reproduit essentiellement des prolétaires, c’est-à-dire des dépossédés. Comment un anticapitalisme quel qu’il soit pourrait-il jamais changer cela, quand il vise explicitement à étendre cette production ? Anticapitalisme ne veut rien dire d’autre que plus-de-capitalisme, au sens de plus de productivité et donc plus de prolétaires. Ceci en théorie seulement, car, en un paradoxe tout libéral, les conditions d'impossibilité du système rejoignant ses conditions de possiblité, moins d'inégalités relatives, toute chose restant égale par ailleurs, veut dire aussi moins de productivité (l'inverse du but recherché). C’est pourquoi Slavoj Zizek peut légitimement évoquer à ce sujet le plus-de-jouir de Lacan, c'est-à-dire le plus d'angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’anticapitalisme, loin de représenter la négation du capitalisme, en est bien plutôt l’intensification, tandis que l’antiprolétarisme, touchant le noyau même du système, négation de la négation, serait la positivation subversive véritable, la seule posture critique adéquate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux schémas évolutifs antinomiques peuvent donc se résumer ainsi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 - Capitalisme ► anticapitalisme ► intensification capitaliste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 - Prolétarisme ► anti-prolétarisme ► projet d'émancipation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, le second s’écarte de la dialectique historique marxienne orthodoxe qui veut que l’avenir soit déjà contenu dans le présent selon une évolution quasi mécanique et linéaire, avec le prolétariat comme sujet historique final. Si l’avenir anti-prolétarial s’appuie inévitablement sur une praxis (comment pourrions-nous partir d’aucun lieu ?) c’est pour en déduire un contre-projet global, et plus seulement pour la prolonger. Nous renouons ainsi, semble-t-il à première vue, avec le socialisme utopique pré-marxien. Certains y verront une régression. Il faut y regarder de plus près car notre conviction est d’être justement, et paradoxalement, plus scientifique que Marx. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8684699705412385709?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8684699705412385709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8684699705412385709' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8684699705412385709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8684699705412385709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/02/proletarisme-donc-et-non-capitalisme.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3293038567780907922</id><published>2011-01-18T05:41:00.001-08:00</published><updated>2011-01-18T05:41:54.402-08:00</updated><title type='text'>Projet sculpture (A.Royo)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTWYj5W1BNI/AAAAAAAAAww/KPZLsN0iOOU/s1600/Sculpture%2B6.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTWYj5W1BNI/AAAAAAAAAww/KPZLsN0iOOU/s320/Sculpture%2B6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563520657145529554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3293038567780907922?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3293038567780907922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3293038567780907922' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3293038567780907922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3293038567780907922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/01/projet-sculpture-aroyo_18.html' title='Projet sculpture (A.Royo)'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTWYj5W1BNI/AAAAAAAAAww/KPZLsN0iOOU/s72-c/Sculpture%2B6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-80531742289889314</id><published>2011-01-16T10:08:00.001-08:00</published><updated>2011-01-16T10:08:32.284-08:00</updated><title type='text'>Projet sculpture (A.Royo)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" 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(A.Royo)'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTMztfuVhKI/AAAAAAAAAwY/G45k7nHs13c/s72-c/Sculpture%2B3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-7537305812772118212</id><published>2011-01-16T10:05:00.001-08:00</published><updated>2011-01-16T10:06:11.195-08:00</updated><title type='text'>Projet sculpture (A.Royo)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTMzcVM8SXI/AAAAAAAAAwQ/vFvDSf54MCs/s1600/Sculpture%2B1.