Voici une interview d’Aaron Russo par Alex Jones, deux constitutionalistes conservateurs affiliés au parti libertarien de Ron Paul, préconisant un retour à la vraie république américaine fondée sur la liberté individuelle totale et refusant l’Etat Fédéral et son ingérence dans les affaires privées. Ils réclament la disparition de l’impôt sur le revenu et le rétablissement intégral de la Constitution d’origine avec toutes ses garanties. Ils observent l’Amérique actuelle, et le monde, à partir d’un Age d’or supposé, celui des pères fondateurs des Etats-Unis.
Ils sont donc très éloignés du territoire kunique que je tente de promouvoir ici. Et pourtant, et cela m’intéresse au plus haut point, nous nous rejoignons sur un certains nombres d’éléments clés, comme la disparition de la liberté et de l’individu, l’émergence d’une réalité mondiale tyrannique, la manipulation totalitaire des esprits, la dérive klepto-financière de nos sociétés, leur socialisme inversé, etc.
Je ne cautionne pas leurs objectifs, mais je reconnais que, sur bien des points, leur obstination individualiste les place en bien meilleure posture que d’autres pour débusquer les vrais impérialismes. Comme Alain Soral en France (j’entends déjà les cris d’orfraie), leur nationalisme échevelé leur permet aussi (paradoxalement ?), mieux que l’internationalisme orthodoxe, d’appuyer là où ça fait mal, c’est-à-dire sur les lobbies de tous ordres et les communautarismes invisibles. Alors que les autres sont emprisonnés dans des cadres mentaux dépassés et des clivages caducs, eux font preuve d’une belle combativité et d’une ouverture d’esprit peu commune, n’hésitant pas à s’engager sur des voies inattendues au croisement d’idéologies données comme incompatibles. N’en déplaise aux bien-pensants de tout bord, je trouve plus de liberté et de courage chez ces personnes-là, à la réputation pourtant plus que sulfureuse, que chez les camarades de mon bord d’origine. Ce qui ne signifie pas que je les rejoigne jamais dans le leur. Mon positionnement singulier me rendant encore plus marginal qu’eux.
Mais surtout, ce qui me les rend éminemment sympathiques au-delà de nos divergences, ces personnes-là en particulier, pas leur parti politique, c’est qu’ils essayent de lutter contre ce que je perçois comme le plus grand danger actuel: la guerre civile ethno-confessionnelle qu’on est en train de nous vendre en même temps que la guerre mondiale de civilisation.
Alors, déposons les armes et regardons! On peut ne pas être totalement d'accord avec quelqu'un mais respecter son combat.
Adrien Royo
Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 1/2 par Super_Resistence
Aaron Russo : Interview 6 mois avant sa mort 2/2 par Super_Resistence
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