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 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onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTMy_e2bcAI/AAAAAAAAAwI/Wd5iLDsMN70/s1600/Sculpture%2B2.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TTMy_e2bcAI/AAAAAAAAAwI/Wd5iLDsMN70/s320/Sculpture%2B2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562846030927196162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-6866999973247265679?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/6866999973247265679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=6866999973247265679' 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Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TSzAFhHaPyI/AAAAAAAAAvw/g6xfIXChXJI/s72-c/SDB%2B2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-8951471985663220385</id><published>2011-01-11T08:00:00.000-08:00</published><updated>2011-01-19T04:39:15.337-08:00</updated><title type='text'>"Opéra" Kunique</title><content type='html'>INTRO : Chant des Partisans revu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?&lt;br /&gt;Ami, entends-tu les cris sourds des humains qu’on enchaîne ?&lt;br /&gt;Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.&lt;br /&gt;Quittez l’atelier, l’Autre a soif de votre sang, de vos larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montez de la plaine, descendez des collines, camarades !&lt;br /&gt;Jetez sur la paille les bandits, la canaille, la parade !&lt;br /&gt;Prenez par les dents le vampire et Léviathan qui vous saignent !&lt;br /&gt;Brûlez l’effigie d’un cynisme aux mille dents qu’ils étreignent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.&lt;br /&gt;La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.&lt;br /&gt;Il y a des endroits où les gens au creux des lits font des rêves.&lt;br /&gt;Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on sue, nous on crève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.&lt;br /&gt;Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.&lt;br /&gt;Demain le veau d’or s’enfuira au grand soleil par les routes.&lt;br /&gt;Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?&lt;br /&gt;Ami, entends-tu les cris sourds des humains qu’on enchaîne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A capella : extrait de "La Ballade des Pendus" (Villon)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Groovy, lento.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché pense et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché pense&lt;br /&gt;Le marché pense&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché pense et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché aime et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché aime&lt;br /&gt;Le marché aime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché aime et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché pleure et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché pleure&lt;br /&gt;Le marché pleure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché pleure et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché tourne et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché tourne&lt;br /&gt;Le marché tourne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché tourne et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché tue et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché tue&lt;br /&gt;Le marché tue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché tue et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché prend et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché prend&lt;br /&gt;Le marché prend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché prend et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché frappe et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché frappe&lt;br /&gt;Le marché frappe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché frappe et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché rit et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché rit&lt;br /&gt;Le marché rit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché rit et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché brille et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché brille&lt;br /&gt;Le marché brille&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché brille et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché veut et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché veut&lt;br /&gt;Le marché veut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché veut et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché parle et les hommes se taisent&lt;br /&gt;Le marché jouit et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché jouit&lt;br /&gt;Le marché jouit&lt;br /&gt;Le marché jouit et les hommes se taisent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir est perdu. (Ad libitum)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, c’est humain/Mais c’est humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À deux voix, assez rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/La machine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/L’inhumain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/La prédation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/Le reniement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/La destruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ La vallée perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ Le meurtre du père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ Le sens éperdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ L’antimatière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ Le cynisme ambiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ L’effroi de l’agneau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ L’ordure entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ La terre brûlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ L’aube fatale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ La dévoration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ L’inorganique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ La disparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/ Le corps absent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est humain/L’accumulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rupture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No corps assis loin de tout.&lt;br /&gt;Attache amie qu’il faut asseoir.&lt;br /&gt;Corps suspendu,&lt;br /&gt;Inévitable&lt;br /&gt;et mangé d’ombre ombilicale.&lt;br /&gt;Portes d’atomes,&lt;br /&gt;claires inconnues,&lt;br /&gt;hybride amour,&lt;br /&gt;l’incertain ferme.&lt;br /&gt;Et le sans forme nous apparaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;WORLD TRADE CENTER. (accent musical violent)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flamme d’absurde en deux fois ré.&lt;br /&gt;Bannissez l’aube et réservez&lt;br /&gt;l’aurore qui pend.&lt;br /&gt;Ma lèvre ovaire&lt;br /&gt;sans voix&lt;br /&gt;glisse affectée.&lt;br /&gt;Sans farandole en terre.&lt;br /&gt;E-mission radicale,&lt;br /&gt;affaire cessante en cessation.&lt;br /&gt;E-flâneries au crépuscule.&lt;br /&gt;Gaspard du jour où la nuit vient.&lt;br /&gt;Ferme e-tension.&lt;br /&gt;Corps à fleur immobile au rivage de plomb.&lt;br /&gt;Antimatière des sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus rock, plus violent. Rifs de guitares. Basse brève. Plusieurs voix à l’unisson :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence. Sorte d’intermède (enregistré) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’énergie de l’auto-effacement individuel est égale à la masse technologique multipliée par la vitesse du capital au carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ad lib.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1ère voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit du corps, du corps, du corps, du corps agi. (Ad lib.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2e voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corpus ex machina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corps texte.&lt;br /&gt;Corps à faire/ à défaire.&lt;br /&gt;Corps épris&lt;br /&gt;Corps esprit.&lt;br /&gt;Corps d’état.&lt;br /&gt;Corps machine.&lt;br /&gt;Corps obstacle/ élément/ paradoxe/ étalon.&lt;br /&gt;Corps miroir/ disposé/ exposé.&lt;br /&gt;Corps mystère.&lt;br /&gt;Corps temple/ éperdu/ effacé.&lt;br /&gt;Corps espace.&lt;br /&gt;Corps temps.&lt;br /&gt;Corps abîme/ dépensé/ dispensé.&lt;br /&gt;Corps simple/ ex-pensé/ digressé/ digressant.&lt;br /&gt;Corps aveugle.&lt;br /&gt;Corps à naître/ évanoui/ existant/ simulé/ constitué/ exagéré/ dissimulé/&lt;br /&gt;symbolique/ évènement/ diabolique.&lt;br /&gt;Corps à voir/ à savoir.&lt;br /&gt;Corps pur/ impur/ souillé.&lt;br /&gt;Corps fait/ imaginé.&lt;br /&gt;Corps sage/ langage/ bagage/ individuel/ sans individu.&lt;br /&gt;Corps coulé/ écoulé/ avalé/ juridique/ évadé/ égaré/ transmué.&lt;br /&gt;Corps saisi/ dessaisi.&lt;br /&gt;Corps peste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corpus ex machina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corps marché/ marchant/ démarchant.&lt;br /&gt;Corps technique/ hypothétique/ prothétique.&lt;br /&gt;Corps social/ monstrueux/ cybernétique.&lt;br /&gt;Corps système/ logiciel.&lt;br /&gt;Corps diffus/ éclaté/ dilaté.&lt;br /&gt;Corps obscur/ négatif/ matériel/ immatériel/ atomique/ subatomique.&lt;br /&gt;Corps sans fil/ relatif/ réifié.&lt;br /&gt;Corps réseau/ du réseau.&lt;br /&gt;Corps échantillon/ mondialisé.&lt;br /&gt;Corps copié/ copié collé/ échantillonné/ téléchargé.&lt;br /&gt;Corps avatar.&lt;br /&gt;Corps mémoire/ mémorisé/ intériorisé/ sublimé.&lt;br /&gt;Corps outil/ instrument/ émergent.&lt;br /&gt;Corps peste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corpus ex machina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corps bulle.&lt;br /&gt;Corps promis.&lt;br /&gt;Corps promesse.&lt;br /&gt;Corps projet.&lt;br /&gt;Corps kunique.&lt;br /&gt;Corps cynique.&lt;br /&gt;Corps cimetière.&lt;br /&gt;Corps monnaie.&lt;br /&gt;Corps échange.&lt;br /&gt;Corps valeur.&lt;br /&gt;Corps action.&lt;br /&gt;Corps croissance.&lt;br /&gt;Corps fossile.&lt;br /&gt;Corps interdit/ sans interdits.&lt;br /&gt;Corps pulsion/ affection/ désaffection.&lt;br /&gt;Corps affecté/ désaffecté/ sans affection.&lt;br /&gt;Corps donné/ repris/ volé.&lt;br /&gt;Corps humain/ inhumain/ extra-humain.&lt;br /&gt;Corps virtuel/ inorganique/ électronique.&lt;br /&gt;Corps libéral/ collectif/ libéré/ délibéré/ shivaïque/ extatique/ chimérique/&lt;br /&gt;à venir/ à finir.&lt;br /&gt;Corps à deux.&lt;br /&gt;Corps à trois.&lt;br /&gt;Corps à quatre.&lt;br /&gt;Corps à mille.&lt;br /&gt;Corps à tous.&lt;br /&gt;Corps à moi.&lt;br /&gt;Corps peste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corpus ex machina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corps abeille.&lt;br /&gt;Corps des cimes/ décimal.&lt;br /&gt;Corps du mal.&lt;br /&gt;Corps sans corps.&lt;br /&gt;Corps empreinte/ exutoire.&lt;br /&gt;Corps sans trace.&lt;br /&gt;Corps écho/ symphonie&lt;br /&gt;Corps létal.&lt;br /&gt;Corps pour soi.&lt;br /&gt;Corps passion.&lt;br /&gt;Corps en soi.&lt;br /&gt;Corps émoi.&lt;br /&gt;Corps banal.&lt;br /&gt;Corps total.&lt;br /&gt;Corps totalisant.&lt;br /&gt;Corps totalitaire/ asocial/ associé.&lt;br /&gt;Corps inné/ inéluctable.&lt;br /&gt;Corps acquis.&lt;br /&gt;Corps à toi.&lt;br /&gt;Corps à moi.&lt;br /&gt;Corps à nous.&lt;br /&gt;Corps à corps.&lt;br /&gt;Corps peste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Corpus ex machina.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorte d’intermède :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À deux voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça déchire / La parole ordure&lt;br /&gt;Ça déchire / Le Rubicon&lt;br /&gt;Ça déchire / L’audace atteinte&lt;br /&gt;Ça déchire / La haine de soi&lt;br /&gt;Ça déchire / La graine salie&lt;br /&gt;Ça déchire / L’étau du matin&lt;br /&gt;Ça déchire / Le sein maternel&lt;br /&gt;Ça déchire / Le glas sans frein&lt;br /&gt;Ça déchire / La grève élargie&lt;br /&gt;Ça déchire / L’ébauche malade&lt;br /&gt;Ça déchire / Le cri du matin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rupture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naissance in-mercatus.&lt;br /&gt;Rétro-naissance.&lt;br /&gt;Rétroversion.&lt;br /&gt;Vivre et laisser naître.&lt;br /&gt;Mouvement imaginaire.&lt;br /&gt;Sens interdit.&lt;br /&gt;Nous invisible et pourtant hégémonique.&lt;br /&gt;Je partout, et moi nulle part.&lt;br /&gt;Ou bien l’inverse.&lt;br /&gt;Obscur en moi sans nous.&lt;br /&gt;Mobilisation générale.&lt;br /&gt;L’espace de la marchandise est courbe.&lt;br /&gt;La marchandise me pense donc je suis la marchandise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après ta dernière mort, tu renaîtras machine.&lt;br /&gt;Peaux liées par la peau invisible.&lt;br /&gt;Je-tu-il-nous.&lt;br /&gt;Inconscients collectivisés.&lt;br /&gt;Souterrain mythologique sans mythologie.&lt;br /&gt;Crypto-mythologie.&lt;br /&gt;Mythologie ex-machina.&lt;br /&gt;Dévotion de chaque instant, sans croyance.&lt;br /&gt;Ou bien croyance en l’absence de croyance.&lt;br /&gt;Religion de pratiquants sans foi.&lt;br /&gt;Naissance d’un nouveau soleil.&lt;br /&gt;Trou noir déjà.&lt;br /&gt;La lumière cessant à sa frontière gravitationnelle, tout près de son sol.&lt;br /&gt;Le ciel s’abattit sans bruit sur la terre. Resta le feu dernier de ses étoiles mortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la machine s’émancipa.&lt;br /&gt;Son règne parmi nous.&lt;br /&gt;Et la forme du nous était la machine même.&lt;br /&gt;Corps social-maison.&lt;br /&gt;Économie.&lt;br /&gt;Liberté, égalité, fraternité, progrès.&lt;br /&gt;Corps magnifique se détachant sur l’horizon.&lt;br /&gt;Corps sur un cheval, galopant vers l’ouest.&lt;br /&gt;Débris du corps dans la tranchée.&lt;br /&gt;Travail, famille, patrie.&lt;br /&gt;Esprit dans sa coquille.&lt;br /&gt;Suspendu à l’abîme sans fond.&lt;br /&gt;Regardant le monde par hublot.&lt;br /&gt;Connaissez-vous vous-mêmes !&lt;br /&gt;Et l’esprit-corps se heurtant à la pierre de son inconcevable.&lt;br /&gt;En son [fort] intérieur, sa mesure.&lt;br /&gt;Vrai, beau, bon.&lt;br /&gt;Et le corps du je danse au théâtre.&lt;br /&gt;Exhibition.&lt;br /&gt;Seul face à Elle.&lt;br /&gt;Cérémonie du libre-échange.&lt;br /&gt;Au rendez-vous des solitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’autre, aux mille bras, coincé dans ses interactions.&lt;br /&gt;Fasciné par l’écran qu’il prend pour son miroir.&lt;br /&gt;Ne voyant que lui toujours en lui.&lt;br /&gt;N’ayant appris que lui jamais.&lt;br /&gt;Pas autrement.&lt;br /&gt;Son ego satisfait de se voir si entier.&lt;br /&gt;Photographiable.&lt;br /&gt;À l’image du père.&lt;br /&gt;Père-Projecteur.&lt;br /&gt;Marchandise-Père.&lt;br /&gt;Op[è]rable.&lt;br /&gt;LE Marchandise.&lt;br /&gt;Pourquoi pas ?&lt;br /&gt;Les images peuplent les rues.&lt;br /&gt;Image de soi devenue soi.&lt;br /&gt;Et la chair n’est plus triste puisqu’elle n’est plus.&lt;br /&gt;Et la chair n’est plus rien.&lt;br /&gt;Et moins elle existe comme séparée, plus elle doit se revendiquer comme solitude.&lt;br /&gt;Intensification du fantôme.&lt;br /&gt;Collectivisme libéral par réduction du champ d’individu.&lt;br /&gt;Sous microscope idéologique, un isolat.&lt;br /&gt;Égalité devant le monstre.&lt;br /&gt;Fraternité à son service.&lt;br /&gt;Liberté dans sa mesure à lui.&lt;br /&gt;Croissance pour la croissance.&lt;br /&gt;Marchandise pour elle-même.&lt;br /&gt;Toute énergie sociale dirigée vers son centre.&lt;br /&gt;Big bang économique.&lt;br /&gt;L’individu s’éloignant de lui-même à la vitesse de la lumière.&lt;br /&gt;Au commencement même de sa création.&lt;br /&gt;Intervalle entropique.&lt;br /&gt;La masse par la vitesse des échanges au carré.&lt;br /&gt;Silence.&lt;br /&gt;Capit[u]lisme.&lt;br /&gt;Adaptation.&lt;br /&gt;Tempo des choses.&lt;br /&gt;En rangs serrés.&lt;br /&gt;Plus de bourgeois.&lt;br /&gt;La prolétarisation du monde est accomplie.&lt;br /&gt;Le bourgeois, en tant qu’être-pour-la-marchandise, était prédestiné au sacrifice.&lt;br /&gt;Être-pour-la-marchandise s’appelle maintenant tout individu.&lt;br /&gt;Dictature du prolétariat.&lt;br /&gt;Société sans classes.&lt;br /&gt;Involution.&lt;br /&gt;Réinvolution finale.&lt;br /&gt;Bourgeois prolétaire.&lt;br /&gt;Prolétaire bourgeois.&lt;br /&gt;Serviteur.&lt;br /&gt;Exilé volontaire dans sa propre maison.&lt;br /&gt;Quasi-individu.&lt;br /&gt;Quasi-néant.&lt;br /&gt;Dans la fraternité obligatoire des richesses misérables.&lt;br /&gt;Crevant à lui-même dans le confort de son image.&lt;br /&gt;Et le riche plus que le pauvre.&lt;br /&gt;Le premier, déjà le dernier.&lt;br /&gt;Ici et maintenant.&lt;br /&gt;Tous les derniers, main dans la main.&lt;br /&gt;Ronde sévère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frères humains qui apres nous vivez&lt;br /&gt;N'ayez les cuers contre nous endurciz,&lt;br /&gt;Car, se pitié de nous pauvres avez,&lt;br /&gt;Dieu en aura plus tost de vous merciz.&lt;br /&gt;Vous nous voyez cy attachez cinq, six&lt;br /&gt;Quant de la chair, que trop avons nourrie,&lt;br /&gt;Elle est pieça dévorée et pourrie,&lt;br /&gt;Et nous les os, devenons cendre et pouldre.&lt;br /&gt;De nostre mal personne ne s'en rie :&lt;br /&gt;Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc…&lt;br /&gt;Le libéralisme est un collectivisme,&lt;br /&gt;Et le mouvement du capital un nihilisme.&lt;br /&gt;Pratique de la machine aveugle au destin de machine.&lt;br /&gt;Monstre gravitationnel au carrefour des chemins.&lt;br /&gt;Serrant les dents sur l’ombre.&lt;br /&gt;Étourdissant tapage.&lt;br /&gt;Volière en émoi.&lt;br /&gt;Et [moi] qui panique.&lt;br /&gt;Homme de peu.&lt;br /&gt;À genoux, fidèles!&lt;br /&gt;De peu de foi.&lt;br /&gt;Liturgie des valeurs.&lt;br /&gt;Prières jetables.&lt;br /&gt;À quoi sert le dimanche de hanter les églises ?&lt;br /&gt;Puisque tout le monde sait que la messe est ailleurs.&lt;br /&gt;Partout ailleurs.&lt;br /&gt;Là où elle n’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Final&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voiture au pied je parcourais le monde et le monde était pied. Un pied du fils de l’homme, de la terre à jouet, j’ai mis le pied aux clous. Si ma tante en avait. Quelque part au levant je couchais sur mon lit une étoile-araignée qui tissait au matin son tapis d’un or noir. Le monde était bonheur sur ce lit dérisoire. Il coulait dans le vent. L’espace d’un matin minéral à souhait au soleil électrique. Amis je n’ai pas peur quiconque au virtuel approuve cette ronde. A mon pas de voiture, aile au dos, disons que j’apprenais du hasard des égaux. Ici passent fantômes et spectres à la lueur pâles des agonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lunettes de ski, tee-shirts à motifs kuniques, ficelle rouge pour serrer les manches et le bas des pantalons, chaise d’arbitre, télévisions, Nosfératu, faire asseoir sur le bord du chemin. Ne pas crier avec les loups, rire en imitant les loups. Idiotie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Royo&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-8951471985663220385?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/8951471985663220385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=8951471985663220385' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8951471985663220385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/8951471985663220385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2011/01/opera-kunique-livret.html' title='&quot;Opéra&quot; Kunique'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-5761615691783391693</id><published>2010-12-29T05:56:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T05:58:35.649-08:00</updated><title type='text'>Bonne année</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TRs-QEsB27I/AAAAAAAAAvo/CM0R8Trp-cg/s1600/carte%2B2011%2B%2528bis%2529.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 231px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TRs-QEsB27I/AAAAAAAAAvo/CM0R8Trp-cg/s320/carte%2B2011%2B%2528bis%2529.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556103011148880818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-5761615691783391693?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/5761615691783391693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=5761615691783391693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5761615691783391693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/5761615691783391693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2010/12/blog-post.html' title='Bonne année'/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TRs-QEsB27I/AAAAAAAAAvo/CM0R8Trp-cg/s72-c/carte%2B2011%2B%2528bis%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4185004357642915767</id><published>2010-12-07T06:36:00.001-08:00</published><updated>2010-12-08T07:29:54.267-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je le répète, capitalisme est trop abstrait, trop partiel et trop économiste pour me satisfaire. Et l’anti-capitalisme qui veut s’y opposer, s’il a le mérite de renvoyer à la cohérence d’un système, se trompe en reprenant le mot, piégé qu’il est par l’imaginaire social, autrement dit par l’idéologie qu’il veut combattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lieu et place de capitalisme, j’emploierai pour ma part prolétariage (voir plus haut dans le blog) ou prolétarisme. Prolétarisme évoquant le mode par lequel une structure sociale organise le devenir prolétaire de tout individu. Prolétaire étant pris ici au sens que lui donne Bernard Stiegler par exemple : serviteur de la machine à consommer ou à produire, serviteur des prothèses ou des pharmacos (poisons-remèdes technologiques, hypomnémata ou supports de mémoire, extériorisations sociales).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prolétarisme évoque une organisation symbolique, je veux dire une modalité de langage, une grammatologie peut-être, et pas seulement une organisation politico-économique. Et cette organisation suscite un regard, une subjectivité que j’appelle cynisme addictif. La critique radicale de cette subjectivité et de son substrat symbolique, je l’appelle kunisme. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-4185004357642915767?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/4185004357642915767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=4185004357642915767' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4185004357642915767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/4185004357642915767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2010/12/je-le-repete-capitalisme-est-trop.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-3321028976708701307</id><published>2010-12-07T06:12:00.000-08:00</published><updated>2010-12-29T03:53:41.185-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Où il apparaît que l’intelligence de la plupart des experts de l’économie, les gestionnaires de la maison commune, selon l’étymologie, présente des signes graves de dégénérescence :&lt;br /&gt;Comment se fait-il que les citoyens respectables de nos démocraties modernes, en contradiction avec toutes les théories libérales, se mettent à « profiter » davantage de l’Etat Providence dans les moments où celui-ci est le moins généreux, c’est-à-dire en période de crise ? Ne devraient-ils pas, au contraire, en bons égoïstes soucieux de leur seul intérêt bien compris, se mettre massivement au chômage quand la rémunération est la plus haute et les critères d’accès les plus souples ? Selon les prémisses de la pensée néo-libérale, les fainéants français n’auraient-ils pas dus être plus nombreux pendant les trente glorieuses par exemple ? Bizarrement, la même génération de français se mit tout à coup à déserter l'emploi au milieu des années 70, alors qu’elle débordait d’enthousiasme avant. De même pour les états-uniens en ce moment : c’est l’administration Obama trop généreuse, quasi socialiste, qui explique, pour les conservateurs, l’augmentation du chômage, pas la crise financière.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je propose une expérience in vivo pour tenter de prouver définitivement les thèses néo-libérales: une indemnisation plancher de 3000 euros nets mensuels pour tous les chômeurs. L'expérience ne coûterait pas beaucoup plus cher que le sauvetage récent des banques internationales et aurait le mérite, si elle était poursuivie suffisamment longtemps (50 ans par exemple), de nous montrer comment le taux de chômage est indépendant des fluctuations macro-économiques, et son augmentation à certaines périodes uniquement explicable par la fainéantise, la décadence morale ou l'immigration.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/649576593700652234-3321028976708701307?l=kuniquelingus.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/feeds/3321028976708701307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=649576593700652234&amp;postID=3321028976708701307' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3321028976708701307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/649576593700652234/posts/default/3321028976708701307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://kuniquelingus.blogspot.com/2010/12/ou-il-apparait-que-lintelligence-de-la.html' title=''/><author><name>Les Kuniques Bleus</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17521612041982917619</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-649576593700652234.post-4740686185919462709</id><published>2010-11-23T06:15:00.000-08:00</published><updated>2010-11-29T05:16:16.023-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_1sBB3lehrEE/TPOnkadF9JI/AAAAAAAAAvc/4sei3Nk-Gy8/s1600/118.gif"&gt;&lt;img style="display: block; 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